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 Un Noël à Gotham. [partie 1]

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Alfred

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MessageSujet: Un Noël à Gotham. [partie 1]   Sam 24 Déc - 16:10

Tony avait été une petite crapule. Voleur, violeur, drogué, revendeur, puis un jour, meurtrier. Une fois seulement. Ou plutôt deux. C'était il y a plus de vingt ans de cela.

Les Wayne.
Car oui, c'était bien eux. Papa et maman Wayne. Le gamin qui l'avait tant effrayé, leur rejeton, était aujourd'hui la plus grande fortune de tout Gotham City et ses affaires prospéraient. Ce fils de riche avait tout eu. Et en un sens, il s'en voulait à l'époque de ne pas avoir buter le rejeton avec. Un richard de moins, pensait-il alors. Aujourd'hui, il savait que ce milliardaire fainéant oeuvrait à son échelle pour aider la ville. Sa ville, et celle de Tony aussi.

A l'époque, Tony gagnait bien sa vie justement. La truande rapportait gros et la malhonnêteté était aussi coutumière à ses habitants que la messe du dimanche pour un de ces putains de chrétiens. A l'époque.
Ce qu'avait fait Tony ce soir là, il ne l'avait pas oublié. Il s'était d'abord maudit d'avoir laissé un témoin capable de l'identifier. Puis, les semaines passant, il s'était maudit d'avoir commis l'irréparable. Il avait passé un cap, sans retour possible, que même ses quelques années au sein d'une filière de proxénétisme ne pouvait atteindre. Il avait tuer. Alors il avait changé.

Finis les putes, du moins pas en tant qu'employeur. Finis la drogue aussi, enfin, pas comme revendeur. Il avait arrêté le vol à main armé pour y préférer celui à l'étalage ou dans les magasins, discrétos. Oui, Tony était retourné dans le droit chemin. Ses revenus avaient alors nettement baissé, et il vivait depuis sept ans sous un toit de cartons, son radiateur était une poubelle dans laquelle brûlait du papier journal, et chaque jour il arpentait les rues en quête d'un hypothétique moyen de changer sa vie et de remonter à la surface.
Il lisait beaucoup depuis qu'il était dans la rue. Cadeaux de passants qui le connaissaient comme le Lecteur de la rue Symphonie. Celle-là même où il avait commis son forfait, il y a si longtemps.
Ses lectures étaient variées et il était moins bête qu'avant. Bien moins bête. Parfois il aimait bien s'appeler "philosophe" ou "penseur", mais avant tout, il était fier de son surnom de Lecteur.

Quoi qu'on puisse dire de gratifiant à son sujet, un lecteur, dans la rue, le jour de Noël, il a froid. C'est alors qu'il se décida à fouiller dans sa poche crasseuse le petit prospectus qu'il avait ramassé la veille.
"A tous les bouffons, tous les exclus, les oubliés, les drogués, les sans amis, les sans emplois, les anciens taulards, les futurs taulards, les illettrés, les clodos, les déchets, les rigolards, les fouines, les dingues et les paumés ! Ce soir, et ce soir seulement, je serai votre petit papa Noël et vous offrirai une nuit de Noël comme vous n'en avez jamais vécu et comme vous n'en revivrez jamais jusqu'à votre mort !"
Le lieu et l'heure du rendez-vous étaient écrit au verso. Ancien internat, avenue Colombe. C'était dans la périphérie. Tony chercha dans sa poche, il avait de quoi se payer un bus. Parfait.

Arrivé dans la grande salle de réception de l'internat condamné, il fut surprit de voir autant de monde se frayer un chemin vers les tables garnies de petits apéritifs et de boissons. Les grandes tables étaient bien dressées, couvertes de nappes d'un blanc immaculé, l'énorme lustre éclairait toute la pièce aux murs couleur crème, même le sapin était présent, grand, touffu et royalement décoré. Une petite musique filtrait à travers le brouhaha. Il reconnut le genre de musique de Noël mais n'en reconnut pas les paroles. Quelle réception incroyable. Tony se surprit alors à un geste anodin pour le commun de Gotham mais qui lui était bien rare à lui, il sourit.
C'était peut-être ça, la magie de Noel.
Alors il se dirigea vers une table. Et s'arrêta net.
Qui organisait ça ?

Il jeta un oeil aux "invités". Certains montraient déjà tous les signes de l'alcoolique éméché. D'autres avaient les pupilles dilatées et les yeux grands ouverts. Certains jouaient à se mordre, signe qu'ils étaient bien plus atteint que les fous qu'il avait pu rencontrer en taule. Des attroupements se formaient pour encourager les bêtes humaines. Étaient-ils tous arrivés dans cet état ? Tony regardait autour de lui. Les nouveaux arrivants étaient tous aussi surpris que lui. Il vit alors un homme, qu'il connaissait pour avoir plusieurs fois partagé la chaleur réconfortante d'un feu de poubelle en hiver avec lui, se conduire comme un drogué. Il menaçait les autres avec une pelle à tarte. Tony savait pourtant que jamais il n'avait touché un cachet d'aspirine. Oui. Quelque chose ne tournait pas rond. Pas rond du tout.

La couleur des murs avait changé, elle était jaunâtre à présent. Comme de la pisse qui aurait traînée trop longtemps dans une flaque stagnante. Il se passait quelque chose d'étrange.
Soudain il revit une scène oubliée. Il y a longtemps.
Citation :
Un ciel aux couleurs de pomme. La nuit était belle et changeante ce soir. Les rares nuages bleus électriques cascadaient et chantaient leur joie de planer au-dessus des têtes anonymes. La lune glissait parfois sous ces manteaux agités et vaporeux. Peut-être avait-elle froid, elle aussi.

Je marche dans les ruelles de Gotham. Putain les murs sont pas droits. Et qu'est-ce qu'ils sont jaunes par rapport à d'habitude ?

Plus loin, je vomis et régurgite un reste de chili con carne.
- Salope ! dis-je au chili en lui crachant au visage. Puis je reprends a course.
Bodel de putain de sainte Marie la pute ! Il était complètement défoncé ! Comme ce terrible soir !

Il regardait maintenant les convives. Des démons. Autant de démons qu'un putain essaim d'abeilles face à Winnie l'ourson regardant une ruche ! C'est alors que le père Noël arriva.

- Joyeux Noël, les enfants ! Joyeux Noël ! Entrons dans le vif du sujet, voulez-vous ?
Ce père Noël était blanc comme un linge. Blanc comme un clown. Tony devait concentrer toute son attention pour conserver ce qui lui restait de lucidité. L'homme qui parlait lui disait quelque chose. Il était tantôt rigolard, tantôt sa voix prenait des accents menaçant. Et il ponctuait nombre de ses phrases par des rires qui résonnaient comme autant de menaces et de promesses de mort. Mais qui était-ce ? La réponse ne parvenait pas à se frayer un chemin jusqu'à sa conscience.

- Comme je vous le disais. Il est temps de fêter Noël ! Et pour cela, vous allez tous devenir mes petits lutins courageux ! Et oui ! HAHAHA ! Grâce au petit composé chimique distillé dans l'air par mon ami le docteur Jonathan Crane, qui dort actuellement suite à une massue tombée par hasard sur son crâne, vous êtes mes marrionettes ! HAHAHA ! HIHIHI ! HOUHOUHOU ! HIHAHOU !

Il balança des sacs plein de quelque chose.
- Prenez ça ! Et distribuez-les de gré ou de force aux habitants de Gotham. Il est temps de leur servir un Noël EXPLOSIF ! HIHAHAHAHA !!

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Iniourfeïss

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MessageSujet: Re: Un Noël à Gotham. [partie 1]   Dim 25 Déc - 21:41

Terrible ! Smile
J'aime les rires du Joker. On ressent le Batman, comme toujours. Bien, bien, bien.
J'aime.
Il y a quand même des fautes d'orthographes, mais ça ne gêne pas à la lecture.
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Enora
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MessageSujet: Re: Un Noël à Gotham. [partie 1]   Lun 26 Déc - 17:53

Vite la suite ! J'aime toujours autant les histoires de Batman... Écrites par vous, c'est encore plus savoureux !

Seul petit bémol, il y a pas mal de fautes dans le texte ! Une petite relecture s'impose donc...

Merci Alfred et j'attends la suite !

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Pour retrouver mes textes, c'est par ici !
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Alfred

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MessageSujet: Re: Un Noël à Gotham. [partie 1]   Sam 7 Jan - 16:57

Tony était complètement défoncé. Comme ça n'était encore jamais arrivé jusqu'à aujourd'hui, même dans les temps les plus noirs de sa vie.

Il transportait une hotte remplie d'explosifs et ce faisant, il était devenu le complice du légendaire et redouté Joker. Sa conscience lui criait, quelque part, d'arrêter de marcher et de ne pas commettre une fois de plus l'irréparable. Mais ce gaz qu'il avait inspiré était plus fort que sa volonté. Il riait malgré lui, il savait qu'il avait les yeux exorbités et qu'ainsi il devait ressembler à un fou dangereux. Mais il n'y pouvait décidément rien. Pas moyen de lutter.

Sa vision était embrouillée, changée, remplacée par quelques formes immondes sorties du fond de ses cauchemars et de ses délires les plus profonds. Des voiles à moteur crachaient les nuages, qui souriaient avec leurs double rangées de dents tranchantes comme des rasoirs et longues comme celles des grands bestiaux. Leur bave était était purulente et se transformait, sous la puissance d'un vent méphitique aux odeurs de charogne en une nuée de grains de poussières qui lui brûlaient la chair. Pourtant il riait. Comme un possédé.

Les convives du Joker avaient été nombreux. Plusieurs dizaines étaient en ce moment en train de se jeter vers les rues de Gotham centre, s'éparpillant comme un torrent qui s'éclaterait en une multitude de filaments ravageurs.
Tony frappa à une porte. Le sang souillerait bientôt les sols.

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MessageSujet: Re: Un Noël à Gotham. [partie 1]   Jeu 19 Jan - 0:42

C'est fou comme vous connaissez bien votre sujet (Batman) mon cher Alfred...En même temps, si ce n'était pas le cas, cela serait alarmant, puisque vous vivez avec lui depuis de longues années.

Comme toujours, j'aime beaucoup.

Passer le bonjour à Mr. Wayne.

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Alfred

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MessageSujet: Re: Un Noël à Gotham. [partie 1]   Jeu 19 Jan - 0:47

Considérez cela comme fait, mademoiselle Mnémosyne. Je me suis permis de lui laisser un petit mot sur sa table de chevet et ne doute pas qu'il en prendra connaissance à son réveil, demain, vers 15h (même si ça frôle l'abus !).

Toutes mes amitiés,

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Mnémosyne

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MessageSujet: Re: Un Noël à Gotham. [partie 1]   Jeu 19 Jan - 0:50

Merci beaucoup très cher Alfred, je suis très heureuse que mon message soit passé. N'oubliez pas de me dire s'il m'a répondu je vous pris.
15 heures ? Mr. Wayne doit avoir des nuits bien chargées.

Et encore bravo pour votre texte. Et surtout : merci.

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Azraël

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MessageSujet: Re: Un Noël à Gotham. [partie 1]   Lun 27 Fév - 18:54

Très bon texte, histoire bien menée... Je n'ai pas grand chose à dire sur le fond étant donné que vous semblez bien maîtriser l'univers de Gotham et en faîtes quelque chose qui tient la route. Je vous reprocherais juste la fin, qui me semble quelque peu brutale, comme si la dernière phrase avait été lâchée sans être travaillée.

Concernant la forme, vous trouverez ci-dessous le texte corrigé. Il s'agit bien évidemment d'une correction qui ne tient qu'à moi. Hormis les fautes d'orthographe, le reste tient surtout du conseil et n'est à envisager que comme tel. Ce que je considère comme n'étant pas correct est en rouge, le commentaire suit entre crochets, en gras. Par deux fois, j'ai ajouté une lettre manquante due très certainement à une faute de frappe, en bleu.



Alfred a écrit:
Tony avait été une petite crapule. Voleur, violeur, drogué, revendeur, puis un jour, meurtrier. Une fois seulement. Ou plutôt deux. C'était il y a plus de vingt ans de cela.

Les Wayne.
Car oui, c'était bien eux. Papa et maman Wayne. Le gamin qui l'avait tant effrayé, leur rejeton, était aujourd'hui la plus grande fortune de tout Gotham City et ses affaires prospéraient. Ce fils de riche avait tout eu. Et en un sens, il s'en voulait à l'époque de ne pas avoir buter le rejeton avec [ J'ai un petit souci avec cette phrase. Le "en" de "s'en voulait" reprend "de ne pas avoir buté le rejeton avec". Il y a donc répétition. Il y a également une faute à "buter", à corriger en "buté"]. Un richard de moins, pensait-il alors. Aujourd'hui, il savait que ce milliardaire fainéant oeuvrait à son échelle pour aider la ville. Sa ville, et celle de Tony aussi.

A l'époque, Tony gagnait bien sa vie justement. La truande [Ne voulez-vous pas plutôt parler de "truanderie" ?] rapportait gros et la malhonnêteté était aussi coutumière à ses habitants que la messe du dimanche pour un de ces putains de chrétiens. A l'époque.
Ce qu'avait fait Tony ce soir là, il ne l'avait pas oublié. Il s'était d'abord maudit d'avoir laissé un témoin capable de l'identifier. Puis, les semaines passant, il s'était maudit [Il aurait peut-être fallu choisir une expression différente pour éviter la répétition] d'avoir commis l'irréparable. Il avait passé un cap, sans retour possible, que même ses quelques années au sein d'une filière de proxénétisme ne pouvait [pouvaient] atteindre. Il avait tuer [tué]. Alors il avait changé.

Finis [Fini = "c'est fini les putes"] les putes, du moins pas en tant qu'employeur. Finis [Fini] la drogue aussi, enfin, pas comme revendeur. Il avait arrêté le vol à main armé [armée] pour y [Le "y" n'a rien à faire là. Si vous souhaitez rappeler "le vol à main armée, il vaut mieux employer "pour lui préférer celui à l'étalage". Mais à mon sens, ne rien mettre serait préférable pour ne pas alourdir la phrase] préférer celui à l'étalage ou dans les magasins, discrétos. Oui, Tony était retourné dans le droit chemin. Ses revenus avaient alors nettement baissé, et il vivait depuis sept ans sous un toit de cartons, son radiateur était une poubelle dans laquelle brûlait du papier journal, et chaque jour il arpentait les rues en quête d'un hypothétique moyen de changer sa vie et de remonter à la surface.
Il lisait beaucoup depuis qu'il était dans la rue. Cadeaux de passants qui le connaissaient comme le Lecteur de la rue Symphonie. Celle-là même où il avait commis son forfait, il y a si longtemps.
Ses lectures étaient variées et il était moins bête qu'avant. Bien moins bête. Parfois il aimait bien s'appeler "philosophe" ou "penseur", mais avant tout, il était fier de son surnom de Lecteur.

Quoi qu'on puisse dire de gratifiant à son sujet, un lecteur, dans la rue, le jour de Noël, il a froid. C'est alors qu'il se décida à fouiller dans sa poche crasseuse le petit prospectus qu'il avait ramassé la veille. [La phrase n'a pas de sens. Ici, vous semblez dire qu'il fouille le petit prospectus. A moins qu'il y ait un oubli. Je me permets de reformuler à ma sauce pour démontrer ce que je veux dire : "C'est alors qu'il se décida à fouiller sa poche crasseuse à la recherche du petit prospectus ramassé la veille". Lorsque vous pouvez élaguer quelque peu votre phrase, et supprimer des "que", "de", "dans", je vous conseille de le faire. Le passage n'en sera que plus fluide. ]
"A tous les bouffons, tous les exclus, les oubliés, les drogués, les sans amis, les sans emplois, les anciens taulards, les futurs taulards, les illettrés, les clodos, les déchets, les rigolards, les fouines, les dingues et les paumés ! Ce soir, et ce soir seulement, je serai votre petit papa Noël et vous offrirai une nuit de Noël [La répétition casse la dynamique de la phrase] comme vous n'en avez jamais vécu et comme vous n'en revivrez jamais jusqu'à votre mort !"
Le lieu et l'heure du rendez-vous étaient écrit au verso. Ancien internat, avenue Colombe. C'était dans la périphérie. Tony chercha dans sa poche, il avait de quoi se payer un bus. Parfait.

Arrivé dans la grande salle de réception de l'internat condamné, il fut surprit de voir autant de monde se frayer un chemin vers les tables garnies de petits apéritifs et de boissons. Les grandes tables étaient bien dressées, couvertes de nappes d'un blanc immaculé, l'énorme lustre éclairait toute la pièce aux murs couleur crème,[Peut être aurait-il fallu couper ici par un point] même le sapin était présent, grand, touffu et royalement décoré. Une petite musique filtrait à travers le brouhaha. Il reconnut le genre de musique de Noël mais n'en reconnut pas les paroles. ["le genre de musique de Noël" est peut être un peu lourd. Un simple "une musique de Noël aurait, je pense, suffi. Faîtes également attention à la répétition du verbe "reconnaître"] Quelle réception incroyable. Tony se surprit alors à [ Faire ? Accomplir ? Je pense qu'il manque un verbe ici] un geste anodin pour le commun de Gotham mais qui lui était bien rare à lui [la répétition de "lui" alourdit la phrase], il sourit.
C'était peut-être ça, la magie de Noel.
Alors il se dirigea vers une table. Et s'arrêta net.
Qui organisait ça ?

Il jeta un oeil aux "invités". Certains montraient déjà tous les signes de l'alcoolique éméché. D'autres avaient les pupilles dilatées et les yeux grands ouverts. Certains jouaient à se mordre, signe qu'ils étaient bien plus atteint que les fous qu'il avait pu rencontrer en taule. Des attroupements se formaient pour encourager les bêtes humaines. Étaient-ils tous arrivés dans cet état ? Tony regardait autour de lui. Les nouveaux arrivants étaient tous aussi surpris que lui. Il vit alors un homme, qu'il connaissait pour avoir plusieurs fois partagé la chaleur réconfortante d'un feu de poubelle en hiver avec lui, se conduire comme un drogué. Il menaçait les autres avec une pelle à tarte. Tony savait pourtant que jamais il n'avait touché un cachet d'aspirine. Oui. Quelque chose ne tournait pas rond. Pas rond du tout.

La couleur des murs avait changé, elle était jaunâtre à présent. Comme de la pisse qui aurait traînée trop longtemps dans une flaque stagnante. Il se passait quelque chose d'étrange.
Soudain il revit une scène oubliée. Il y a longtemps.
Citation :
Un ciel aux couleurs de pomme. La nuit était belle et changeante ce soir. Les rares nuages bleus électriques cascadaient et chantaient leur joie de planer au-dessus des têtes anonymes. La lune glissait parfois sous ces manteaux agités et vaporeux. Peut-être avait-elle froid, elle aussi.

Je marche dans les ruelles de Gotham. Putain les murs sont pas droits. Et qu'est-ce qu'ils sont jaunes par rapport à d'habitude ?

Plus loin, je vomis et régurgite un reste de chili con carne.
- Salope ! dis-je au chili en lui crachant au visage. Puis je reprends ma course.
Bodel de putain de sainte Marie la pute ! Il était complètement défoncé ! Comme ce terrible soir !

Il regardait maintenant les convives. Des démons. Autant de démons qu'un putain d'essaim d'abeilles face à Winnie l'ourson regardant une ruche ! C'est alors que le père Noël arriva.

- Joyeux Noël, les enfants ! Joyeux Noël ! Entrons dans le vif du sujet, voulez-vous ?
Ce père Noël était blanc comme un linge. Blanc comme un clown. Tony devait concentrer toute son attention pour conserver ce qui lui restait de lucidité. L'homme qui parlait lui disait quelque chose. Il était tantôt rigolard, tantôt sa voix prenait des accents menaçant. Et il ponctuait nombre de ses phrases par des rires qui résonnaient comme autant de menaces et de promesses de mort. Mais qui était-ce ? La réponse ne parvenait pas à se frayer un chemin jusqu'à sa conscience.

- Comme je vous le disais. Il est temps de fêter Noël ! Et pour cela, vous allez tous devenir mes petits lutins courageux ! Et oui ! HAHAHA ! Grâce au petit composé chimique distillé dans l'air par mon ami le docteur Jonathan Crane, qui dort actuellement suite à une massue tombée par hasard sur son crâne, vous êtes mes marrionettes [ marionnettes] ! HAHAHA ! HIHIHI ! HOUHOUHOU ! HIHAHOU !

Il balança des sacs plein de quelque chose. [Expression un peu vague. Peut être aurait-il fallu utiliser un vocabulaire moins "basique"]
- Prenez ça ! Et distribuez-les de gré ou de force aux habitants de Gotham. Il est temps de leur servir un Noël EXPLOSIF ! HIHAHAHAHA !!

Tony était complètement défoncé. Comme ça [cela] n'était encore jamais arrivé jusqu'à aujourd'hui, même dans les temps les plus noirs de sa vie.

Il transportait une hotte remplie d'explosifs et ce faisant, il était devenu le complice du légendaire et redouté Joker. Sa conscience lui criait, quelque part, d'arrêter de marcher et de ne pas commettre une fois de plus l'irréparable. Mais ce gaz qu'il avait inspiré était plus fort que sa volonté. Il riait malgré lui, il savait qu'il avait les yeux exorbités et qu'ainsi [Je vois bien une virgule ici, mais c'est une suggestion qui ne tient qu'à moi] il devait ressembler à un fou dangereux. Mais il n'y pouvait décidément rien. Pas moyen de lutter.

Sa vision était embrouillée, changée, remplacée par quelques formes immondes sorties du fond de ses cauchemars et de ses délires les plus profonds. Des voiles à moteur crachaient les [Etant donné qu'ils n'ont pas encore été cités, il aurait peut être fallu utiliser "des" plutôt que "les"] nuages, qui souriaient avec leurs double rangées de dents tranchantes comme des rasoirs et longues comme celles des grands bestiaux. Leur bave était était purulente et se transformait, sous la puissance d'un vent méphitique aux odeurs de charogne en une nuée de grains de poussières [Pas de "s". C'est "de la poussière", à moins qu'il y en ait plusieurs types différents] qui lui brûlaient la chair. Pourtant il riait. Comme un possédé.

Les convives du Joker avaient été nombreux. Plusieurs dizaines étaient en ce moment en train de se jeter vers les rues de Gotham centre, s'éparpillant comme un torrent qui s'éclaterait en une multitude de filaments ravageurs.
Tony frappa à une porte. Le sang souillerait bientôt les sols.


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adrienf

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MessageSujet: Re: Un Noël à Gotham. [partie 1]   Mer 29 Fév - 21:05

Bonsoir.

La maîtrise du sujet est géniale. Votre texte est juste excellent. Je ne sais pas trop quoi dire de plus. Tout à été dit ci-dessus et je ne vais pas le répéter.

Ha oui, Excusez-moi Monsieur Alfred si mes réactions ne sont pas toutes au point et pertinente. J'essaye de m'améliorer à ce niveau.
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MessageSujet: Re: Un Noël à Gotham. [partie 1]   Jeu 1 Mar - 3:40

Bonjour monsieur adrienf,

N'ayez aucune crainte, je vous excuse. Vous avez montré ici que vous avez lu. Ceci est déjà très plaisant, même si, il faut vous l'avouer, cette nouvelle là est inachevée et peut-être ne sera-t-elle jamais terminée. L'avenir seul me répondra.

Cordialement,

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Alfred Pennyworth
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MessageSujet: Re: Un Noël à Gotham. [partie 1]   Sam 8 Sep - 12:02

Son surnom était « le chevalier noir », le serviteur noir de Gotham, le héros que méritaient ses habitants. Le Batman était un individu solitaire, agissant toujours pour le bien de sa ville, au travers d’une vendetta personnelle.
C’était un homme pourvu d’un égo démesuré et d’une intelligence tout autant proportionnée. D’un coup d’œil, il savait jauger une situation, un environnement, un adversaire, un groupe d’adversaires. Il pouvait estimer le degré de folie et de peur chez les autres, comme chez lui.
Oui, il agissait en solitaire, ne cherchant pas spécialement à être aidé – « gêné », penserait-il – dans ses pérégrinations nocturnes. Pourtant, face à une situation qui lui échappe, il savait désormais qu’il fallait savoir mettre son égo de côté et appeler les renforts. Et les renforts, lorsque plusieurs dizaines de maniaques et innocents hallucinés se baladent avec des barres de tnt sous le bras, ça ne pouvait se limiter à Robin.
Il fallait contacter l’alliance !

***

Tony tentait de lutter contre les effets de la drogue qui le poussait à obéir aux ordres du Joker. Pourtant il ne pouvait pas. Rien, nada, que dalle. Pas moyen de faire un seul foutu pas en arrière. Rien d’autre que sourire niaisement, remuer un doigt sans lâcher son paquet… que des actes inutiles. Dans quelques secondes, il serait dans cette maison dont la porte s’ouvrait déjà petit à petit, comme au ralenti.
Dans quelques secondes, il déboulerait dedans, réunirait la famille et se ferait sauter.
Avec le sourire.

***

Barney Stimson ouvrit la porte. Sa femme et sa fille étaient juste là, derrière lui, souriantes et excitées à l’idée d’écouter un de ces chants de Noël si typiques des Etats-Unis… Puis tous les trois virent l’homme au regard de fou qui leur faisait face. Son sourire tenait plus du rictus dément. Il semblait très abimé par la vie dans la rue. Un clochard de plus, mais celui-ci ne venait pas demander l’aumône. Il venait offrir la mort. Aucune personne de la famille Stimson n’en douta une seconde.

***

Ca y est ! C’est mon jour de gloire ! Je vais faire plaisir au Joker et offrir mon cadeau !
« Non je ne veux pas mourir ! Fais pas ça ! » cria mentalement Tony à son autre moi, celui qui dirigeait son corps et dédoublait sa pensée.
Et finalement rien n’y fit, il exécuta ce pour quoi il avait été embauché à Noël, et sortit un gros paquet de sa botte. Lourd. Trois kilogrammes de TNT. Six barrettes, de quoi assurer une mort rapide et sûre à tous les quatre ici présents.
Quatre ?

***

Les Stimson furent sauf : un… enfant en vert et rouge avait bondi sur le fou furieux et projeté à plusieurs mètres de là. Il se retourna alors vers eux et, visage caché par un masque noir, leur décocha un clin d’œil et un sourire charmeur. Un peu frimeur.

- C’était un plaisir de vous être utile m’sieur, dames !

A l’emplacement de son cœur était fièrement affichée une lettre R stylisée.
Robin était dorénavant de la partie.

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MessageSujet: Re: Un Noël à Gotham. [partie 1]   Lun 24 Sep - 14:41

***
Le Batman, pour la première fois depuis qu'il officiait à Gotham, se sentit décharger d'un certain poids :
A travers toutes les rues de Gotham City, des héros qui attendaient son appel avaient répondu présent. C'était un plan d'urgence qu'il avait monté tout seul. Personne n'était au courant, même pas ceux qui avaient été contacté. Jusqu'à cette nuit.

Nightwing, Huntress, Robin, Batgirl et Batwoman ainsi que Catwoman avaient répondu présents.
Tous avaient reçu le même message, un simple SMS groupé :
"Ai besoin de vous. Drogués dans les rues avec explosifs autour de Brendson Avenue. Joker et Épouvantail pour moi.
Batman."

Trois minutes plus tard, Huntress était déjà sur les lieux avec sa moto et mettait les individus chargés d'explosifs hors d'état. Dans les minutes qui suivirent, Robin virevoltait entre les groupes. Nightwing assommait un adversaire par coup qu'il portait avec son bâton de métal. Batgirl, invisible dans la nuit, se faufilait entre les ruelles et réduisait au silence tout se qui passait à sa portée. Batwoman planait et fondait sur ses proies. Et Catwoman marchait élégamment, attendant patiemment d'être repérée pour être attaquée.
Tous ces héros avaient attendu le jour où Batman, le véritable justicier de Gotham, ferait appel à eux. Pour tous, il n'était pas question de manquer cette occasion, probablement unique.

Rassuré d'avance sur le sort des habitants de "sa" ville ainsi que sur celui de ses compagnons -car pour lui, aucun ne prenait un véritable risque en affrontant des adversaires à peine conscients - Batman put s'en retourner vers le grand bâtiment vide et désaffecté dans lequel attendaient les deux maniaques.

Pénétrant dans les hauteurs de la grande salle où s'était tenu la réception quelques minutes plus tôt en se faufilant par l'ouverture d'une fenêtre haut placée, l'homme chauve-souris prit appui sur le rebord et sauta jusque sur une poutre porteuse traversant la salle de part en part.

Les organisateurs de ce jeu macabre étaient sur l'estrade, assis de part et d'autre d'une table, savourant une grosse dinde de Noël. Le joker riait de la bonne blague, l'épouvantail se glorifiait des effets de son nouveau composé chimique utilisant pour élément basique les phéromones de Poison Ivy.

Pourtant, malgré cette bonne entente visible, Batman était heureux de constater ce que lui seul pouvait vraiment comprendre. Lui qui connaissait chacun de ces deux criminels, lui qui les avaient maintes fois affronter, qui avait du et su faire face à leurs pièges et à leur folie...
Ces deux hommes en apparence si complices étaient sur le point de se trahir.

Cette compréhension fit sourire le Batman. Il savait très bien ce qui allait se passer. S'il se montrait maintenant, les deux hommes se ligueraient contre lui et chercheraient à se trahir mutuellement pour sauver sa peau. Mais s'il restait ainsi, à l'abri de l'ombre, s'il ne dévoilait pas sa présence, alors ce hommes se feraient la guerre. Et il attendait ce moment avec une délectation presque malsaine.

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MessageSujet: Re: Un Noël à Gotham. [partie 1]   Sam 13 Oct - 18:45

"[...] presque malsaine." Le presque m'a fait rire. ^^

Petites suites, Alfred. Vous nous laissez dans l'attente, très cher. Il ne se passe pas grand chose dans vos textes, et l'envie de lire la séparation de ces deux bandits qui s'apprêtent à se trahir ne peut que me tarauder.

J'ai repéré quelques fautes mais je ne les ai pas relevées, navré.

Ainsi, j'attends le choc entres toutes ces stars, bonnes comme mauvaises ! Je ne connais pas la moitié des héros, en passant.

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