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 Une idée en l'air

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Laélia

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MessageSujet: Une idée en l'air   Ven 11 Nov - 0:03

J''ai commencé un texte il y a deux jours thriller, policier...je sais pas trop en fait. C'est mon premier essaie dans ce genre.
Mais j'ai envie de m'amuser un peu. Drogué de la plume comme je suis, j'écris quatre textes en même temps. Celui ci, j'ai envie de le faire à plusieurs ( une idée que j'avais depuis un moment déjà et ce texte me semble un bon début... Enfin je crois, vous me direz ça.)

Bref tout ça pour dire:
Et si avec un texte de base (si il plait bien sûr) une seconde personne se crée un personnage et écrit le texte de son point de vue? Du genre moi je suis la gentille et un autre le méchant ou un copain...
Mes explications sont claires? Qu'en pensez-vous?
Juste au cas ou... Je met le texte que j'ai écris.
Je l'ai relu et corriger mais moi et l'orthographe...


Assise dans l'angle de la pièce, une jeune femme aux longs cheveux noirs, me fixait.
Les yeux grands ouverts, injectés de sang, elle tremblait violemment. La pauvre paraissait terrifiée. Où étions-nous ? Je n'arrivais pas à me souvenir comment j'étais arrivée ici. J'avais un sacré mal de crâne, mais à part ça... Je ne me souvenais de rien. Mon prénom ? Où je vivais ? Ma famille ? Rien...
Je balayais la pièce du regard, les murs en béton étaient humides et sale, une puissante lumière au plafond illuminait la pièce.
Je m'approchais de la jeune femme doucement pour ne pas l'effrayer encore plus.
- S'il vous plaît...commençais-je.
Elle s'enfonça un peu plus dans le coin. Si elle pouvait fusionner avec le mur, elle l'aurait certainement fait.
- Où sommes-nous ? Pourquoi je ne me souviens de rien ?
- Chut ! ! ! me supplia-t-elle en posant sa main tremblante sur sa bouche.
Elle regardait autour d'elle sans savoir où poser les yeux. Je remarquais ses mains ensanglantées. Ses ongles semblaient avoir été arrachés. Un frisson d'horreur me parcouru.
Je m'approchais encore, je devais comprendre. Je lui parlais dans un murmure pour ne pas nous faire remarquer.
- Qui vous a fait ça ?
-Eux... me répondit-elle d'une voix à peine audible.
- Qui "eux "?
Elle secoua la tête, elle ne semblait pas en savoir plus que moi. Je m'agenouillais devant elle et lui caressais doucement les cheveux pour la calmer.
- Avez-vous un téléphone ? demandais-je avec peu d'espoir.
- Télé...phone ?
Elle semblait ne rien comprendre, elle avait aussi perdu la mémoire ? Au point de ne pas savoir ce qu'était un téléphone...
- Oui...pour parler aux personnes qui sont loin de nous. C'est petit, rectangulaire et il y a des boutons dessus avec des numéros...
La jeune femme leva les yeux vers moi et fronça les sourcils. Je la vis fouiller dans sa poche arrière en grimaçant de douleur. Elle en retira un téléphone portable dernier cri, recouvert de sang.
Elle me le tendit timidement.
-Télé...phone ?
J'acquiesçai d'un signe de tête.
Je m'empressais de regarder s'il y avait de la batterie. Je fus surprise. Elle était pleine, mais en plus il n'y avait aucune sécurité. Même le réseau explosait.
Je le glissais rapidement dans ma poche arrière en entendant un bruit de clé. Vu l'état de la jeune femme, je décidais de ne pas me faire remarquer. Je retournais à ma place et m'allongeais, comme je l'étais quelques minutes plus tôt. Je fermais à demi les yeux et ne bougeais plus. Je vis du coin de l'œil la femme en faire autant. Prostrée dans son coin, elle était totalement pétrifiée.
Un grincement de porte en fer me fit penser aux grands hangars que l'on trouvait dans les ports. Une forte odeur de poisson à son ouverture me le confirma.
Il me sembla même entendre les vagues de l'océan. À moins que je les imaginais... Je ne me souvenais rien de personnel sur ma vie avant mon enlèvement, comment arrivais-je à connaitre ces petits détails ?
J'entendis des pas, quelqu'un entrait dans la pièce.
- Elle est toujours assommée... Fit remarquer un homme.
Je notais qu'il avait un accent prononcé, nous devions être dans le Sud de la France.
Un homme rit.
- Après les châtaignes qu'elle s'est prise, ça ne m'étonne pas... lança un autre homme qui semblait bien s'amuser.
Il avait aussi l'accent du Sud, pas d'erreur, j'étais au bord de l'océan dans le Sud de la France.
- Dès qu'elle se réveille, nous nous occuperons de son cas, elle ne sert plus à rien.
- Pourquoi le chef ne veut pas qu'on la tue...Pourquoi faire cette mascarade ? C'est une coquille vide maintenant.
À cet instant, je compris deux choses. Primo, on m'avait fait quelque chose qui m'avait rendu amnésique, mais moins qu'ils semblaient le penser. Je n'avais pas de souvenir, mais mon esprit me paraissait vif et bien là, lui. Deusio, le pire était à venir...
- Et l'autre ? On en fait quoi ?
- Il nous a dit de nous en débarrasser...T'es sourd ou quoi ? Tu étais près de moi quand il l'a dit...
À travers mes longs cils, je tentais d'apercevoir leurs visages, mais ils étaient trop hauts pour moi. Je ne voyais que de vieilles basket blanches sur l'un, noires sur l'autre et des vieux jeans délavés.
- C'est dommage... Je m'amusais bien avec elle, râla l'un des deux.
L'un des hommes sortit un pistolet de sa poche, y vissa un silencieux et la pointa sur la pauvre jeune femme qui s'était mise à trembler de plus belle.
- Non ! hurla-elle. Non ! Non ! .
- Tu devrais être contente, tu ne vas plus souffrir... fit celui qui ne tenait pas l'arme.
Elle pleurait tout en les suppliant. Je fermais totalement les yeux pour ne pas la voir mourir. Je risquais de finir comme elle, mais dans l'immédiat c'est d'elle que j'avais pitié. Elle semblait avoir tant souffert.
- Vivre...Pas mourir...N...
Un bruit sourd interrompit sa supplication. Puis elle entendit un froissement de vêtement suivît d'un second bruit sourd, plus léger. C'était quoi ? Un corps qui tombe ? Une main sans vie qui retombe sur le sol glacé ? Elle s'imaginait la scène comme si elle la voyait. Elle avait compris avec horreur que sa compagne de cellule avait rendu son dernier souffle dans la plus grande indifférence de la part du meurtrier.
-Viens... L’autre en a pour quelques heures avant de se réveiller.
- Je pourrais l'y mettre moi-même ? Dis ?
J'avais vraiment l'impression que c'était un abruti qui parlait... Un abruti qui me gardait prisonnière...
- Nous verrons... Tu pourras creuser le trou si tu veux.
- T'es un chic type, George...
George donna un coup sur la tête de l'autre, du moins je le supposais.
- Idiot ! Ne prononce pas mon prénom !
- Ah oui... Alors... je t'appelle grand-frère...
- Mais quel idiot ! Ne m'appelle pas... Ce sera mieux. Allez, viens.
La porte se referma doucement, dans un grincement métallique. Il y eut un tour de clé puis plus rien. Ils m'avaient laissé avec le corps de la jeune femme. Je restais un instant les yeux fermés. Je n'avais pas envie de voir son corps sans vie. Mais si je ne bougeais pas, je finirai moi même avec une balle dans le corps.
Je me décidais à jeter un œil, je vis alors une flaque de sang autour de la pauvre victime. Elle avait les yeux grands ouverts fixés sur moi et un trou en plein milieu du front. Ses joues étaient encore baignées de larmes. Elles se mélangeaient au sang qui coulait de son front.
Tremblante, je m'approchais d'elle et lui fermais les yeux.
- Va en paix... murmurais-je.
Je récupérais le téléphone dans ma poche arrière et ouvris le clapet. Mais une fois devant le pavé numérique, je restais indécise. Quels étaient les numéros des urgences déjà? De la police? La gendarmerie? Ou l'armée? Peut m'importait qui répondrait, du moment que l'on venait me sortir de là.
Je cherchais dans le répertoire de la fille, mais il était totalement vide. Rien.
Je soupirais. Quel numéro faire ?
En priant pour que ma tentative marche, j'appuyais sur la touche rappel.
La sonnerie sonna deux fois avant que j'entende une voix masculine.
- Allo ?
- Allo... Qui êtes-vous ?
- Vous devriez le savoir puisque vous m'appelez.
Je ne répondis pas, je devais obtenir de l'aide avant tout.
- Aidez-moi... Ils m'ont enlevé... La femme est morte... Je crois qu'ils vont me tuer...
- C'est une blague ? demanda l'homme d'un ton méfiant.
Je secouais la tête.
- Non... Je crois que je suis dans un port au bord de la mer où l'océan... Les deux hommes ont l'accent du sud de la France...C’est deux frères et y’en a un qui s’appelle George…
- Je ne comprends rien de ce que vous racontez... continua l'homme en soupirant.
- Aidez-moi...
J'entendis à nouveau la clé tourner dans la serrure.
- Ils reviennent...Chutttt ! murmurais-je affolée en essayant vainement de raccrocher.
Je n'avais pas le temps. Je le glissais dans ma poche arrière et m'allongeais à nouveau.
L'homme parlait encore dans le téléphone. Je priais pour qu'il se taise.
- Attrape les jambes, ordonna George.
Son frère s'exécuta en silence.
- Elle n'avait pas les yeux ouverts à l'instant ? demanda l'abruti en la soulevant.
- On s'en fiche... Sortons-la d'ici avant qu'elle commence à puer.
- C'est moi qui la coupe cette fois ! Ce n'est pas drôle de te regarder faire...
J'en eus la nausée, ils n'allaient tout de même pas couper cette pauvre fille en morceaux ?
La porte se referma doucement. Quand j'ouvris les yeux, je vis une longue trainée de sang jusqu'à la porte.
La pauvre. pensais-je tristement.
Je rattrapais le téléphone et vérifiais que l'homme n'avait pas raccroché.
- Allo... Vous êtes toujours là ?
- Oui... J'ai entendu des hommes parler...
- Vous me croyez maintenant ?
- Oui... Comment avez-vous eu mon numéro ?
Je fermais les yeux, soulagée.
- J'ai simplement fait rappel du dernier numéro...
- Et vous ne savez pas qui je suis ? s'étonna l'homme.
- Le téléphone n'est pas à moi... Il était à la fille qu'ils ont tuée... Je suis désolée si elle était votre amie...
- De quand date le dernier appel ? grogna l'homme.
Je regardais le téléphone et fouillais.
- Huit heures du matin...
- La jeune femme était brune ?
- Oui... Les cheveux longs.
- Seigneur... Les gars... Je crois que Laly est morte...dit-il d'une voix lointaine.
J'entendis dans l'écouteur plusieurs voix s'approcher, ils parlaient tous à la fois. L'homme leur expliqua ce que je venais de lui dire. Je me demandais où j'avais atterris.
Je restais allongée, juste au cas où. Plus je gagnais de temps mieux c'était.
L'homme me parla à nouveau.
- Quel est votre nom ?
- Mon nom ? Je ne m'en souviens pas... Je crois qu'ils m'ont fait quelque chose.
Je l'entendis soupirer.
- Il n'y avait que cinq femmes de sortie aujourd'hui... Vous êtes forcément l'une d'elle...
Il sembla s'éloigner du combiné, car je l'entendais à nouveau de loin.
- Recherchez le nom des filles et vérifiez où elles se trouvent... Je me fiche royalement de l'heure ! Trouvez-les !
J'écartais l'appareil de mon oreille tant il avait crié, j'avais assez mal à la tête comme ça.
- Pouvez-vous vous décrire ?
- Euh... je vais essayer.
Je me regardais, mes vêtements, mes cheveux. Je touchais mon visage, mes yeux. C'était horrible de ne même pas savoir à quoi je ressemblais. Je me levais et me postais face à la porte pour me donner une idée de ma taille.
- J'ai les cheveux mi-longs, blonde. Je suis mince et je dois faire dans les un mètre soixante-cinq ou soixante-dix. Je porte un jean noir moulant et un pull violet clair...
- Avez-vous fouillé vos poches ? Vous aurez peut-être un indice sur votre identité.
Je m'exécutais sans discuter. Je fouillais minutieusement les quatre poches de mon jean. Je trouvais dans la poche arrière gauche un bout de papier plié en quatre. Il y avait quelques mots écris à la hâte.
- J'ai trouvé un mot où il est écrit... Numéro six à midi.
- C'est déjà ça... Ne raccrochez pas, même s'ils reviennent, nous essayons de localiser l'appel.
- Mais vous êtes de la police ?
- Non...
S'ils n'étaient pas de la police, qui était-ce alors ? Je regardais la batterie du téléphone, il y avait déjà une barre en moins. L'autonomie ne devait pas dépasser les deux heures en communication...
- Je dois économiser la batterie du téléphone...
- Encore une minute... Écoutez-moi bien, s'ils reviennent faites ce qu'ils vous disent, ne jouez pas les héroïnes.
Je ne comptais pas le faire de toute manière. Je tenais à vivre, moi.
- Comment dois-je vous appeler ? demandais-je ne sachant quoi dire d'autre, je leur avais dit tout ce que je savais et c'était bien peu...
- Andrew... Nous saurons bientôt qui vous êtes... Courage.
- Merci Andrew...


Dernière édition par Laélia le Mer 16 Nov - 16:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une idée en l'air   Mar 15 Nov - 15:13

Ta proposition est super intéressante et j'y adhère totalement !
Désolé de n'avoir lu ce texte que maintenant, il était passé entre les mailles du filets ^^
Il est un peu long, alors j'ai décidé de le commenter en deux fois. Ici, je t'ai fait un copié-collé avec correction du texte. Je relirai aujourd'hui pour te faire un commentaire sur la forme.
Tout est en vert, parfois ce sont des corrections de fautes, parfois ce sont des propositions et tu en fais ce que tu veux.
C'est une belle tentative et je dois dire que pour un premier essai, c'est très bien. Je m'attendais à un Méchant au téléphone, et finalement non. C'est un inconnu pour l'héroïne mais en temps que lecteur, on a des doutes sur lui... J'aime ça.
A bientôt pour la deuxième lecture ! Wink

Citation :
Assise dans l'angle de la pièce, une jeune femme aux longs cheveux noirs, me fixait.
Retire la dernière virgule.

Les yeux grands ouverts, injectés de sang, elle tremblait violemment , (transforme la virgule en point) la pauvre paraissait terrifiée. Où étions-nous ? Je n'arrivais pas à me souvenir comment j'étais arrivée ici. J'avais un sacré mal de crâne, mais à part ça... Je ne me souvenais de rien. Mon prénom ? Où je vivais ? Ma famille ? Rien...
Je balayais la pièce du regard, les murs en béton étaient humides et sales, une puissante lumière au plafond illuminait la pièce.
Je m'approchais de la jeune femme doucement pour ne pas l'effrayer encore plus.
- S'il vous plaît...commençais-je. (pas de majuscule dans cs cas-là. ex : - Qui êtes-vous ? demanda-t-il. je te les corrige et te le mets en vert)
Elle s'enfonça un peu plus dans le coin. Si elle pouvait fusionner avec le mur, elle l'aurait certainement fait.
- Où sommes-nous ? Pourquoi je ne me souviens de rien ?
- Chut ! ! ! me supplia-t-elle en posant sa main tremblante sur sa bouche. (Majuscule)
Elle regardait autour d'elle sans savoir où poser les yeux. Je remarquais ses mains ensanglantées. Ses ongles semblaient avoir été arrachés. Un frisson d'horreur me parcourut.
Je m'approchais encore, je devais comprendre. Je lui parlais dans un murmure pour ne pas nous faire remarquer.
- Qui vous a fait ça ?
-Eux... me répondit-elle d'une voix à peine audible.
- Qui "eux" ?
Elle secoua la tête, elle ne semblait pas en savoir plus que moi. Je m'agenouillais devant elle et lui caressais doucement les cheveux pour la calmer.
- Avez-vous un téléphone ? demandais-je avec peu d'espoir.
- Télé...phone ?
Elle semblait ne rien comprendre, elle avait aussi perdu la mémoire ? Au point de ne pas savoir ce qu'était un téléphone...
- Oui...pour parler aux personnes qui sont loin de nous. C'est petit, rectangulaire et il y a des boutons dessus avec des numéros...
La jeune femme leva les yeux vers moi et fronça les sourcils. Je la vis fouiller dans sa poche arrière en grimaçant de douleur. Elle en retira un téléphone portable dernier cri, recouvert de sang.
Elle me le tendit timidement.
-Télé...phone ?
J'acquiesçais d'un signe de tête.
Je m'empressais de regarder s'il y avait de la batterie. Je fus surprise. Elle était pleine, mais en plus il n'y avait aucune sécurité. Même le réseau explosait.
Je le glissais rapidement dans ma poche arrière en entendant un bruit de clé. Vu l'état de la jeune femme, je décidais de ne pas me faire remarquer. Je retournais à ma place et m'allongeais, comme je l'étais quelques minutes plus tôt. Je fermais à demi les yeux et ne bougeais plus. Je vis du coin de l'œil la femme en faire autant. Prostrée dans son coin, elle était totalement pétrifiée.
Un grincement de porte en fer me fit penser aux grands hangars que l'on trouvait dans les ports. Une forte odeur de poisson à son ouverture me le confirma.
Il me sembla même entendre les vagues de l'océan. À moins que je les imaginais... Je ne me souvenais rien de personnel sur ma vie avant mon enlèvement, comment arrivais-je à connaitre ces petits détails ?
J'entendis des pas, quelqu'un entrait dans la pièce.
- Elle est toujours assommée... fit remarquer un homme.
Je notais qu'il avait un accent prononcé, nous devions être dans le Sud (les points cardinaux sont des noms propres. Toujours mettre une majuscule) de la France.
Un homme rit.
- Après les châtaignes qu'elle s'est prise, ça ne m'étonne pas... lança un autre homme qui semblait bien s'amuser.
Il avait aussi l'accent du Sud, pas d'erreur, j'étais au bord de l'océan dans le Sud de la France.
- Dès qu'elle se réveille, nous nous occuperons de son cas, elle ne sert plus à rien.
- Pourquoi le chef ne veut pas qu'on la tue...Pourquoi faire cette mascarade ? C'est une coquille vide maintenant.
À cet instant, je compris deux choses. Primo, on m'avait fait quelque chose qui m'avait rendu amnésique, mais moins qu'ils semblaient le penser. Je n'avais pas de souvenir, mais mon esprit me paraissait vif et bien là, lui. Deusio, le pire était à venir...
- Et l'autre ? On en fait quoi ?
- Il nous a dit de nous en débarrasser...T'es sourd ou quoi ? (majuscule à "T'es" parce que c'est une phrase indépendant de celle d'avant. Si tu fais une même phrase séparée par des points de suspension, tu peux alors ne pas mettre de maj.) Tu étais près de moi quand il l'a dit...
À travers mes longs cils, je tentais d'apercevoir leurs visages, mais ils étaient trop hauts pour moi. Je ne voyais que de vieilles basket blanches sur l'un, noires sur l'autre et des vieux jeans délavés.
- C'est dommage... Je m'amusais bien avec elle, râla l'un des deux.
L'un des hommes sortit un pistolet de sa poche, il (enlève le 'il') y vissa un silencieux et le pointa sur la pauvre jeune femme qui s'était mise à trembler de plus belle.
- Non ! Non ! Non ! hurlait-elle. (hurla, plutôt que hurlait ?)
(Proposition : pour plus de tension, je séparerais les noms. "Non ! hurla-t-elle. Non ! Non !")

- Tu devrais être contente, tu ne vas plus souffrir... fit celui qui ne tenait pas l'arme.
Elle pleurait tout en les suppliant. Je fermais totalement les yeux pour ne pas la voir mourir. Je risquais de finir comme elle, mais dans l'immédiat c'est d'elle que j'avais pitié. Elle semblait avoir tant souffert.
- Vivre...Pas mourir...N...
Un bruit sourd interrompit sa supplication. Pas la peine d'être Einstein pour comprendre qu'elle était morte. (tu aurais pu écrire cette phrase différemment; Il y a de la tension, de la pitié, et pouf, "pas la peine d'être Einstein" : l'héroïne fait de l'humour... cette phrase devrait (selon moi) être remaniée.
"Un bruit puissant interrompit sa supplication. Puis le silence, celui de la mort." genre ?)

-Viens... L’autre en a pour quelques heures avant de se réveiller.
- Je pourrais l'y mettre moi-même ? Dis ?
J'avais vraiment l'impression que c'était un abruti qui parlait... Un abruti qui me gardait prisonnière...
- Nous verrons... Tu pourras creuser le trou si tu veux.
- T'es un chic type, (je crois qu'on met forcément une virgule dans ces cas là) George...
George donna un coup sur la tête de l'autre, du moins je le supposais.
- Idiot ! Ne prononce pas mon prénom !
- Ah oui... Alors... je t'appelle grand-frère...
- Mais quel idiot ! Ne m'appelle pas... Ce sera mieux. Allez, viens.
La porte se referma doucement, dans un grincement métallique. Il y eut un tour de clé puis plus rien. Ils m'avaient laissé avec le corps de la jeune femme. Je restais un instant les yeux fermés. Je n'avais pas envie de voir son corps sans vie. Mais si je ne bougeais pas, je finirai dans le même état. (proposition : , je finirai moi aussi avec une balle dans le corps) ps : je + futur = pas de S. Je finirai.
Je me décidais à jeter un œil, je vis alors une flaque de sang autour de la pauvre victime. Elle avait les yeux grands ouverts fixés sur moi et un trou en plein milieu du front. Ses joues étaient encore baignées de larmes. Elles se mélangeaient au sang qui coulait de son front.
Tremblante, je m'approchais d'elle et lui fermais les yeux.
- Va en paix... murmurais-je.
Je récupérais le téléphone dans ma poche et l'ouvris. Mais face aux numéros, j'étais incapable de savoir lesquels étaient-ce pour joindre la police, la gendarmerie, l'armée, peut importe qui du moment que l'on venait me sauver. (il faudrait ue tu formule différemment. C'est pas très clair)
Je cherchais dans le répertoire de la fille, mais il était totalement vide. Rien.
Je soupirais. Quel numéro faire ?
En priant pour que ma tentative marche (virgule) j'appuyais sur la touche rappel.
La sonnerie sonna deux fois avant que j'entende une voix masculine.
- Allo ?
- Allo... Qui êtes-vous ?
- Vous devriez le savoir puisque vous m'appelez. fit une voix d'homme. (on le sait puisque tu dis avant "masculine")
Je ne répondis pas, je devais obtenir de l'aide avant tout.
- Aidez-moi... Ils m'ont enlevé... La femme est morte... Je crois qu'ils vont me tuer...
- C'est une blague ? demanda l'homme d'un ton méfiant.
Je secouais la tête.
- Non... Je crois que je suis dans un port au bord de la mer où l'océan... Les deux hommes ont l'accent du sud de la France...C’est deux frères et y’en a un qui s’appelle George…
- Je ne comprends rien de ce que vous racontez... continua l'homme en soupirant.
- Aidez-moi...
J'entendis à nouveau la clé tourner dans la serrure.
- Ils reviennent...Chutttt ! murmurais-je affolée en essayant vainement de raccrocher.
Je n'avais pas le temps. Je le glissais dans ma poche arrière et m'allongeais à nouveau.
L'homme parlait encore dans le téléphone. Je priais pour qu'il se taise.
- Attrape les jambes, ordonna George.
Son frère s'exécuta en silence.
- Elle n'avait pas les yeux ouverts à l'instant ? demanda l'abruti en la soulevant.
- On s'en fiche... Sortons-la d'ici avant qu'elle commence à puer.
- C'est moi qui la coupe cette fois ! Ce n'est pas drôle de te regarder faire...
J'en eus la nausée, ils n'allaient tout de même pas couper cette pauvre fille en morceaux ?
La porte se referma doucement. Quand j'ouvris les yeux, je remarquais (mauvais choix de verbe) une longue trainée de sang jusqu'à la porte.
La pauvre, pensais-je tristement.
Je rattrapais le téléphone et vérifiais que l'homme n'avait pas raccroché.
- Allo... Vous êtes toujours là ?
- Oui... J'ai entendu des hommes parler...
- Vous me croyez maintenant ?
- Oui... Comment avez-vous eu mon numéro ?
Je fermais les yeux(virgule) soulagée.
- J'ai simplement fait rappel du dernier numéro...
- Et vous ne savez pas qui je suis ? s'étonna l'homme.
- Le téléphone n'est pas à moi... Il était à la fille qu'ils ont tuée... Je suis désolée si elle était votre amie...
- De quand date le dernier appel ? grogna l'homme.
Je regardais le téléphone et fouillais.
- Huit heures du matin...
- La jeune femme était brune ?
- Oui... Les cheveux longs.
- Seigneur... Les gars... Je crois que Laly est morte... dit-il d'une voix lointaine.
J'entendis dans l'écouteur plusieurs voix s'approcher, ils parlaient tous à la fois. L'homme leur expliqua ce que je venais de lui dire. Je me demandais où j'avais atterris.
Je restais allongée, juste au cas où. Plus je gagnais de temps mieux c'était.
L'homme me parla à nouveau.
- Quel est votre nom ?
- Mon nom ? Je ne m'en souviens pas... Je crois qu'ils m'ont fait quelque chose.
Je l'entendis soupirer.
- Il n'y avait que cinq femmes de sortie aujourd'hui... Vous êtes forcément l'une d'elle...
Il sembla s'éloigner du combiné, car je l'entendais à nouveau de loin.
- Recherchez le nom des filles et vérifiez où elles se trouvent... Je me fiche royalement de l'heure ! Trouvez-les !
J'écartais l'appareil de mon oreille tant il avait crié, j'avais assez mal à la tête comme ça.
- Pouvez-vous vous décrire ?
- Euh... je vais essayer.
Je me regardais, mes vêtements, mes cheveux. Je touchais mon visage, mes yeux. C'était horrible de ne même pas savoir à quoi je ressemblais. Je me levais et me postais face à la porte pour me donner une idée de ma taille.
- J'ai les cheveux mi-longs, blonde. Je suis mince et je dois faire dans les un mètre soixante-cinq ou soixante-dix. Je porte un jean noir moulant et un pull violet clair...
- Avez-vous fouillé vos poches ? Vous aurez peut-être un indice sur votre identité.
Je m'exécutais sans discuter. Je fouillais minutieusement les quatre poches de mon jean. Je trouvais dans la poche arrière gauche, (virgule pas obligatoire ici) un bout de papier plié en quatre. Il y avait quelques mots écris à la hâte.
- J'ai trouvé un mot où il est écrit... Numéro six à midi.
- C'est déjà ça... Ne raccrochez pas, même s'ils reviennent, nous essayons de localiser l'appel.
- Mais vous êtes de la police ?
- Non...
S'ils n'étaient pas de la police, (ici je mets une virgule, car la phrase comporte deux propositions avec deux verbes conjugués) qui était-ce alors ? Je regardais la batterie du téléphone, il y avait déjà une barre en moins. L'autonomie ne devait pas dépasser les deux heures en communication...
- Je dois économiser la batterie du téléphone...
- Encore une minute... Écoutez-moi bien. S'ils reviennent, faites ce qu'ils vous disent, ne jouez pas les héroïnes.
Je ne comptais pas le faire de toute manière. Je tenais à vivre, moi.
- Comment dois-je vous appeler ? demandais-je ne sachant quoi dire d'autre, je leur avais dit tout ce que je savais et c'était bien peu...
- Andrew... Nous saurons bientôt qui vous êtes... Courage.
- Merci Andrew...

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MessageSujet: Re: Une idée en l'air   Mar 15 Nov - 16:20

Merci Myrien, j'apprécie le temps que tu as passé pour corriger le texte. Crois le ou pas, il y a encore quatre ou cinq ans, je faisais quasiment une faute par mot... À force je vais réussir en ne plus en faire!

En tout cas merci beaucoup. Je n'ai pas le temps de faire la correction maintenant, mais je m'y attelle dès demain. Si mon idée te plait, j'espère que tu vas participer Very Happy
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MessageSujet: Re: Une idée en l'air   Mer 16 Nov - 1:20

Commentaire numéro 2 cheers

Déjà, étant donné ta proposition (celle d'écrire la même histoire avec le point de vue d'un autre personnage par un autre auteur), je propose que le premier texte soit posté en une seule fois. Sinon ça deviendrait très complexe de suivre l'histoire.

Maintenant le commentaire lui-même.
J'apprécie la proposition d'histoire. Il y a de quoi s'interroger. On est très vite mit en haleine par la situation, qui ressemble un peu à Saw au tout début, selon moi, mais qui se différencie très vite.
Pourquoi ont-elles perdu la mémoire, pourquoi sont-elles prises en otage, qui est ce foutu Andrew (pourquoi a-t-il un nom anglais ??), comment va-t-elle s'en sortir dans les prochaines heures ?

Il y a quelques fois des phrases qui ont des soucis.
"Va en paix" par exemple, ça m'a semblé un peu... décalé. Trop calme, étant donné la violence du meurtre le fait qu'elle voit un personne passer de vie à trépas, avec un trou dans le corps.
De même pour la phrase avec Einstein, comme je te l'avais déjà dit.

Voila. Quelques imperfections, parfois des phrases un peu mal faites, des mots aussi mal choisit (comme quand elle "remarque" une traînée de sang après que les deux mecs retirent le corps de la cale. D'ailleurs, pourquoi ne l'ont-ils pas fait tout de suite ? Bon ça à la limite, c'est un détail que l'auteur qui se mettra dans la peau d'un méchant pourra inventer).
Mis à part ça, c'est très bien. J'ai apprécié ma seconde lecture. L'action n'est pas compliquée à suivre alors que l'histoire est suffisamment complexe pour tenir notre attention jusqu'au dernier mot. Et ça, c'est très chouette !

Je te laisse faire tes corrections et je ferai le rôle de George avec plaisir.

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MessageSujet: Re: Une idée en l'air   Mer 16 Nov - 16:55

voilà, quelques corrections de faites.
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Myrien
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MessageSujet: Re: Une idée en l'air   Mer 16 Nov - 17:45

Bien reçu, je m'y attelle bientôt cheers

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MessageSujet: Re: Une idée en l'air   Mer 16 Nov - 20:16

Il existe des mondes dans le monde.
Certains sont fait de strass et de paillettes, d'autres de jeux vidéos en réseaux, d'autres encore sont fait de voyages et de rêves. Ainsi, on pourrait dire que la terre foulée par quelques sept milliards d'êtres humains est faite d'une multitude de strates. Certaines plus reluisantes que les autres. Si elles se valaient toutes, nous vivrions dans un véritable paradis sur terre. Hélas, ce n'est pas le cas.

Le monde que nous habitons est aussi fait de vice, d'enfants qui pleurent, d'hommes et de femmes qui meurent de faim, de psychopathes étranges et de froides manigances. C'est malheureusement pour eux dans ce sous-monde là que vivent les deux frères Casta, "employés à tout faire" dirons-nous pour résumer leurs métiers.

Nous parlons d'un malheur, non pas pour les plaindre car au fond, leur histoire personnelle ne nous intéresse pas, mais pour souligner que c'est une enfance particulièrement traumatisante qui a frappé ces deux frères. Et lorsqu'il a fallu choisir entre le vice et la vertu, George, l'aîné, a choisi le vice. Gaspard, son frère, l'y a suivi.

C'est dans la ville de Marseille, plus particulièrement sur les docks remplis de containers de marchandises et de petits entrepôts, que nous commencerons à raconter leur histoire. Après des années passées à marchander des petits contrats pour le service d'hommes véreux en tout genre, George et Gaspard avaient enfin de quoi se renflouer pour longtemps. Les enjeux, tout comme la récompense qui découlerait de leur bons et loyaux services, étaient énormes. Mais pour l'heure, ils attendaient le signal.

- On attend quoi déjà, grand-frère ? fit Gaspard en regardant ledit grand-frère se nettoyer les mains.

Il attendit que George finisse son opération méticuleuse, comme un chirurgien qui se préparerait à entrer en salle d'opération, si ce n'est qui lui, il en ressortait, pour ainsi dire. Lorsqu'il eut terminé de laver ses mains tâchées de sang humain, George daigna se retourner vers lui.

George observa son petit frère avec un air blasé.
Si grand et tellement con, pensa-t-il. Avec ses baskets blanches trouées et son vieux jean, il avait en plus l'air d'un clodo.

- On attend que le boss nous appelle pour savoir ce qu'on fait de celle qui nous sert plus à rien.

- On peut encore s'amuser avec tu crois ?

L'image de son frère "s'amusant" avec la fille arracha un sourire de prédateur à George. S'amuser signifiait bien plus que jouer aux cartes. La petite avait déjà perdu tous ses ongles à ce petit jeu là. Ainsi que quelques lambeaux de peau sur les cuisses et bien d'autres choses encore.

- Je crois que nous pourrions nous laisser tenter, finit-il par répondre avec dans l'oeil une lueur dans le regard qui ne laissait aucun doute sur leurs désirs à tous les deux.

Gaspard souriait maintenant de toutes ses dents. L'avantage avec lui, pensait George, c'était qu'il n'avait absolument aucune notion du bien et du mal. Seul comptait pour lui l'obéissance totale à son frère et ses propres désirs, qu'il se devait de satisfaire.

- Et je pourrais commencer avec elle cette fois ? lança le petit-frère avec l'espoir d'un enfant et le regard d'un chien battu.

- Pas question. C'est toujours moi le premier. Tu la prendras ens...

Il ne finit pas sa phrase et attrapa le téléphone portable dernier cri offert gracieusement par son employeur. "Pas plus de deux sonneries sinon je vous fait tuer dans l'heure qui suit et même votre chien ne reconnaîtra plus en vous qu'un tas de viande tout juste bonne pour faire sa pâtée". L'ordre avait été on ne peut plus clair et tous deux l'avait très bien saisi : liberté totale jusqu'à ce que le téléphone sonne.

George décrocha à temps alors que Gaspard en était encore à hoqueter de surprise.
- Allô, patron ?
- Je veux que tu ne parles plus jamais sans que je t'en fasse la demande.
- ...
- Je veux... Je veux que vous la tuiez immédiatement. Trois-cents secondes.

Le *BIP* répété indiqua alors à George que son employeur avait raccroché. Ce constat fut tout de suite suivi d'un autre. Cela faisait déjà dix secondes et il n'en restait plus que 290.

- Debout, le débile ! lança-t-il alors à son frère. Faut la buter, rapido !
Lorsqu'il était stressé, George retrouvait son accent typique de Marseille, et cela le contrariait énormément. Son frère comprit tout de suite que cet accent signifiait que ce n'était pas une blague. Rapido, c'était rapido. Mais rapido à quel point ?
- On joue plus avec la fille alors ? demanda-t-il en suivant son frère qui se dirigeait vers le couloir.
- Non, triple crétin ! On joue plus. On entre, on la bute, et fissa.

Les deux frères se dirigèrent en hâte vers la salle où se trouvait leur petite perle amnésique. Une perle, comme le disait souvent George quand il devait torturer. Pour lui, un être humain réduit à l'état de charpie faisait partie de ce qu'il y avait de plus délectable sur cette terre.

Arrivés devant la salle fermée à clé, Gaspard ouvrit la porte.
- Elle est toujours assommée... fit remarquer Gaspard en jetant un oeil vers leur dernière pensionnaire.
George rit.
- Après les châtaignes qu'elle s'est prise, ça ne m'étonne pas... Dès qu'elle se réveille, nous nous occuperons de son cas, elle ne sert plus à rien.
- Pourquoi le chef ne veut pas qu'on la tue...Pourquoi faire cette mascarade ? demanda Gaspard. C'est une coquille vide maintenant. Et l'autre ? On en fait quoi ?
Toujours cette manie de changer de sujet, pensa George.
- Il nous a dit de nous en débarrasser...T'es sourd ou quoi ? Tu étais près de moi quand il l'a dit...
- C'est dommage... finit par répondre le petit-frère en râlant. Je m'amusais bien avec elle.
George sortit un pistolet de sa poche, y vissa un silencieux et la pointa sur la pauvre jeune femme qui s'était mise à trembler. Amnésique, torturée de plusieurs manières pour le plaisir des deux hommes, elle avait vécu l'enfer et comprenait maintenant qu'il n'y avait plus aucun espoir pour elle.
La peur dans ses oeil, l'espoir de vivre malgré tout, comme si le destin allait la sauver... C'était au moins aussi bon que lors de leur petite "entrevue" à deux. George laissa l'arme pointée, sans rien faire, histoire de savourer encore un instant la peur de sa proie.
- Non ! hurla la martyre. Non ! Non !
Comme c'est bon !
- Tu devrais être contente, tu ne vas plus souffrir... fit son frère.
George pensa alors qu'il lui aurait bien collé une balle aussi. L'interrompre dans son moment d'extase... Quel crétin dégénéré !
Elle pleurait tout en les suppliant. C'en était presque drôle.
- Vivre...Pas mourir...N...
Un bruit sourd interrompit sa supplication. Le corps sans vie s'affaissa, puis sa main retomba sur le sol froid. Bientôt, elle sera aussi froid que lui.
-Viens... L’autre en a pour quelques heures avant de se réveiller, jeta George en pensant au temps qui lui avait été donné par le boss.
- Je pourrais l'y mettre moi-même ? Dis ?
Il parle vraiment comme un abruti...
- Nous verrons... Tu pourras creuser le trou si tu veux.
- T'es un chic type, George...
Le sang de George ne fit qu'un tour et il donna un coup sur la tête de l'autre.
- Idiot ! Ne prononce pas mon prénom !
- Ah oui... Alors... je t'appelle grand-frère...
- Mais quel idiot ! Ne m'appelle pas... Ce sera mieux. Allez, viens.
La porte se referma doucement, dans un grincement métallique.

A peine s'étaient-ils retrouvés dans la petite cuisine que le portable sonna à nouveau.
George décrocha et fit signe à son frère de garder le silence en mettant un doigt devant sa bouche. Pour être sûr d'être bien comprit, il leva ensuite la main comme pour le gifler.

- ...
- C'est fait ?
- Oui, boss, répondit George.
- Très bien. La dernière est déjà réveillée ?
- Non, boss. Elle était encore sur le sol, dans la même position que quand on l'a jetée là.
- Bien, très bien. L'autre ne se souvenait de rien ?
- Non, boss. Elle a rien dit en tout cas.
Le boss laissa traîner sa voix.
- Trrrèèès bien... Une parfaite marionnette. Vous pouvez partir l'enterrer comme les autres.
- ...
- Une question ?
- Oui, boss. On la découpe comme les autres ?
- Je veux ! Je veux que vous la découpiez comme les autres, bande de bons à rien. Sept morceaux, un pour chaque membre et le tronc coupé en deux dans le sens de la longueur, chaque morceau enterré séparément dans les linges que je vous ai fourni, trempé, chacun, dans le liquide que je vous ai fourni, avec la minutie que je vous ai ordonné d'avoir !
- Bien, boss.
- Allez-y tout de suite. Je rappellerai plus tard. N'oublie rien, petit George. Je sais que c'est toi qui pense, alors ce sera toi qui paiera si le travail est mal fait. je le saurai.
- ...
- Vas-y maintenant.
*BIP* répété.

- Alors ? demanda Gaspard.
- On l'enterre comme les autres.
- On peut s'amuser avec avant ?
George prit le temps de réfléchir. C'était le petit pêché mignon de son jeune frère.
- Si tu es sage, répondit-il finalement.
Le sourire de son frère était celui d'un gosse à qui on offre un Kinder.


- Attrape les jambes, ordonna George quand ils furent entrés dans la salle.
Son frère s'exécuta en silence.
- Elle n'avait pas les yeux ouverts à l'instant ? demanda l'abruti en la soulevant.
- On s'en fiche... Sortons-la d'ici avant qu'elle commence à puer.
- C'est moi qui la coupe cette fois ! Ce n'est pas drôle de te regarder faire...
- Si tu es sage.

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Laélia

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MessageSujet: Re: Une idée en l'air   Mer 16 Nov - 20:43

Au top! J'ai adoré. Je vais tenter de pondre une suite digne de la tienne!
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Alfred

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MessageSujet: Re: Une idée en l'air   Jeu 17 Nov - 14:11

Bonjour Laélia, et Myrien,

Voila un concept tout à fait intéressant et j'aurai écrit une petite suite avec plaisir. Est-ce donc encore possible ou bien l'histoire que vous avez débutée, Laélia, est déjà écrite dans les méandres de votre esprit ?

Maître Bruce et moi vous faisons nos félicitations.
Il a beaucoup apprécié la version de Myrien, car lui-même se passionne pour les caractères psychologiques des psychopathes en tout genres qui foisonnent à Gotham.

Mademoiselle Selina Kyle m'a demandé de transmettre un message néanmoins :
Laélia, ton histoire est bonne, mais les femmes peuvent très bien se défendre sans l'aide d'hommes bourrés de testostérone ! L'héroïne doit se battre, utiliser tous ses atouts de femme, ses dents, ses ongles, et sa tête ! En chaque femme a priori faible se cache une véritable force de la nature. A elle de trouver son totem ! Moi, ce sont les chats qui m'ont sauvé, plusieurs fois. Peut-être trouvera-t-elle le sien. Je lui souhaite. Les femmes au pouvoir !

Enfin, le jeune Dick a apprécié les deux parties.

Cordialement,

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Laélia

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MessageSujet: Re: Une idée en l'air   Jeu 17 Nov - 14:21

Cher Alfred,

Non, l'histoire n'est pas écrite dans mon esprit. Elle se construit sous mes doigts, à l'instant où je l'écris. C'est donc avec plaisir que je dis oui.

À mademoiselle Selina Kyle
J'ignore encore si cette jeune femme est faible ou au contraire courageuse, je la découvre en même temps que vous. C'est un aspect de l'écriture que j’apprécie. Me laisser aller sans savoir où je vais et ensuite découvrir une histoire qui m'emporte ou que je déteste. J'aime particulièrement les scènes d'actions et espère me montrer digne de ces femmes exemplaires, capable de mettre au tapis un homme, que ce soit par la force ou bien...par la ruse.
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Alfred

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MessageSujet: Re: Une idée en l'air   Jeu 17 Nov - 14:47

Je ne saurai vous conter la joie de mademoiselle Kyle à la lecture de votre réponse, mademoiselle Laélia !
La mienne également. Je me pencherai dessus prochainement.

Cordialement,

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MessageSujet: Re: Une idée en l'air   Sam 26 Nov - 1:33




- Nous allons vous sortir de là...fit Andrew.
Elle se demanda comment. Ils ne savaient rien d'elle ni où elle se trouvait. Ce serait certainement seule qu'elle allait devoir s'en sortir. Elle poussa un long soupir qui ne passa pas inaperçu.
- N'abandonnez pas... Si vous êtes l'une de chez nous, vous saurez vous défendre... Croyez-moi.
- Que voulez-vous dire ?
- Je suis désolé, je ne peux rien dire de plus par téléphone...
Un bruit de pas approchait doucement.
- Ils reviennent ! lança-t-elle en raccrochant brusquement.
Ils ne la croiraient pas inconsciente indéfiniment. Elle devait réagir.

Ne réfléchis pas trop... Fonce !

Elle se leva d'un bond et se colla au mur à côté de la porte et une main au-dessus de sa tête, elle tenait la seule arme dont elle disposait. Le portable. Le cliquetis de la clé dans la serrure lui donnait des sueurs froides.

Fonce...Fonce se répétait-elle inlassablement pour éviter de penser à la peur qui l'envahissait.

Quand la porte s'ouvrit, elle n'hésita pas une seconde et frappa à la tête la première personne qui entra dans la pièce puis se jeta sur le deuxième homme qui le précédait. La jeune femme ne regarda pas si le premier était assommé ou pas, elle poussa de toutes ses forces sur la poitrine du second puis le griffa au visage et lui donna un coup de genou à l'entre jambe. Une vraie furie. Sans leur laisser le temps de réagir, elle se mit à courir droit devant elle. Il faisait noir et elle ne voyait pas où elle mettait les pieds. Elle buta sur quelque chose et tomba, qu'est-ce que c'était ? Une odeur pestilentielle envahit ses narines la rendant nauséeuse. Mais où se trouvait-elle ? Elle se redressa et se remit à courir. Avant tout, trouver une cachette et les laisser croire qu'elle avait réussi à fuir. Elle buta à nouveau contre quelque chose, cette fois-ci, en le touchant, elle comprît que c'était une grosse caisse en bois. Le plus doucement possible, elle la souleva et en visita l'intérieur avec sa main. Elle était vide. Sans hésiter, la jeune femme s'y engouffra et referma le couvercle sur elle.


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Maître Kong

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MessageSujet: Re: Une idée en l'air   Dim 19 Fév - 23:25

oh bah mince, y a pas de suite?

Excellent je dois dire. Mk est particulièrement fan des histoires de serial-killer.

Cela dit, Myrien, le "La peur dans ses oeil, l'espoir de vivre malgré tout", j'ai ris, mais je ne doute pas que ceci est une bourderie dû à la vitesse d'écriture.
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MessageSujet: Re: Une idée en l'air   Dim 19 Fév - 23:40

bonsoir,

Je reconnais qu'il n'y a pas de suite pour le moment, je suis absente du forum depuis un long moment. Non je ne vous ai pas oublié!
Il m'est juste arrivé que j'ai eu une idée en tête sur un texte et que j'ai été prise d'une frénésie d'écriture^^.

Maintenant, cette période ce calme...

Je suis comme ça moi^^ je vais passé 6 mois à écrire comme une folle, puis plus rien écrire pendant des mois, je me tournerais alors vers la lecture et les films. Mais je reviens toujours vers mon premier amour ^^ l'écriture.
Message pour Myriem, je n'ai pas encore lu ton texte ( sur nous), mais j'essaierais de prendre un peu de temps pour le lire. Je ne doute pas de toute manière que se soit génial comme tout ce que j'ai lu de toi. ^^

A bientôt
Laélia
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Myrien
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MessageSujet: Re: Une idée en l'air   Dim 19 Fév - 23:44

"La peur dans ses oeils" Oh que j'ai honte de moi...

Un jour peut-être ce texte reprendra-t-il vie. Pour le moment il est en stand bye.

Laélia, ça me rassure de lire ton message et de savoir qu'on te reverra à nouveau ! Ton personnage est en partie inspiré de notre combat RPG, tu comprendras pourquoi je te fait cette précision. Wink

A très bientôt j'espère !

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MessageSujet: Re: Une idée en l'air   Lun 20 Fév - 23:08

Mk, il a faim de connaître c'est qui le méchant qui demande aux autres de découper en rondelles des humanoïdes et aussi de savoir qui sont ses femelles et le bonhomme Andrew. Il attendra donc.
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MessageSujet: Re: Une idée en l'air   Mer 29 Fév - 21:21

Bonsoir,

Je commente le premier texte. Je le trouve sympathique. On est très vite embarqué dans l'histoire. Mais je dois reconnaître que l'histoire ( ce n'est qu'un avis ) s'éssoufle vers la fin. A part quelques fautes d'orthographes, je trouve que ton texte est bien écrit et plaisant.
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