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 La clairière

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Tord

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MessageSujet: La clairière   Sam 25 Fév - 16:02

Alors, c'est un texte que j'ai fait à vitesse grand V parce que j'avais oublié que le concours se terminait le lendemain. J'étais dans la merde grave ! Du oup, j'ai réussi à pondre ça, mais j'imagine que c'est un peu baclé du coup. Surtout avec un thème aussi chiant : "Ils n'auraient pas dû s'aimer". J'ai fait ça et j'ai pas gagné :
Je m’appelle Lucas Honery. Je connaissais Marc depuis l’enfance. Les chemins empruntés par la suite furent très différents et j’imagine qu’un grand nombre d’amitiés s’estompent avec le temps. Pas avec Marc. Après le lycée, j’avais quitté ma petite ville natale de Traganne pour étudier dans diverses facultés qui ne m’apportèrent aucune véritable possibilité d’embauche. Plus le temps passait, plus les phases de déprimes grandissaient, mais je tenais bon. Peut-être grâce à Marc. Sans doute grâce à Marc.
Nous nous appelions une fois par semaine et je revenais tous les mois à Traganne pour le voir. Cette routine nous plaisait. Installés à la terrasse d’un bar, nous refaisions le monde durant toute l’après midi. J’évoquai mes problèmes et lui me parlait des siens, mais aucun de nous deux n’avait la prétention de connaître les solutions. Cela rendait nos conversations tragiques mais néanmoins rassurantes.
Marc n’avait jamais aspiré à quitter la ville. Il se sentait chez lui et y était. Il refusa catégoriquement de partir faire des études lorsqu’on le lui proposa et passa toute sa vie à Traganne. Il y mourut aussi.
Je revois souvent dans mes rêves, le regard de Marc lors de cet après-midi. Un regard peu rassurant puisque non habituel. J’avais commandé une bière et lui un café. Les boissons arrivèrent en même temps. Marc ne disait rien. Il ne parlait pas et je me sentais obligé de faire la conversation pour deux, sans oser aborder le sujet. Les yeux fixaient le café et de sa main droite, il faisait tourner la cuillère sans même avoir conscience de son geste. Marc ne mettait pas de sucre dans son café.
Alors que j’évoquais une possible offre d’emploi, il me coupa la parole :
- Je crois qu’elle n'est pas d'ici.
La phrase prononcée sur un ton monocorde me surprit plus qu’elle ne m’effraya. J’essayai vainement de trouver un rapport avec mon histoire d’emploi lorsqu’il leva les yeux vers moi. Il fit un léger sourire gêné signifiant sans aucun doute qu’il était désolé. Je connaissais bien ce sourire, il le faisait souvent lorsqu’il voulait s’excuser d’un geste ou d’un mot déplacé. Ce que je n’avais encore jamais vu en revanche, c’était ce regard. Il était effrayant, intense tout en étant vide de sentiment. Cela ne dura pas longtemps et très rapidement, Marc redevint lui-même. Mais je pense que je ne l’oublierai jamais. J’ignore s’il se rendit compte de mon malaise, cependant, il reprit la conversation comme si rien de tout ceci n’avait eu lieu.
- J’ai rencontré quelqu’un, me dit-il fièrement.
- C’est génial Marc ! C’est qui ? Attends, je suis sûr que c’est Julie ! Je t’avais dit que tu ne lui étais pas indifférent !
Marc sourit et balaya mon hypothèse d’un geste de la main.
- Alors la fille du boulanger, lui dis-je d’un air moqueur.
- Va te faire foutre. Tu ne la connais pas.
- Pourquoi tu ne m’en as pas parlé au téléphone ? Elle vient d’arriver en ville ?
- Je sais pas trop en fait, hésita-t-il.
Je terminai ma bière. Les mots de Marc étaient embrumés dans le minimum d’informations qu’il voulait bien me donner. Je sentais qu’il avait envie de s’ouvrir à moi et de tout me dire seulement quelque chose l’en empêchait. J’ignore encore s’il s’agissait d’une promesse ou de la crainte d’être pris pour un fou.
Nous restâmes assis à cette terrasse pendant deux heures. Au vu de son malaise, je n’osai le questionner davantage. Peut-être par crainte de la vérité, je ne sais pas. La discussion qui suivit n’eut aucun rapport avec la précédente. Nous évoquions tous les sujets possibles, du sport à la politique avec une légèreté que je n’arrive pas à oublier.
Ces images reviennent parfois me hanter. Aurais-je pu changer le déroulement de l’histoire ? Je n’en ai aucune idée. Cela fait ressurgir le désespoir ainsi que la culpabilité sans pour autant effacer la joie de ces quelques heures passées avec mon ami. Deux jours plus tard, Marc était mort.

Lorsque je rentrais à Traganne le week-end, le dîner chez mes parents avait quelque chose de protocolaire. Ma mère cuisinait un rôti de veau et me posait toutes les questions possibles sur ma vie dans la grande ville. Mon père, plus discret, mangeait d’un air naturel mais écoutait chacune de mes réponses. Ma petite sœur m’ignorait et se dépêchait de finir son repas pour retourner dans sa chambre. J’en ignore les raisons. Peut-être m’en voulait-elle d’avoir quitté le domicile familiale ou bien était-ce simplement la crise d’adolescence ? Peu importe après tout.
Le téléphone portable vibra dans la poche de mon pantalon alors que la tarte aux pommes, posée au centre de la table, était prête à être découpée. Je m’excusai et m’isolai dans le couloir. Marc m’appelait. Sa voix chevrotait sous la joie et l’excitation.
- Lucas ! je vais la revoir ce soir ! J’ai une de ces trouilles ! Il faut que tu la rencontres ! Viens avec moi !
- Je suis désolé mon vieux, lui dis-je un peu perturbé, ce soir je reste en famille. Mais demain si tu veux.
J’entendis un soupir puis un silence. J’attendis un peu avant de me demander s’il était toujours au téléphone.
- Marc ? T’es là ?
- Oui oui ! répondit-il d’un ton impatient. Écoute, demain, je ne sais pas si on pourra la voir, mais je te tiens au courant !
Il m’était difficile de discerner le bruit de fond que j’entendais, mais désormais, je pense qu’il s’agissait du bruit du vent dans les arbres.
- D’accord, dis-je sans essayer de comprendre. Tu m’appelles demain ?
- Je l’aime Lucas ! cria-t-il. Je peux le jurer sur tout ce que j’ai de plus cher, je suis fou amoureux d’elle ! Et je crois que c’est réciproque !
Je me mis à sourire. Bien que troublé, j’étais heureux pour lui. Ma vie sentimentale du moment se résumait à des histoires d’un soir avec des filles rencontrées dans des bars. Avec sa déclaration, Marc me donnait de l’espoir. Avant même que j’eus le temps de répondre, il reprit :
- Il faut que je te laisse, on se voit demain en tout cas.
Je regardai mon téléphone et comprit qu’il avait déjà raccroché. Toujours souriant, je rangeai l’appareil dans ma poche et retournai dans le salon. La tarte était bien entamée mais ils m’avaient laissé une part. Elle était délicieuse.

Marc me téléphona le lendemain matin. Il n’était plus aussi excité que la veille mais la sérénité de sa voix me parut étrange. Je venais de me réveiller. L’horloge du salon indiquait neuf heures et quart et la maison était vide. Ou presque : la chambre de ma sœur était fermée. Elle se couchait tard et se levait tard. Mes parents étaient probablement partis faire le marché de la place.
- Lucas, me fit Marc au téléphone, je pense qu’elle sera là cet après midi. Tu viendras ?
- Oui bien sûr sans problème, on se donne rendez-vous à quel endroit ?
- A la clairière, je t’attends pour trois heures.
Je m’attendais à ce que la rencontre se fasse en ville, dans un bar et le lieu me mit mal à l’aise sans que je ne puisse vraiment l’expliquer. Traganne était une petite ville entourée de vieux champs à l’abandon et d’une petite forêt de chênes située à l’extrémité ouest. Enfants, nous y traînions souvent. La clairière était notre lieu favori. Elle avait un côté envoûtant et magique que tous les gosses créent un jour pour un endroit leur étant cher. Mais cela faisait des années que je n’y étais pas retourné. Je pensais que c’était pareil pour Marc.
- Ah, bien d’accord, dis-je un peu décontenancé. Pourquoi là-bas ?
- Elle aime bien cet endroit. C’est ici que l’on s’est rencontré pour la première fois.
- Tu ne préfères pas aller à un bar ou…
Je ne terminai pas ma phrase. J’entendis Marc rire.
- Non, mon vieux, c’est pas une bonne idée. Tu comprendras quand tu la verras.
- Bon si tu insistes, me résignai-je un peu déçu. Au fait, comment elle s’appelle ?
Marc ignora cette question. Cependant, il en répondit à une autre. Sur l’instant, sa réponse me parut hors de propos et presque dénuée d’intérêt bien qu’obsédante. Je pense qu’elle était destinée à la question que je me suis posée les jours qui suivirent cette histoire.
- Elle est réelle, Lucas. Tout ça, c’est réel !
Il raccrocha. Je regardai mon téléphone portable avec des centaines de questions en tête, sans parvenir à trouver la plus importante.
- Fais attention à Marc.
Je sursautai en me retournant et cela la fit légèrement sourire. Ma sœur se tenait debout à l’entrée du salon, les cheveux ébouriffés par la nuit de sommeil. Je la regardai en fronçant les sourcils d’étonnement et son visage devint si sérieux que sur l’instant, ce n’était plus ma petite sœur que je voyais, mais une véritable femme.
- T’as bien dormi ?
Je ne sais pas pourquoi j’ai posé cette question inutile. Peut-être justement pour éviter d’entrer en plein cœur d’un sujet que je ne voulais pas connaître.
- On s’en fout de savoir si j’ai bien dormi, me fit-elle en soupirant. Je te demande simplement de te méfier de Marc.
Je me servis le café encore chaud du thermos et m’assis à la table du salon. Elle ouvrit le frigo, se servit un bol de lait et s’installa à côté de moi.
- De quoi tu veux parler ? Marc est parfaitement digne de…
- Je m’en fous de ce que tu penses, me coupa-t-elle.
Elle essaya de trouver ses mots et se mit à réfléchir en fixant la fenêtre donnant sur le jardin. A cet instant, je pouvais voir la femme qu’elle allait devenir et je me sentais fier d’elle.
- Il… il a changé, reprit-elle. Ça fait deux semaines qu’il est comme ça et il fout la trouille à toute la ville. Mardi dernier, il est sorti à trois heures du matin et a déambulé des les rues pour hurler des choses qui n’avaient pas de sens. Il s’est fait arrêter par les flics. Il n’avait pas pris de drogue et il n’était pas ivre, Lucas !
De la poche de son pyjama, elle sortit un paquet de Marlboro et alluma une cigarette. Je n’osai la réprimander de peur qu’elle ne veuille plus me parler et je pense qu’elle le savait également.
- Il y a deux jours, je l’ai croisé au supermarché. Je suis passé à… à un mètre de lui et il ne m’a pas reconnue.
- Tu connais Marc, lui dis-je en souriant. Il ne verrait pas un…
- Il m’a vue, Lucas ! Il m’a vue mais il ne m’a pas reconnue ! Il me connaît depuis toujours. C’est… c’est comme si quelque chose avait changé en lui. Comme s’il s’était déconnecté de la réalité. De son ancienne vie.
- Il est juste amoureux, dis-je en balayant d’un revers de main ses craintes.
- Amoureux ? me fit-elle agacée. Lucas, Marc ne parle plus à personne ! Il est toujours seul ! Tout le monde le fuit comme la peste ! Il n'y a personne dans sa vie !
J'écoutai attentivement sans oser l'interrompre. J'arrivais à discerner l'inquiétude dans ses yeux mais il y avait également autre chose. Une chose qu'elle n'aurait jamais osé m'avouer mais que je devinais de toute évidence. Elle avait peur de Marc.
- Mais si, il m'a dit qu'il avait rencontré quelqu'un. Il va me la présenter aujourd'hui...
Elle sourit amèrement en soufflant la fumée de cigarette.
- Je ne vois pas qui il pourrait te présenter...
Elle en resta là et moi aussi. Ma sœur et moi n'avons depuis plus reparlé de cette histoire. Celle-ci devint un sujet tabou, un secret maléfique enfermé dans un coffre qu'aucun de nous deux n'avons osé rouvrir. Nous n'en aborderons sans doute jamais le sujet et, bien que cela me soulage parfois, il y a encore en moi, un sentiment d'inachevé qui ne cesse de me poursuivre. Un puzzle dont les deux pièces centrales seraient détruites à jamais.
L'après midi même, je la rencontrais enfin.

Il devait être quatorze heures et demi. J'avais mangé seul à midi. Mes parents n'étaient toujours pas revenus du marché et ma sœur était partie chez une amie. Aussi, me suis-je décidé à partir en avance. Je mis quinze minutes pour arriver à l'entrée du bois, deux fois plus pour retrouver la clairière. Cela faisait des années que je n'y avais plus mis les pieds et beaucoup de choses avaient changées. Les passages empruntés autrefois étaient infestés de ronces et de mauvaises herbes. D'autres chemins, plus récents, avaient été faits entre-temps. Un peu perdu, j'utilisai ceux-ci sans connaître leurs buts. J'arrivai cependant à ma destination en ayant mis de côté tout sens de l'orientation. La clairière n'avait pas changé. J'avais craint d'être déçu en découvrant un petit endroit clairsemé que j'avais autrefois trouvé immense, mais ce ne fut pas le cas. Rien n'avait bougé. L'herbe verte ressemblait à un gazon de jardin et l'endroit était paradisiaque.
Marc était là. Il se tenait debout au milieu de la clairière, immobile comme une statue. Il me tournait le dos et ne m'avait pas entendu arriver. Je m'avançai à sa hauteur et observai son visage. Il fixait les arbres ou peut-être ce qu'il y avait derrière sans sourciller. Son sourire, figé lui aussi, me fit penser à ce que m'avait dit ma sœur. Je redoutais que la fille en question ne vienne pas.
- Marc ? Tu vas bien ?
Il ne répondit pas. J'attendis quelques secondes avant de me demander s'il s'était rendu compte de ma présence. Je levais la main pour lui taper sur l'épaule mais ne finis pas mon geste.
- Elle va arriver, me fit-il calmement. Ce n'est qu'une question de temps.
- Il n'est pas encore quinze heures, dis-je rassuré. Elle aura même peut-être du retard.
Marc ignora ma remarque, le regard toujours plongé dans le vide. J'étais sur le point de lui demander le prénom de celle que nous attendions quand le bruit de feuillage et de pas me coupa dans mon élan. Il venait d'en face de nous, derrière les arbres, se rapprochant doucement. Je jetai un coup d’œil à mon ami et vit son sourire s'agrandir.
- Elle arrive, m'annonça Marc.
- Elle a dû se tromper de chemin, il n'y a que des ronces et des broussailles là-dedans.
Ce que j'ai vu par la suite est non seulement difficile à expliquer, mais également à croire. Peut-être parce que même moi, je me refuse parfois de l'admettre. L'arbre était entouré de ronces épaisses comme un bras et personne n'aurait pu y pénétrer sans craindre de s'écorcher des pieds à la tête. La main apparut et agrippa doucement le tronc de l'arbre et les ongles, longs d'environ cinq centimètres s'enfoncèrent dans l'écorce.
J'essayai vainement de trouver une explication logique, me demandant si j'y voyais clair, s'il ne s'agissait pas d'un animal quelconque ou si tout simplement, je n'étais pas victime d'une hallucination. Le sourire de Marc me ramena à la réalité. Derrière cette main étrange aux allures humaines, il y avait celle que mon ami attendait. Je crois qu'à cet instant, je faillis frapper Marc. La stupéfaction et la peur me rendaient furieux contre lui, mais je ne bougeai pas. Je restai figé à observer la main et mon ami, mes yeux passant de l'une à l'autre sans comprendre la situation. Puis, le visage apparut sortant lui aussi des broussailles. Je poussai un cri de surprise en le découvrant. Hormis les yeux, le reste du visage était aussi vierge que les mannequins en plastique des boutiques de vêtements. La peau était pâle et lisse. Il n'y avait ni nez, ni bouche. Les yeux verts clairs et scintillants avaient quelque chose d'attirant et de beau. En l'espace d'un court instant, je compris ce que ressentais Marc. Il y avait dans le regard un côté rassurant et paisible et je me mis à envier mon ami. Je voulais rester ici indéfiniment, fixer ses yeux m'apportant le véritable bonheur. Ce sentiment ne dura pas plus de quelques secondes, mais il rodait encore comme une ombre lorsque je réussis à m'en détacher.
Les yeux verts balayèrent la clairière, se posèrent un court instant sur moi puis fixèrent Marc. Je n'avais aucune véritable notion du temps, mais je pense que la scène dura plus d'une heure. Le regard de Marc était plongé dans celui de la créature, le sourire béat de mon ami s'agrandit encore davantage. L'atmosphère de bonheur envahit l'endroit. Malgré cela, le doute grandissait au fur et à mesure que l'émanation de chair morte arrivait jusqu'à moi. Cette désagréable odeur devenait de plus en plus persistante et je compris qu'elle venait de la créature.
Marc fit un pas en avant. Puis un autre. Il s'approchait de celle dont il était tombé amoureux et se préparait à la rejoindre.
- Attends ! Lui criai-je en le retenant par le bras.
Il ne me répondit pas, trop concentré à se détacher de mon emprise pour continuer d'avancer.
- Marc ! Elle n'est pas humaine !
Je me précipitai en me mettant en face de lui et en lui tenant les épaules.
- Est-ce que tu te rends compte de ce que tu es en train de faire ? continuai-je de crier.
J'avais peur. Peur pour lui mais aussi pour moi.
- Tu ferais mieux de partir, me dit-il doucement d'une voix dénuée de sentiments. Elle ne t'apprécie pas beaucoup.
Pas un instant, il ne me regarda, trop obnubilé par celle qu'il voulait retrouver, son comportement me terrifiait.
- Marc ! Lui hurlai-je encore. Viens, on rentre !
Lorsque je finis ma phrase, Marc s'arrêta net. Il semblait avoir retrouvé un comportement normal, comme s'il sortir d'un état hypnotique. Son visage parut fatigué et des gouttes de sueur coulaient le long de ses joues.
- Je suis désolé, me fit-il confus.
Son sourire gêné me fit encore plus peur. Il annonçait une nouvelle que je ne voulais plus entendre.
- Je l'aime, reprit-il doucement. Et je sais qu'elle m'aime aussi...
- Marc, ne fais pas...
- Tout ira bien, t'inquiète pas mon vieux.
Résigné, je me retournai vers la créature. Elle comprit mes craintes et ma rancœur à son égard. Elle me fusilla du regard et ma peur grandit. Je sentais qu'elle me menaçait. si j'avais la moindre intention de me mettre en travers de sa route, elle m'éliminerait, j'en étais persuadé.
- À la prochaine, me fit Marc en marchant.
Cette fois, je le laissai partir. Rien n'aurait pu le faire changer d'avis. Je restai ainsi, à le regarder s'éloigner. Il s'enfonçait dans l’épais maquis sans réagir aux multiples ronces qui lui écorchaient les mains et le visage. Les yeux verts scintillaient avec une intensité telle, que je ne pouvais les regarder plus longtemps sans craindre de devenir fou ou aveugle.
Quelques secondes plus tard, ils étaient partis. J'attendis encore un peu, espérant un bref sursaut et un retour de Marc, mais évidemment, ce ne fut pas le cas. Choqué et déstabilisé, je me mis en route vers la ville. Je ne me perdis pas et atterris sur la route principale de Traganne dix minutes après mon départ. Je ne dis pas au revoir à mes parents, ni à ma sœur. Je pris la voiture et quittai la ville, les mains tremblantes, cramponnées au volant, la tête embrouillées par les scènes que j'avais vécues. Lorsque j'arrivai chez moi, je me couchai immédiatement et étonnement, m'endormis aussitôt.

Le téléphone portable sonna le lendemain matin aux alentours de dix heures. J'étais encore au lit et répondis d'une voix pâteuse et mal assurée.
- Lucas ?
La voix tremblante de ma sœur me sortit de ma torpeur.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? demandai-je en sortant du lit.
Elle m'annonça la mort de mon meilleur ami et fondit en larmes.
- Il a été retrouvé par un promeneur, tôt ce matin. Certains disent qu'il avait des griffures partout sur lui. Ils pensent qu'un ours aurait pu faire ça.
- Il n'y a pas d'ours à Traganne, murmurai-je.
- Quoi ?
- Non rien. Merci d'avoir appelé.
- Tu viendras pour l'enterrement ? demanda-t-elle.
J'ignorai la question et la remerciai encore avant de raccrocher.

Je ne suis pas allé à l'enterrement. Six mois plus tard, je retournai à Traganne. C'était le temps qu'il m'avait fallu pour digérer cette histoire. Pour comprendre, essayer de mettre des mots sur quelque chose d'inexplicable. La mort de Marc me paraît plus étrange encore que le reste. Parce que malgré la panique et la terreur qui s'étaient emparées de moi lorsque je m'étais trouvé confronté à la créature, malgré l'odeur de mort qui envahissait la clairière, j'avais compris une chose. Ils s'aimaient. Je l'avais vu, je l'avais senti dans leurs regards lorsqu'ils étaient plongés l'un dans l'autre et que l'atmosphère de bonheur planait sur nous. Marc l'aimait, cela ne fait aucun doute. Et bien que j'ai parfois du mal à l'admettre, je sais tout au fond de moi que je ne peux expliquer la mort de mon ami. Parce que je sais qu'elle l'aimait aussi.
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Tord

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MessageSujet: Re: La clairière   Sam 25 Fév - 16:04

Putain, c'est super long en plus !
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Maître Kong

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MessageSujet: Re: La clairière   Sam 25 Fév - 16:57

Cher Tord.

Vous dites avoir écrit ce texte dans le cadre d'un concours, mais lequel donc?
Vous dites l'avoir écrit très vite, par manque de temps. Pourquoi ne l'avez-vous pas repris plus tard?
Cela aurait été, me semble-t-il, une bonne chose.

Le sujet du concours était difficile, il est vrai et je pense que vous avez trouvé une idée pas trop mauvaise.
Cela dit, certains détails sont déplaisants: la longueur du texte, que vous citée par ailleurs. Ceci ne serait pas un problème si vous aviez pris le temps de débroussailler et de d'améliorer tout cela. Vous partez dès fois dans des détails un peu inutiles, comme l'histoire de la tarte par exemple, qui s'avéra délicieuse.
De plus, je trouve dommage que vous répétiez à plusieurs reprises que le bonhomme meurt à la fin, c'est du gros spoiling mal mis en scène ici. Il aurait mieux valu éviter les "deux jours plus tard, il était mort". Si on connaît la fin, pourquoi continuer? Cette idée peut être parfois excellente mais est très dure à utiliser correctement. La plupart du temps, on utilise ce système que dans les résumés en cachant la finalité (la mort...) sous une belle phrase métaphorique du genre "sans douter que sa vie en serait à jamais bouleversée".
Le début traîne par ailleurs vraiment en longueur. Le suspens, c'est dur à orchestrer. Vous fournissez des détails insignifiants, trop. Paradoxalement, certains détails intéressants, vous ne les donnez pas: quel âge à la soeur? Parce que dans ma tête j'imaginais une petite soeur de 9 piges, mais quand elle a sorti le paquet de marlboro... De même, vous ne donnez aucune description (succincte) des personnages. Les décors eux mêmes sont mis au trapet, hormis la clairière qui est très sommairement présentée.

Bon, ceci étant dit, je n'ai pas envie que vous pensiez que Mk, il est méchant et qu'il est là pour dire que tout est pourri. Non, car l'idée de base n'est pas mauvaise du tout, c'est juste qu'elle est mal mise en scène.
Vous avez bien su par exemple faire planer le mystère sur l'élue du coeur. Même si, personnellement, je me suis très vite douté que ce n'était pas une femelle ni même une quelconque créature humaine. De là à imaginer une biquette ou alors la lune, non hin. Mais du coup, on se demande bien qui est cette mystérieuse personne.
Puis, le moment de la rencontre avec celle-ci. Je dirai que ça manque un peu de réaction, ou en tout cas, vous n'avez pas assez décrit: la peur de Lucas, l'horreur quand il constate que ce n'est pas un humain... Il devrait se poser bien des questions, et surtout... paniquer. On ne le ressent pas tellement.
De même, cela paraît bizarre qu'une telle créature existe que personne d'autre n'ait été attrapée auparavant. Le monde réaliste que vous décrivez fait que l'on a du mal à trouver cela crédible. Ce type de créature existe dans les contes, mais comment transposer cela dans une histoire qui se passe au 21° siècle? Là est toute la difficulté.
Cela dit, vous avez cette fois-ci pris le temps de décrire un peu plus la bestiole, vous avez même évoqué l'odeur.

J'espère ne pas vous avoir découragé en disant tout cela. Je vous encourage vivement à reprendre ce texte et à le revisiter, réecrire, améliorer. Voyez-vous, Gustave Eiffel, avant de faire sa grande tour, il a du en faire des croquis, des maquettes et des prototypes!
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Tord

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MessageSujet: Re: La clairière   Sam 25 Fév - 19:09

Ah non mais j'ai pas de problème avec les critiques hein. J'ai toujours le joker artiste incompris sur moi au cas où.

Mais sinon, c'est vrai que ouais, y a plein de trucs à retravailler, la forme surtout. Pour la longueur, c'était dans les règles du concours. Bon pour les détails insignifiants, moi j'aime bien l'idée de la tarte (en même temps oui c'est logique, sinon je l'aurais pas mise), et j'ai pas l'impression que ce soit vraiment ça le problème. Mais ouais, y a des détails plus intéressants pour l'intrigue que j'aurais sans doute dû ajouter. Et surtout, retravailler la forme du texte, les phrases mal dites et tout et tout. Bon cela dit, moi j'aime bien mon texte en fait hein, mais c'est ptet parce que j'ai un égo démesuré et que je suis mon premier fan.

Mais outre l'énorme claque que j'arrive à parer avec joker "artiste incompris", c'est sympa d'avoir lu un truc aussi long ! Merci !
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Azraël

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MessageSujet: Re: La clairière   Mar 28 Fév - 14:56

Souvent, je ne lis pas ce qui a été déjà dit avant de moi-même commenter pour éviter toute influence. Tout dépend de mon humeur. Cette fois, je suis passé par le commentaire de Maître Kong avant de m'atteler à ma propre critique de ce texte, et j'en suis satisfait. Parce que je ne suis pas d'accord sur bien des points.

Les détails insignifiants, déjà. La tarte délicieuse, Marc qui ne met pas de sucre dans son café... Ces détails, de prime abord sans importance, sont autant de petites marques de nostalgie de la part du narrateur, encore hanté par cette histoire. On dit que lorsqu'une personne part, ce sont les détails du quotidien qui nous manquent. Je pense que c'est l'idée ici. Après, ce n'est que ma vision de la chose, je me trompe peut-être. En tout cas c'est ainsi que je l'ai ressenti, et j'ai apprécié.

Concernant le suspens, j'ai trouvé au contraire qu'il était bien amené. On tombe vite dans le lourd, dans ces cas là. Les auteurs se croient forcés d'en faire trois tonnes en répétant toutes les deux lignes qu'un personnage va mourir le lendemain mais que le protagoniste n'en avait pas encore la moindre idée à ce moment là ou que, sans jamais s'en douter, il allait commettre l'irréparable d'ici une heure. Loin de ces auteurs qui manient cet art avec autant de subtilité qu'un éléphant lors de son premier cours de danse classique, tu dissémines les réflexions intrigantes de l'auteur au cours du texte sans que le lecteur ait l'impression de voir une grosse flèche clignotante au-dessus du personnage, indiquant "LE MEILLEUR AMI DE CE MONSIEUR VA MOURIR BIENTOT ET C'EST TRES TRES BIZARRE" !
Bon, nuançons tout de même. Tu intrigues, mais on se doute très rapidement que la dulcinée de Marc n'a rien d'humain. Par contre, si ce détail ne nous a pas échappé, le lecteur ne manquera pas de se demander, tout au long du texte, la raison de la mort de Marc... Ce à quoi il n'obtiendra aucune réponse. Alors certes on peut tenter d'imaginer, on peut supposer... Mais quand le point central du texte en vient à être le suspens que tu as choisi d'installer, tu ne peux simplement pas ne pas l'expliquer une fois la fin arrivée ! C'est comme si tu écrivais une enquête policière pour, finalement, ne pas révéler l'identité du meurtrier à la fin. Alors certes, tu pourras me dire que ton texte soulevait également la question de l'identité de la personne dont Marc était amoureux... Mais la raison de sa mort a pris une place bien trop importante dans l'intrigue pour ne pas aller au bout.

Finissons cette critique sur un point positif malgré tout, puisque le bilan que j'en fais, personnellement, l'est : j'ai éprouvé la plus grande facilité du monde à me mettre à la place de ton narrateur, à ressentir sa peur, sa détresse, son amitié profonde, et le traumatisme qui le hante au souvenir de la perte de son meilleur ami. Je ne vais pas en expliquer la raison, je pense que cela doit être subjectif puisque Maître Kong n'est pas de cet avis, mais tout cela à marché avec moi. Si bien que je vais mettre la forme de côté, oublier les quelques fautes que tu peux facilement corriger, et me contenter de te féliciter pour ce texte qui, malgré sa longueur, m'a captivé.
Et crois moi, avec un sujet comme "Ils n'auraient pas dû s'aimer", c'était pas gagné.
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Maître Kong

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MessageSujet: Re: La clairière   Mar 28 Fév - 19:41

Cher Azrael, désolé si mon analyse était un peu brusque Wink
Je trouve l'idée effectivement très bonne, mais c'est vrai que Mk, il a souvent du mal à s'immerger dans les textes courts comme ceux-ci. Non pas qu'ils ne soient pas intéressants, captivants et tout cequi s'ensuit. Ce doit être un problème de concentration + un problème de ne pas réussir à imaginer les choses dans mon neurone comme bien des gens le font normalement à la lecture.
Vous soulevez un point que j'avais oublié et pourtant essentiel: mais pourquoi le bonhomme, il meurt à la fin, que lui est-il arrivé exactement?
J'avoue, on a envie de savoir, mais est-ce nécessaire d'expliquer précisément la chose? Justement, cela laisse bien du mystère.
Cela dit, si le coeur vous dit de reprendre cette histoire pour en faire une nouvelle plus longue, il serait très bien de vous pencher sur la question. Notamment, peut-être, ceci n'est qu'une idée!, en présentant d'autres "meurtres" de ce type, avec un bonhomme qui s'y met à s'y intéresser, à tous ces morts suspects et similaires... AHA. Ce serait fun.
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Azraël

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MessageSujet: Re: La clairière   Mar 28 Fév - 19:50

Oh ne nous excusez pas. Ce n'est pas moi qui vais reprocher à qui que ce soit de faire des analyses un peu brusques.
Le mystère, oui. Mais il faut laisser planer un doute, la porte doit rester ouverte aux analyses et aux suppositions. Là, c'est assez limité, puisque l'on comprend que Marc a été tué par sa douce, mais le narrateur insiste lourdement sur le fait qu'elle l'aimait. Quitte à laisser une part de mystère, il aurait peut être fallu malgré tout soulever un pan du rideau pour entrapercevoir la solution.
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Tord

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MessageSujet: Re: La clairière   Mar 28 Fév - 20:49

Merci pour la critique ! Ca fait plaisir de savoir qu'on est pas seul à aimer son texte !

Sinon pour en revenir à la fin, je dois avouer que j'aime beaucoup laisser planer le doute sans donner une seule explication et c'est ce que je fais en général sur la plupart de mes textes. Et en plus, ici par exemple, je serai incapable de te donner les raisons de la mort du type parce que moi-même je les connais pas. Ce qui fait pas trop la classe, là du coup, je le concède.

Mais t'as raison sur la dernière phrase, il aurait peut-être fallu donner un petit d'indice pourlaissant supposer un truc génial de fin. Mais bon, comme je l'ai dit, je la connaissais pas la fin. Quel con.


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Azraël

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MessageSujet: Re: La clairière   Mar 28 Fév - 20:55

Dommage, en effet ! Parce que du coup tu donnes l'impression que tu joues avec du suspens mais que, finalement, tu ne sais pas trop pourquoi. Tu utilises des outils et des planches sans savoir à quoi va ressembler la construction finale. Et alors que tu es bien parti, tu laisses tout en plan et tu t'en vas. Un texte se soigne du début à la fin, tout l'histoire doit être maîtrisée par son auteur... Vraiment dommage que cela se termine comme ça parce que le texte est vraiment très bon.
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Aleyna

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MessageSujet: Re: La clairière   Mer 29 Fév - 4:31

Allez, il est temps que je commente ce texte, parce que pour dire la vérité, je l'ai lu il y a quelques jours. J'ai bien aimé, personnellement, cela m'a fait penser aux souvenirs que j'ai des textes de Maupassant. (Après, ça fait super longtemps que je les ai pas lu, mais j'ai un souvenir marquant de la Main : c'est bien Maupassant hein ? Ou Edgar A. Poe ? J'sais plus bien).
Tout comme Azraël, j'ai bien aimé et les petits détails ne m'ont pas dérangé. Quand une histoire marquante nous arrive, on a tendance à se souvenir de ces petits détails insignifiants, donc ça ne me dérange pas.
Seule déception : mais il est mort comment alors ? Je pensais que la créature inhumaine l'avait tué par "accident". Bon, pour caricaturer, comme Edward lors de sa nuit de noces avec Bella, il l'a presque tuée parce qu'il ne se rendait pas compte de sa force. Désolée pour la référence Twilight, hein !
Donc voilà, j'ai bien aimé ton texte quand même, j'ai trouvé ça bien amené et tout et tout (;
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Myrien
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MessageSujet: Re: La clairière   Mer 29 Fév - 18:06

Suivant l'habitude d'Azraël, j'ai lu ton texte, et je commente avant de lire les commentaires.

Tu m'as captivé. Depuis ce matin je me tâte, parce que je trouvais ça très long. Puis finalement j'ai copié ça sous Word et me suis lancé. Tu m'as captivé. Deux fois.

On est tenu du début à la fin, soigneusement accompagné, avec des détails "qui ne servent à rien"normalement ("je retournai prendre ma part de tarte, elle était délicieuse"), mais qui sont ni trop longs, ni décalé. Ils nous aide à nous insérer dans le récit, à rendre le personnage humain, et... bref, très bien. Ca donne du cachet au texte.

Il y avait quelques fautes d'orthographe mais je n'en ai pas compter plus de 4 ou 5, donc je ne les ai même pas relevé. En revanche, à plusieurs reprises, tu as mis des virgules qui, pour moi en tout cas, sont inutiles. En voici un exemple
Citation :
Les yeux verts scintillaient avec une intensité telle, que je ne pouvais les regarder plus longtemps sans craindre de devenir fou ou aveugle.
Cette virgule me coupe dans ma phrase et je ne vois pas son intérêt. Ce n'est peut-être que moi mais voila. Et je l'ai donc retrouvé plusieurs fois.

Ton histoire, dans sa construction, me fait penser (très fortement) aux nouvelles fantastiques traditionnelles comme Wells avec La porte dans le mur. Le récit est fait par une tierce personne qui voudrait ne pas croire à l'histoire qu'elle raconte elle-même. La révélation, par palier de suspens, se fait progressivement, tout comme l'entrée dans le fantastique, dans l'incroyable. C'est très bien amené et si tu n'as pas lu le texte que j'ai cité, je te propose de la faire.

On ne sait pas où on va, mais on suit le narrateur avec plaisir et avidité. Encore ici, chapeau, tu m'as accroché. Et pour finir, je dirais qu'à partir du thème imposé, c'est très original. Voila un concurrent de premier choix pour le concours !

Et euh... Ben voila. Peu de critique constructive sur le fond et la forme, j'ai vraiment beaucoup aimé et c'est le genre de texte que j'apprécie beaucoup.

EDIT post lecture des commentaires :
Az' a mieux expliqué que moi l'épisode de la tarte et du sucre. Si je n'étais pas clair, relis son petit paragraphe, lors de son premier commentaire.

La fin ne m'a pas chagriné, le narrateur ne sait pas. Personne ne sait. C'est comme ça. Yeah baby !

Maître Kong a soulevé l'idée de la biche et de la lune. J'avoue que l'idée m'a forcément traversé l'esprit et le texte, en révélation progressive, nous permet de rapidement écarter les idées fausses comme celles-ci, jusqu'à ce qu'on ai presque plus qu'une idée : un être "différent". Donc dans mon cas, à ce niveau-là aussi c'est bien fait.

Peut-être me reprochera-t-on d'en faire un peu trop. Mais quand j'ai beaucoup aimé un texte, j'aime expliquer pourquoi. Et comme je n'arrive pas à faire court...

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Reminds-me



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MessageSujet: Re: La clairière   Ven 2 Mar - 3:34

Personnellement, pour un texte "fait à vitesse grand V", je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus bâclé.

Ayant survolé les critiques des autres membres, de mon côté, je peux dire que j'ai apprécié les détails en lien avec la tarte, entre autres. Cela donne un côté plus vivant, plus humain à ton histoire selon moi.

Malgré le fait que j'aie trouvé la chute finale un peu trop rapide (en comparaison avec la préparation à la rencontre de la "bête"), j'ai adoré ta description de l'amoureuse de Marc. Elle m'a captivée et donné des frissons.

Je ne suis pas déçue d'avoir lu ton texte en tout cas.
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Tord

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MessageSujet: Re: La clairière   Ven 2 Mar - 11:45

Yeaaaaah ! Merci pour vos critiques, ça déchire sa race ! Bon alors, si j'ai bien compris la fin, des fois ça va, des fois c'est trop rapide et pas assez clair. J'aime bien cette idée !

Merci Reminds-me d'avoir lu parce que c'était quand même long hein.

Non Myrien, j'ai jamais lu La porte dans le mur, mais rien que le titre, ça donne envie. Pour les virgules, c'est vrai que j'ai tendance à en mettre plein et je sais même pas pourquoi des fois. Je me dis "tiens, une virgule ici c'est bien !", fait assez con, je te l'avoue. Et si si , t'as bien expliqué aussi la tarte Very Happy

Sinon Aleyna, oui je crois bien que La main, c'était Maupassant. D'ailleurs, il déchire tout avec ces textes lui !

Citation :
Bon, pour caricaturer, comme Edward lors de sa nuit de noces avec Bella, il l'a presque tuée parce qu'il ne se rendait pas compte de sa force

Il en a une si grosse que ça !?





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Iniourfeïss

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MessageSujet: Re: La clairière   Mar 20 Mar - 22:08

Après avoir fait mariner longtemps ce texte, je me suis décidé à le lire.
Moi, avant de commenter je lis les autres, et au risque de te rendre invivable à cause de ton ego démesuré, je te le dis : Ton texte, je l'ai trouvé géant. TOUT !

J'étais tenu en haleine, et violemment ! Comment est-il mort ? Que lui est-il arrivé ? J'ai pensé à une maladie mentale, un peu déçu si ça avait été ça, car trop prévisible pour moi. Et le fait qu'un truc fantastique se pointe et démonte Marc m'a un peu cassé mon orgueil. J'me suis dit : Ah ouais, j'avais pas prévu l'option : J'me tape un délire et j'invente un monstre-succube.

Je rejoins énormément l'avis d'Azraël. Je suis d'accord avec tout, sauf sur le fait de ne pas savoir comment il est mort, j'm'en fichais un peu. Trop satisfait par le suspens bien inséré. La narration me plaisait, et comme dit précédemment, j'étais dans le personnage. M'imaginant tenir Marc par les épaules en lui disant : C'est pas humain, mon ami ! Recule !
Je lis à chaque fois tes textes avec un calme effrayant et solitaire.

J'avais déjà bien aimé l'autre texte, et celui-ci n'amorce aucun déclin.

Bravo !

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Roselia

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MessageSujet: Re: La clairière   Mer 21 Mar - 10:22

Bon, je préviens avant tout que je ne suis pas une lumière quand il s'agit de faire des critiques de texte (nullité de naissance ou gentillesse exacerbée, telle est la question).

Je dirais ensuite que j'ai lu et bien aimé. Ce n'est pas le genre de texte que je lis d'habitude mais, je me suis lancée et finalement, j'ai lu jusqu'au bout. Il faut dire que je suis dotée d'une curiosité parfois maladive et qu'une fois que je me met à me poser des questions, je VEUX avoir des réponses xD

Et des questions, on s'en pose beaucoup avec ce texte et certaines ne trouvent pas de réponse. Comme celles sur la mort de Marc. J'avoue que la fin de ton texte m'a...frustrée en quelque sorte. J'aurais vraiment aimé savoir ce qu'il c'était passé et j'ai du mal à me dire que le meilleur ami ne cherche pas à savoir (mais bon, il faut simplement que j'accepte que tout le monde n'est pas doté de cette même curiosité ^^')

Bref, j'ai assez bien aimé, c'est bien écrit, la longueur ne me gêne pas (pour le coup, si ça avait pu apporter des réponses, j'aurais bien voulu qu'il soit plus long xD). Ce qui me gêne est donc l'absence de réponse mais, c'est sûrement voulu alors...
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Tord

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MessageSujet: Re: La clairière   Sam 24 Mar - 12:08

Yeah ! Merci pour vos commentaire, ça fait bien plaisir ! Oui Roselia, l'absence de réponse est voulue puisque moi même je ne la connaissais pas en fait !

Et Oui Iniourfeiss, ton commentaire me permet effectivement de me la péter encore plus ! Very Happy
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Laélia

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MessageSujet: Re: La clairière   Dim 25 Mar - 23:41

Je viens juste de lire ton texte, j'ai survolé les commentaires avant de donner mon avis que voici.

J'ai été totalement emportée par l'histoire, je n'ai pas décroché un seul instant. Et en le lisant, j'avais le sentiment que le personnage existait vraiment et qu'il se souvenait vraiment de son ami, de sa mort. J'ai bien aimé les descriptions, j'ai totalement vécu l'histoire, comme si j'étais debout près de lui et vivait les instant en même temps que lui.
Un grand merci pour cette lecture qui ne m'a pas semblé longue du tout.
Je ne suis pas doué pour faire de grande critique surtout à cette heure ci donc je n'irais pas plus loin mais pour un concours raté moi je trouve que tu n'as pas tout perdu, tu as réussis à nous séduire, nous^^. En tout cas moi lol.
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Tord

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MessageSujet: Re: La clairière   Ven 25 Mai - 13:53

Ouaaaaaais ! Mon égo démesuré te remercie pour cette critique sympathique ! Very Happy
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