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 Nouvelle: Tu es ta mort

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BlutEngel

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MessageSujet: Nouvelle: Tu es ta mort   Mar 11 Oct - 15:14

Tu es ta mort

Fiesta?
Elle venait à peine de finir ses études. Elle venait à peine d'empocher son doctorat. Jeune femme encore relativement ignorante de la vie active, Charlie préféra fêter la fin de ses études seule dans son appartement pourri de 30 m². Elle exagéra sur la tequila et s'endormit, vautrée sur le canapé. Le lendemain, elle eut les félicitations de sa tante, qui fut pour elle une seconde mère. Elle n'en éprouvait pas forcément de la joie; Charlie aurait préféré entendre la voix de sa mère pour une fois. Elle finit par déprimer le reste de la journée, essayant de se remonter le moral en ingurgitant de golden-grahams et en fumant. Échec sur toute la ligne. Si des céréales pouvaient réellement servir d’antidépresseurs, ce serait génial.
Charlie ne tarda pas à envoyer des C.V un peu partout pour tenter d'avoir un poste la rentrée suivante -c'était assez difficile dans le sens où elle n'était pas la seule à se pointer avec un doctorat d'anglais sous le bras. Son attente impatiente en fit pâtir ses pauvres chaussures. Tous les jours, elle attendait le facteur en bas de l'immeuble, en raclant énergétiquement les semelles contre le sol ou le mur. Un beau matin, enfin, elle eut une réponse. Un sourire béat était accroché à ses lèvres. L'université de Grenoble souhaitait s'entretenir avec elle un peu plus tard pendant les vacances. Sa joie, hélas!ne fut que de courte durée, lorsque sa tante l'appela pour lui reprocher de ne pas assez donner de ses nouvelles, parce qu'elle en avait marre de faire un rapport complet à toute la famille. Charlie l'envoya paître, et fut furieuse tout le restant de la journée. Dans la soirée, elle eut un autre coup de fil, qui finit de l'achever.
- Bonsoir, suis-je bien au domicile de mademoiselle Lloyd?
C'était le président même de l'université Paul Valéry, fac de lettres de Montpellier!
- Bonsoir, c'est elle-même, répondit Charlie, surprise.
- Cela vous pose-t-il problème de venir à la faculté après-demain à 14 heures au service administratif? Le président de l'université de Grenoble et moi-même désirons parler avec vous.
- Heu, non, il n'y a aucun problème.
- Je vous prie d'agréer mes respects; au revoir et merci.
- Au revoir.
Charlie trouvait cette conversation un peu tirée par les cheveux. Que pouvaient bien lui vouloir deux présidents? Elle tenta d'oublier en écoutant un groupe de hard rock, et s'endormit sur ces entrefaites.

Première apparition et premier meurtre:
Le jour-j, Charlie retourna à l'université.
«Moi qui pensais ne plus jamais y mettre les pieds, se dit-elle.»
Elle trouva aisément les deux présidents. L'ambiance était tendue. En effet, les deux hommes ne firent que discuter avec virulence pendant un bon moment. L'un aurait aimé garder Charlie, et l'intégrer dans son équipe pédagogique, et l'autre la désirait tout autant, parce que ses aptitudes étaient enviables. Charlie, qui était écartée d'un sort qui lui était propre, commença à s'ennuyer ferme et bailla sans retenue; mais ses interlocuteurs n'y prêtèrent pas plus attention, absorbés dans leurs argumentations. Ces idioties lui coururent vite sur le haricot. La jeune femme se leva, prit son sac, allait partir quand ils se souvinrent qu'elle était là.
- Où allez-vous, demanda le président de Montpellier, surpris.
- Chez moi, répondit-elle du tac au tac. Je n'aime pas les tournures que cela prend. Je vous recontacterai quand vous vous aurez décidés, il m'importe de savoir si je reste ici ou si je vais ailleurs.
- Mais...
Elle ouvrit la porte en grand et la claqua derrière elle. Ce fut malheureusement comme si elle avait parlé dans le vent, les deux hommes reprenant leur «débat» là où ils s'en étaient arrêtés. Charlie, se demandant où cela la mènera, regarda vaguement par le rétroviseur de sa voiture et nota que son air faisait pitié à voir.
La jeune femme se retrouvait sur l'avenue de la Liberté, lorsqu'elle vit à quelques mètres devant elle une sorte de silhouette se tenir en plein milieu de la voie. Elle se frotta les yeux énergétiquement, pensant que c'était un abus quelconque. Mais cette silhouette avait l'air d'être vraiment là et ne se décida pas à bouger, au point que la voiture lui rentra dedans. Personne ne semblait voir l'auteur de ce froissement de tôle, ce qui parut bien étrange. Charlie ne se démonta par pour autant, et accepta le fait qu'il fallait l'éviter à tout prix. La silhouette, comme si elle avait deviné ses intentions, se glissa sur la gauche, et la jeune femme se serra contre le trottoir pour la contourner. Ceci se reproduit en vice-versa, et dura un bon moment. Charlie crut faire un slalom géant, et ses nerfs commençaient à perdre patience, quand, elle fut propulsée sur la voie inverse. Avant qu'elle ne comprenne ce qu'il lui arrivait, elle eut droit à un joli carambolage. Le noir complet.
Plusieurs heures plus tard, elle se vit sur un lit d'hôpital avec un poignet cassé, des hématomes et le visage couvert de coupures diverses. Charlie fronça les sourcils, ne se souvenant pas de comment elle avait atterri là. Puis, peu à peu, un souvenir vague d'un slalom tiré par les cheveux lui revint en mémoire, et elle resta figée dans son lit, se questionnant de la fiabilité de ses souvenirs.
La première personne qui se précipita à son chevet fut sans conteste sa tante, qui affichait un air mi-figue, mi-raisin.
- Comment se fait-il que tu te sois retrouvée ici, tempêta-t-elle.
Charlie ne répondit pas, admirant son poignet cassé, attendant que sa tante se soit un tantinet calmée. Ce qui n'arriverait pas, apparemment.
- Tu n'aurais pas bu, ou pris autre substance?
Étincelles venimeuses.
- Non, et tu devrais te mettre dans l'idée que je suis plus ou moins clean désormais, rétorqua la jeune femme, se souvenant de comment elle avait fêté son diplôme.
Charlie avait suivi il y a quelques années une cure de désintoxication, qui avait fini par porter ses fruits. La tante, qui n'y croyait pas plus qu'au père Noël, nota une surprise non feinte.
- Bon, ok, j'ai bu pour fêter mon diplôme, c'est tout, concéda Charlie en fermant les yeux.
Regards insistants.
- Vraiment, ajouta-t-elle, d'un ton de dire «rentre-toi ça bien dans la tête, faudra t'y faire».
- Ne me parle pas sur ce ton, s'emporta sa tante en se levant d'un coup.
- Oh, ça va! Tu ne vas pas commencer ton numéro non plus! T'as tendu le bâton, je te le rends volontiers! Et puis, si ça t'ennuie tant que ça de venir, je ne t'y ai pas forcée!
- Très bien, j'ai compris!
Elle partit sur ces mots, montée sur ses quatre chevaux, et l'air fier. Charlie, sur les gonds, courut pour la rattraper. Sa tante était déjà dans l'ascenseur, et la jeune femme bloqua les portes automatiques et la saisit par les épaules.
- Tu as fait beaucoup pour moi, mais rappelle-toi que je ne suis pas ta fille pour autant, et qu'il s'est passé des choses depuis. Il faut que tu l'admettes, vu?
Elle la lâcha aussitôt, sans lui laisser le temps de répliquer quoi que ce soit et retourna dans sa chambre.
Le soir venu, l'infirmière passa pour lui prodiguer les soins quotidiens. Charlie n'aimait pas cela car elle n'apprécie guère le fait qu'on la touche; mais avant tout, c'était l'idée de voir l'état de son poignet qui la révulsait. D'un coup, la silhouette apparut sans crier gare. La même que sur la voie rapide. Elle sortit de nulle part un objet dont la objet faisait 15 centimètres et donna des coups dans le corps de la pauvre infirmière qui hurla à mort. Du sang coulait partout, comme s'il lui fallait en faire des tonnes. Charlie trembla, et crut s'évanouir d'horreur, mais ce fut comme si ses yeux s'interdisaient de se fermer devant une telle scène.
Un groupe de médecins passant par là, s'arrêta aussitôt, choqués de voir un objet volant tuer un membre du personnel soignant, devant un témoin pétrifié de peur sur son lit. Ils rentrèrent en trombe dans la pièce. La silhouette arrêta son massacre et disparut comme elle était apparue. L'infirmière gisait au sol. N'y tenant plus, Charlie se précipita aux toilettes pour vomir tout son soûl, tremblant comme elle n'avait pu le faire jusqu'alors.

La silhouette frappe à nouveau.
- Que...Que s'est-il passé, lâcha dubitativement l'un des médecins.
- Elle... la silhouette...venue pour la tuer, réussit à articuler Charlie encore sous le choc.
- Pardon?
- La silhouette!
- Quelle silhouette? Vous étiez seule avec l'infirmière, rétorqua un autre médecin.
La jeune femme n'insista pas et s'allongea, les jambes flageolantes et l'esprit perturbé. Les médecins sortirent sur ces entrefaites; après avoir demandé à ce qu'on amène le corps de la bonne femme dans un lieu plus adéquat. Horrifiés, ils décidèrent qu'on n'approche plus Charlie.
Cela faisait 10 jours sans que la jeune femme ne vit qui que ce soit. Voyant qu'il ne s'était rien passé de semblable entretemps, les médecins choisirent un infirmier pour s'occuper de la patiente. Celui-ci arriva dans la chambre, le plus naturellement du monde et lui prodigua les soins nécessaires et lui disant au passage que son poignet s'en tirait bien. Il ne se passa rien de notable. Quand ils jugèrent qu'elle était retapée, ils la laissèrent sortir.
Plusieurs jours se passèrent sans silhouette, ni meurtre. Charlie finit par se dire que ce n'était que le fruit de son imagination, et elle songea qu'après un bon dodo dans son appartement, tout rentrerait dans l'ordre. Le lendemain, son père lui rendit visite, et fut surpris de la voir tirer une tête bizarre. La jeune femme avait très mal dormi, et plus encore, elle avait rêvé qu'on s'en prenait à ses parents. Alors, la première chose cohérente -ou presque- qu'elle fit fut de prendre son paternel par les épaules, les yeux écarquillés par la peur et la fatigue, et lâcha de but en blanc:
- Elle est où, maman?
- Ben...A la maison, pourquoi?
- Toute seule?
- Ben, oui, répondit-il, ne voyant pas où sa fille voulait en venir.
- Fallait pas! T'aurais du la prendre avec toi!
Elle prit par le poignet, se précipita dans les escaliers, et sortit en trombe de l'immeuble, l'air paniqué.
- Peux-tu me dire ce que tout ce cirque signifie, s'emporta monsieur Lloyd.
Elle ne lui répondit pas, et prit les devants, en rentrant dans la voiture de son père côté conducteur.
- Ah non! Je te signale que tu ne peux pas conduire vu l'état de ton poignet!
- Il en va de la vie de ta femme, murmura-t-elle entre ses dents. On s'en fiche de mon poignet. Donne-moi les clefs, et vite, le pressa-t-elle en voyant sa non-réaction.
Il finit par céder, pensant qu'en se pliant à sa nouvelle lubie, elle se calmerait bientôt.
Charlie ne se fit pas prier par le champignon, ce qui fit grimacer son père.
- Heu...Il y a des radars, ironisa-t-il.
- Ben, alors, souris. C'est pas tous les jours que tu te fais prendre en photo par les flics, lui répondit-elle sur le même ton.
Raté, il se tut, résigné. Ils arrivèrent à St Georges d'Orques, petit village à 7 kilomètres du centre de Montpellier.
- Diantre! La maison!
Elle ne put en dire plus, tant elle était estomaquée. Son père s'avança, ouvrit le portail et chercha son épouse dans tout ce fatras d'incendie. Madame Lloyd apparut rapidement, apparemment saine et sauve, mais complètement secouée. Soulagement, ils se précipitèrent pour se serrer dans leurs bras.
La silhouette apparut brièvement, ce qui fit sortir de ses gonds Charlie. Elle lâcha un micmac de jurons bien choisis.
- A qui parlais-tu, demanda sa mère.
- A cette satanée silhouette, répondit la jeune femme sur le vif.
- Heu...tu es sûre que ça va?
Charlie se tut aussitôt. Bien plus tard, elle put retourner dans son petit chez elle.

Une mauvaise nouvelle sur le «Midi Libre»
Trois jours plus tard, Charlie lut sur le Midi Libre un article sordide traitant d'une maison qui avait brûlé, autre que celle de ses parents. Trouvant cela étrange, elle le lut attentivement et apprit ainsi que le propriétaire n'était que Pierre Lloyd, son propre frère! Encore un coup de la silhouette, se dit-elle, emportée dans son élan. Elle mit du temps à se calmer et finit par appeler sa soeur, pour voir si celle-ci était au courant.
- Tu sais où se trouve Pierre?
- Chez lui, non?
Charlie soupira d'indignation.
- Regarde le Midi Libre à la page 13...
Fouillis, silence puis exclamation.
- Oh mon Dieu, réussit à dire sa sœur. Mais...
- Encore la silhouette, pensa tout haut Charlie.
- C'est quoi cette histoire? Charlie, tu es sûre que ça va?
Elle lui raccrocha au nez, avant qu'elle parte dans un discours enlisant et pesant.
Charlie décida d'aller sur les lieux du crime pour constater de ses propres yeux si cet incident ressemblait à celui dont étaient victimes ses parents. Des inspecteurs et spécialistes grouillaient sur place. L'un d'eux sursauta lorsqu'il vit Charlie à seulement quelques centimètres de lui.
- Qui êtes-vous, demanda-t-il, essayant vainement de masquer sa surprise.
- Charlie Lloyd, sœur du proprio, répondit-elle.
Son attention fut vite captivée par une conversation adjacente. En effet, des experts posaient les premières hypothèses sur la raison de cet incendie. Selon eux, ce fut un appareil ménager. Ce que la jeune femme trouvait de déplacé, toujours dans son raisonnement personnel. Mais qui la croirait, puisqu'elle avait l’unique privilège de voir l'auteur de tout cela?
La silhouette agit comme pour la dernière fois, à la grande exaspération de Charlie.
- Dites-moi, où sont hospitalisés Pierre Lloyd et sa famille, demanda-t-elle à un inspecteur.
- A l'hôpital de Montpellier, lui répondit-il.
Elle ne se contint pas et le fusilla du regard.
- Savez-vous combien il y a d'hôpitaux, s'insurgea-t-elle.
- Savez-vous que vous n'avez toujours pas prouvé votre identité?
Le comble! Elle se plia tout de même en quatre, lui présenta son permis -qui était encore considéré comme une pièce d'identité, et il lui donna le nom de l'hôpital universitaire de Lapeyronie. Elle y alla aussitôt, sans demander son reste, et lorsqu'elle entra dans la chambre où se trouvaient son frère et sa belle-sœur, elle fut surprise qu'ils allaient visiblement bien.
- Moi qui pensais vous retrouver cuits comme des homards, lâcha-t-elle accidentellement.
- C'est très sympa de ta part, cingla son frère, furieux

La silhouette s'attaque à la psychologie
Estimant finalement qu'elle avait un souci d'ordre psychique, Charlie décida de consulter un spécialiste et de tout lui raconter (à l'époque, on n'avait pas forcément besoin de passer par son généraliste).
Le psychologue se trouva fort étrange, et son bureau recelait d'objets dont l'utilisation resta obscure pour la jeune femme, qui ne réprima pas un frisson.
- Alors, dites-moi ce qui vous a amenée à me consulter, dit-il d'une voix mystérieuse, les mains liées sur son bureau, et la regardant en chien de faïence derrière ses grandes lunettes.
- Ben, depuis un moment je vois une sil...
- Aaaargh!
Le psychologue, prit au dépourvu, avait poussé un cri instinctif. Quelqu'un semblait le tenir par le cou et le menaçait avec un objet à la objet démesurée. La silhouette, encore. Elle parut à Charlie devenir plus nette, bien qu'elle ne distingua toujours pas grand chose.
Et pour la première fois, elle lui parla.
- Cède et je laisse ton entourage tranquille, murmura-t-elle fantasmagorique ment.
- Mais bien sur, réussit à lui rétorquer courageusement la jeune femme.
- Fais-le où je le tue également.
- Tu n'as pas réussi à tous les envoyer ad patres, alors ton discours, tu peux te le placer là où je pense.
Charlie n'arrivait pas à comprendre d'où elle tirait cette force de courage, elle qui pensait en avoir peur.
En guise de réponse, la silhouette fit glisser la objet sur la gorge du psychologue, lui coupant les cordes vocales. Il ne put pousser aucune plainte, ce qui donna à la scène quelque chose de plus insupportable. Charlie se tenait désespérément à sa chaise, n'arrivant pas à s'enfuir ou à fermer les yeux, comme si elle devait subir cela en toute impunité. Comme à son habitude, la silhouette en ficha partout. Plus c'était gore, mieux c'était. Quand elle eut achevé sa tâche, elle partit aussitôt. Enfin, après avoir atterri brutalement sur terre, Charlie se décida à sortir de la salle, et regarda d'un oeil horrifié les autres patients qui attendaient après elle.
- Vous pouvez toujours attendre, il est mort, lâcha-t-elle d'une voix blanche. Mais ce n'est pas moi qui l'ai tué, s'empressa-t-elle d'ajouter.
- C'est bizarre, nous n'avons rien entendu , dit un monsieur à l'âge mûr. Vous êtes sûre que vous...
- Regardez de vous-même, le coupa-t-elle toujours aussi livide, en indiquant du doigt la salle.
Tout le monde s'y amassa, et revinrent sur leurs pas plus blancs que du linge. Un type prit le réflexe d'appeler la police, qui vint rapidement. Ils prirent Charlie de force.
- Mais je ne l'ai pas tué, hurla-t-elle.
- Désolé, nous n'avons aucune preuve. En attendant que l'on y voit plus clair, vous serez en garde à vue.
Elle finit par abandonner la partie, sentant qu'il y en aurait pour un moment.

Triple meurtre
Charlie était assise dans sa cellule. Elle n'arrêtait pas de gueuler qu'elle n'y était pour rien. Un policier, las de l'entendre geindre ainsi à longueur de temps, s'approcha d'elle et la fixa de ses yeux ennuyés.
- Dites-moi ce qui s'est passé alors.
- J'étais en train de lui parler quand la silhouette est apparue et lui a coupé la gorge avec son objet.
- Et comment a-t-elle pu entrer, cette «silhouette»?
- Ben, elle apparaît comme une vision, répondit naïvement la captive.
- Elle est bien bonne votre blague. Dites que c'est vous qui l'avez tué, et cela nous permettra de conclure rapidement.
- Alors, expliquez-moi pourquoi je n'ai pas de objet en ma possession et ne suis pas tâchée de sang...
Regards insistants.
- Marcel! Il y a Bob qui se fait tuer par un objet volant, cria un collègue, complètement paniqué.
Ledit Marcel alla voir, trouvant cela étrange. Plus tard, il revint dans le même état que les patients du feu psychologue.
- C'est horrible, hein, dit Charlie, en songeant qu'il serait obligé de la croire dorénavant.
Les policiers décidèrent d'enterrer leur collègue le plus tôt possible; mais la silhouette ne s'arrêta pas là, et acheva son tableau en tuant le prêtre chargé de la cérémonie, et un curieux qui passait par là. Il fut même murmuré qu'une bonne vieille dame aurait lâché: «je savais bien que la curiosité était un vilain défaut!»; mais ce ne fut pas vérifié.
La surveillance de la cellule de Charlie se fut plus dure.

L'hôpital psychiatrique de La Colombière
D'un commun accord des policiers, psychologues, membres de la famille, Charlie fut envoyée à la Colombière; croyant bien faire pour son compte. La jeune femme avait beau se récrier que cette silhouette était bien réelle, et non pas un symptôme de schizophrénie paranoïaque, rien y fit. Alors, elle prit la solution radicale: se cloitrer dans sa chambre et bouder son psychiatre. La silhouette ne se fit pas attendre, car elle attaqua tout aussi bien à des patients qu'à des membres du personnel hospitalier. Bientôt, tout ce beau monde fut perplexe: Charlie semblait rester enfermée, pourtant les meurtres continuaient. Une vague de panique envahit le centre et l'on chercha par tous les moyens d'en sortir. La sentence fut sans appel pour notre patiente: confinée avec la camisole de force et aucune visite autorisée.
- Puisque je vous dis que ce n'est pas moi, mais cette fichue silhouette, hurla-t-elle inlassablement lors de son transfert.
Quelques patients regardaient cette scène, avec pitié pour la plupart.
Tandis qu'elle tournait en rond dans sa cellule blanche, la jeune femme élaborait des plans pour se tirer de ces lieux sordides, où elle n'y avait pas sa place. Mais une fois dehors, comment ferait-elle? Personne ne la croyait. Alors, elle songea la mort à l'âme qu'il lui faudrait vivre en ermite en Sibérie.
Le temps passa et Charlie crut devenir folle.
- C'est le comble! Tu rentres sain d'esprit là-dedans; et tu en ressors complètement dinguo! C'est un nouveau commerce, c'est ça?!
Elle se tut, se disant que parler à tue-tête était de mauvaise augure. Puis, elle trouvait que c'était calme. Certes, elle ne pouvait rien entendre, vu que les parois étaient isolées, mais normalement quelqu'un devait venir lui apporter à manger. Son estomac avait épousé le rythme imposé. Quand c'était l'heure, il commençait à gargouiller. Là, c'était pire. Soudain, la porte s'ouvrit doucement.
- Ah, enfin! Vous vous faisiez attendre...
Elle s'arrêta aussitôt, l'infirmier s'écroulant et faisant valdinguer le plateau. Il ne lui fallut pas beaucoup de temps à comprendre. C'était la dernière victime de la silhouette. Malgré cette scène bourrée d'hémoglobines (il en avait fichu partout, le pauvre diable), la jeune femme ne perdit pas le nord, et prit ses jambes à son cou. On capta vite ce qui se passait et, rapidement, une horde de médecins et d'infirmiers lui couraient après. En fait, ce n'était pas tant cela qui la tracassait; c'était cette fichue camisole! Comment s'en débarrasser? Comme s'il lui avait fallu poser la question pour avoir une réponse, son encombrement fut taillé en pièces....par un objet dont la objet mesurait 15 centimètres!
- Oh, my God, s'exclama Charlie face à son ennemie.
Sa physionomie était plus précise, mais elle n'était pas encore tout à fait nette, comme si on la voyait tel un myope. Cependant, la jeune femme devint pâle parce qu'elle lui rappelait...Non, ce n'était pas possible! Elle chassa cela en repensant que c'était son jour de chance et se mit à courir de plus belle. Après être sortie du bâtiment, un problème plus corsé s'imposa à elle: les grilles qui longeaient le terrain. Et Charlie était mauvaise escaladeuse.
- Alea jacta est, murmura-t-elle entre ses dents.
Elle souffla un bon coup, prit de l'élan et sauta. Pas assez haut, mais elle fera avec. Les membres du personnel soignant approchaient à grands pas, et elle fut au ¾ lorsqu'une infirmière la saisit à la cheville, pensant bien faire. Charlie tenta de se défaire de son fardeau; mais ce fut la silhouette qui l'aida -comble du siècle. Elle poignarda sobrement la pauvre femme dans le dos et menaça tout le monde en tendant dans le vide son objet ensanglanté.
- Encore un fan de Machiavel, songea Charlie.
Elle arriva au bout de ses peines et se laissa tomber de l'autre côté. Sa chute fut brutale. Elle suivit sans tarder la ligne du tram en boitant légèrement, se demandant ce qu'elle allait bien faire, d'autant qu'on ne tarderait pas à donner son signalement et que sa tenue était trop voyante. C'est ainsi qu'elle sut quoi faire en premier lieu: se changer. Aussi discrètement qu'elle le put, elle dénicha des vêtements dans les poubelles et bientôt, elle fut accoutrée d'un pantalon trop grand, d'un vieux pull troué, et d'un imper qui sentait les ordures ménagères à plein nez. Finalement, elle décida de changer de coupe, ses cheveux tombant sur ses épaules pouvant la trahir. Alors, elle entra dans un salon de coiffure peu raffiné de manière insolente, et se saisit d'une paire de objet et d'un objet électrique sous les yeux choqués de la coiffeuse.
- Vous ne me connaissez pas et je vais me débrouiller, dit Charlie.
Elle commença par se couper les cheveux jusqu'à laisser 10 centimètres sur sa bille, puis rasa les côtés, laissant une crête super large, qui tombait sur le côté et sur ses yeux. Déjà, on ne la reconnaissait plus très bien; mais elle pensa que ce n'était pas suffisant et partit comme elle «était venue.
Errances
Tout en vagabondant et mendiant ici et là, Charlie découvrit avec joie que son imper recelait d'un précieux trésor: un porte-monnaie rempli. Il avait du être volé, mais la situation n'avait sans doute pas permis au profiteur de partir avec son butin. La jeune femme déboula dans un magasin spécialisé dans la coloration des cheveux.
- Bonjour, de quoi faire une décoloration et du vert bien pétant, s'il vous plait, débita-t-elle sans laisser la pauvre gérante en placer une.
Celle-ci s'exécuta, lui mit les différents produits dans un sac et Charlie paya, ce qui fut étrange aux yeux de la commerçante. Cependant, du moment qu'elle payait et déguerpissait, elle passa outre.
La jeune femme s'enferma dans les toilettes publiques de la ville et se fit son micmac. Elle en sortit, la crête verte avec par endroits du blond presque blanc, et le reste rasé et noir. A peine eut-elle le nez dehors qu'elle se fit accoster par des badauds de son acabit, joyeux de trouver un semblable ici. D'abord récalcitrante, Charlie décida ensuite d'intégrer leur bande. On ne viendrait pas l'embêter avant un moment, et pour l'instant la silhouette se trouvait aux abonnés absents.
Cependant, la peur d'être pincée revint rapidement en force, et la jeune femme quitta ses joyeux lurons et se dirigea d'un bon pas à la gare SNCF de Montpellier pour prendre un train, qu'importe où il la mènerait, du moment qu'elle puisse payer un trajet. Les choses se passèrent pas plus que mal, et elle partit jusqu'à Nîmes. Tant pis. Là-bas, on ne la connaissait pas et elle pourra se faire un peu d'argent pour repartir ensuite. Arrivée dans la ville gallo-romaine, elle réussit à amadouer un petit restaurateur du coin qui l'hébergea dans l'arrière cuisine. Charlie y resta une semaine, et partit dans la nuit, laissant au préalable un mot pour le pauvre type qui avait eu pitié d'elle. Entretemps, il lui avait trouvé des nippes plus correctes: un jean trop grand et usé au niveau des genoux, un t-shirt vantant le restaurant, et une chemise. Par dessus, elle avait gardé son imper qui sentait bon après qu'elle l'ait lavé. Charlie alla à la gare et eut suffisamment de quoi payer un aller simple jjusqu'à Paris en classe économique.

Tu es ta mort
A Paris, la jeune femme mit du temps à s'adapter et à s'y retrouver. L'on avait lancé entretemps des avis de recherche à son compte. Par précaution, elle se fit d'autres colorations. S'ajoutèrent au vert du bleu et du violet. Elle réussit à rendre son visage plus cireux; mais elle s'avoua qu'elle n'avait pas à changer grand chose, son séjour à l'hôpital l'ayant transformée pas mal. Du moins, ne se reconnut-elle pas à travers la vitre d'un magasin en comparaison de la photo qu'ils avaient diffusée dans les journaux. Charlie renouvela son expérience nîmoise; mais elle eut moins de succès, les gens lui demandant de l'expérience et certains diplômes particuliers. Elle ne pouvait pas crier sur tous les toits qu'elle était docteur en anglais, cela aurait mis la puce à l'oreille de n'importe qui. Elle ne pouvait pas non plus se présenter au Pôle Emploi, ne se résolvant pas à changer d'identité et n'ayant aucun papier sur elle.
Elle se trouva une place sous un pont, après s'être bagarrée avec un badaud ivre. Elle avait fini par avoir gain de cause et avec une lèvre enflée et entaillée, elle se coucha à même le sol. La nuit fut très courte et désagréable. L'atmosphère était poisseuse, et mine de rien, il fallait être aux aguets pour ne pas se faire voler. Lorsqu'elle décida de quitter son plumard d'infortune, Charlie se mit à sillonner les rues encore endormies de la capitale d'un pas fatigué, l'estomac dans les talons, et se demandant où cela la mènerait.
Elle s'arrêta devant la vitre d'une boulangerie, les yeux pétillants. Quelqu'un s'approcha d'elle par derrière. La jeune femme plissa les yeux pour mieux voir et lorsqu'elle reconnut la silhouette, elle crut halluciner.
Lentement, cette dernière sortit son fameux objet et se colla à sa future proie.
- Tu ne peux échapper à ton destin, lui sussura-t-elle à l'oreille.
Et elle lui infligea des blessures mortelles tandis que Charlie regardait avec horreur que cet amas autrefois indistinct lui ressemblait désormais comme deux gouttes d'eau.
Bientôt, la silhouette abandonna sa victime sur un trottoir parisien.


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Myrien
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MessageSujet: Re: Nouvelle: Tu es ta mort   Mer 12 Oct - 0:23

Salut Blutengel13, j'ai commencé à lire et j'avoue à ma grande honte que je n'ai pas fini (soyons tout à fait honnête). J'ai cependant lu plus de la moitié, pour pouvoir me faire un avis général. C'est partit d'abord pour les remarques et questions avec citations. je t'ai fais ça dans l'ordre du texte.

Citation :
Charlie trouvait cette conversation un peu tirée par les cheveux. Que pouvaient bien lui vouloir deux présidents? Si elle a étudié à Montpellier, il est normal que les deux présidents soient au courant de son doctorat récemment obtenu. Elle tenta d'oublier en écoutant un groupe de hard rock, et s'endormit sur ces entrefaites.

Première apparition et premier meurtre:
Le jour-j, Charlie retourna à l'université.
«Moi qui pensais ne plus jamais y mettre les pieds, se dit-elle.»
Elle trouva aisément les deux présidents. L'ambiance était tendue. En effet, les deux hommes ne firent que discuter avec virulence pendant un bon moment. L'un aurait aimé garder Charlie, et l'intégrer dans son équipe pédagogique, et l'autre la désirait tout autant, parce que ses aptitudes étaient enviables. Charlie, qui était écartée d'un sort qui lui était propre, commença à s'ennuyer ferme et bailla sans retenue; mais ses interlocuteurs n'y prêtèrent pas plus attention, absorbés dans leurs argumentations. Ces idioties lui coururent vite sur le haricot. La jeune femme se leva, prit son sac, allait partir quand ils se souvinrent qu'elle était là.
- Où allez-vous, demanda le président de Montpellier, surpris.
- Chez moi, répondit-elle du tac au tac. Je n'aime pas les tournures que cela prend. Je vous recontacterai quand vous vous aurez - serez décidés, il m'importe de savoir si je reste ici ou si je vais ailleurs.
- Mais...
Elle ouvrit la porte en grand et la claqua derrière elle. Ce fut malheureusement comme si elle avait parlé dans le vent, les deux hommes reprenant leur «débat» là où ils s'en étaient arrêtés. Charlie, se demandant où cela la mènera, regarda vaguement par le rétroviseur de sa voiture et nota que son air faisait pitié à voir.
La jeune femme se retrouvait sur l'avenue de la Liberté, lorsqu'elle vit à quelques mètres devant elle une sorte de silhouette se tenir en plein milieu de la voie. Elle se frotta les yeux énergétiquement, pensant que c'était un abus quelconque. Mais cette silhouette avait l'air d'être vraiment là et ne se décida pas à bouger, au point que la voiture lui rentra dedans. Personne ne semblait voir l'auteur de ce froissement de tôle, ce qui parut bien étrange. Charlie ne se démonta par pour autant, et accepta le fait qu'il fallait l'éviter à tout prix. Elle se frotte les yeux, l’écrase, et ensuite veut l’éviter ? La silhouette, comme si elle avait deviné ses intentions, se glissa sur la gauche, et la jeune femme se serra contre le trottoir pour la contourner. Ceci se reproduit en vice-versa, et dura un bon moment. Il y a quelques mètres seulement ? Ou bien la silhouette recule en même temps que la voiture avance ? Charlie crut faire un slalom géant, et ses nerfs commençaient à perdre patience, quand, elle fut propulsée sur la voie inverse. Avant qu'elle ne comprenne ce qu'il lui arrivait, elle eut droit à un joli carambolage. Le noir complet.
Plusieurs heures plus tard, elle se vit sur un lit d'hôpital avec un poignet cassé, des hématomes et le visage couvert de coupures diverses. Charlie fronça les sourcils, ne se souvenant pas de comment elle avait atterri là. Puis, peu à peu, un souvenir vague d'un slalom tiré par les cheveux lui revint en mémoire, et elle resta figée dans son lit, se questionnant de / sur la fiabilité de ses souvenirs.
La première personne qui se précipita à son chevet fut sans conteste sa tante, qui affichait un air mi-figue, mi-raisin.
- Comment se fait-il que tu te sois retrouvée ici, tempêta-t-elle. Etant informée de son accident, il serait normal que la tante sache ce qu’il lui était arrivé
Charlie ne répondit pas, admirant son poignet cassé, attendant que sa tante se soit un tantinet calmée. Ce qui n'arriverait pas, apparemment.
- Tu n'aurais pas bu, ou pris autre substance?
Étincelles venimeuses.
- Non, et tu devrais te mettre dans l'idée que je suis plus ou moins clean désormais, rétorqua la jeune femme, se souvenant de comment elle avait fêté son diplôme.
Charlie avait suivi il y a quelques années une cure de désintoxication, qui avait fini par porter ses fruits. La tante, qui n'y croyait pas plus qu'au père Noël, nota / mauvais verbe. Si elle « nota », cela signifie qu’elle voit une surprise non feinte sur le visage de Charlie. une surprise non feinte. (ou bien ai-je mal compris)
- Bon, ok, j'ai bu pour fêter mon diplôme, c'est tout, concéda Charlie en fermant les yeux.
Regards insistants.
- Vraiment, ajouta-t-elle, d'un ton de dire «rentre-toi ça bien dans la tête, faudra t'y faire».
- Ne me parle pas sur ce ton, s'emporta sa tante en se levant d'un coup.
- Oh, ça va! Tu ne vas pas commencer ton numéro non plus! T'as tendu le bâton, je te le rends volontiers ! Et puis, si ça t'ennuie tant que ça de venir, je ne t'y ai pas forcée!
- Très bien, j'ai compris!
Elle partit sur ces mots, montée sur ses quatre chevaux, et l'air fier. Charlie, sur les gonds, courut pour la rattraper. Sa tante était déjà dans l'ascenseur, et la jeune femme bloqua les portes automatiques et la saisit par les épaules. (les épaules => un poignet cassé)
- Tu as fait beaucoup pour moi, mais rappelle-toi que je ne suis pas ta fille pour autant, et qu'il s'est passé des choses depuis. Il faut que tu l'admettes, vu?
Elle la lâcha aussitôt, sans lui laisser le temps de répliquer quoi que ce soit et retourna dans sa chambre.
Le soir venu, l'infirmière passa pour lui prodiguer les soins quotidiens. Charlie n'aimait pas cela car elle n'apprécie mauvais temps : n’appréciait guère le fait qu'on la touche; mais avant tout, c'était l'idée de voir l'état de son poignet qui la révulsait. D'un coup, la silhouette apparut sans crier gare. La même que sur la voie rapide (avenue de la Liberté ou voie rapide ?). Elle sortit de nulle part un objet dont la objet faisait 15 centimètres et donna des coups dans le corps de la pauvre infirmière qui hurla à mort. Du sang coulait partout, comme s'il lui fallait en faire des tonnes => comprends pas. Charlie trembla, et crut s'évanouir d'horreur, mais ce fut comme si ses yeux s'interdisaient de se fermer devant une telle scène.
Un groupe de médecins passant par là, s'arrêta aussitôt, choqués (sans S)de voir un objet volant tuer un membre du personnel soignant, devant un témoin pétrifié de peur sur son lit. Ils rentrèrent en trombe dans la pièce. La silhouette arrêta son massacre et disparut comme elle était apparue. L'infirmière gisait au sol. N'y tenant plus, Charlie se précipita aux toilettes pour vomir tout son soûl, tremblant comme elle n'avait pu le faire jusqu'alors.

La silhouette frappe à nouveau.
- Que...Que s'est-il passé, lâcha dubitativement l'un des médecins.
- Elle... la silhouette...venue pour la tuer, réussit à articuler Charlie encore sous le choc.
- Pardon?
- La silhouette! (une description de « la silhouette » serait bien. C’est une forme humanoïde brumeuse ? Sombre ? Blanche ?)
- Quelle silhouette? Vous étiez seule avec l'infirmière, rétorqua un autre médecin.
La jeune femme n'insista pas et s'allongea, les jambes flageolantes et l'esprit perturbé. Les médecins sortirent sur ces entrefaites; après avoir demandé à ce qu'on amène le corps de la bonne femme dans un lieu plus adéquat. Horrifiés, ils décidèrent qu'on n'approche plus Charlie. (réaction bizarre venant des médecins. Ils ont vu le poignard volant, pourquoi avoir peur de Charlie ? Et déplacer un corps c’est impensable. On appelle la police avant de déplacer le corps. Ils déplacent le corps donc ça doit dégouliner dans tous les couloirs ?)
Cela faisait 10 jours sans que la jeune femme ne vit qui que ce soit.(elle est isolée ? 10 jours pour un poignet cassé ? pourquoi est-elle si longtemps dans l’hôpital ? que fait-elle durant dix jours ? elle est angoissée, elle dort bien ? Elle a mal ? elle guérit vite ? quelles sont ses émotions, son état d’esprit ? la police ne l’a pas interrogé ?) Voyant qu'il ne s'était rien passé de semblable entretemps, les médecins choisirent un infirmier pour s'occuper de la patiente (elle s’occupe d’elle-même tout seule pendant 10 jours, dans un hôpital ?). Celui-ci arriva dans la chambre, le plus naturellement du monde et lui prodigua les soins nécessaires et lui disant au passage que son poignet s'en tirait bien. Il ne se passa rien de notable. Quand ils jugèrent qu'elle était retapée, ils la laissèrent sortir.
Plusieurs jours se passèrent sans silhouette, ni meurtre. Charlie finit par se dire que ce n'était que le fruit de son imagination (après un meurtre ?), et elle songea qu'après un bon dodo dans son appartement, tout rentrerait dans l'ordre. Le lendemain, son père lui rendit visite, et fut surpris de la voir tirer une tête bizarre. La jeune femme avait très mal dormi, et plus encore, elle avait rêvé qu'on s'en prenait à ses parents. Alors, la première chose cohérente -ou presque- qu'elle fit fut de prendre son paternel par les épaules, les yeux écarquillés par la peur et la fatigue, et lâcha de but en blanc:
- Elle est où, maman?
- Ben...A la maison, pourquoi?
- Toute seule?
- Ben, oui, répondit-il, ne voyant pas où sa fille voulait en venir.
- Fallait pas! T'aurais du la prendre avec toi!
Elle prit par le poignet > son père, se précipita dans les escaliers, et sortit en trombe de l'immeuble, l'air paniqué.
- Peux-tu me dire ce que tout ce cirque signifie, s'emporta monsieur Lloyd.
Elle ne lui répondit pas, et prit les devants, en rentrant dans la voiture de son père côté conducteur.
- Ah non! Je te signale que tu ne peux pas conduire vu l'état de ton poignet!
- Il en va de la vie de ta femme, murmura-t-elle entre ses dents. On s'en fiche de mon poignet. Donne-moi les clefs, et vite, le pressa-t-elle en voyant sa non-réaction.
Il finit par céder, pensant qu'en se pliant à sa nouvelle lubie, elle se calmerait bientôt.
Charlie ne se fit pas prier par le champignon, ce qui fit grimacer son père.
- Heu...Il y a des radars, ironisa-t-il.
- Ben, alors, souris. C'est pas tous les jours que tu te fais prendre en photo par les flics, lui répondit-elle sur le même ton.
Raté, il se tut, résigné. Ils arrivèrent à St Georges d'Orques, petit village à 7 kilomètres du centre de Montpellier.
- Diantre! La maison! Expression désuète ? Si c'est un kiffe à toi : j'ai rien dis flower
Elle ne put en dire plus, tant elle était estomaquée. Son père s'avança, ouvrit le portail et chercha son épouse dans tout ce fatras d'incendie. Madame Lloyd apparut rapidement, apparemment saine et sauve, mais complètement secouée. Soulagement, ils se précipitèrent pour se serrer dans leurs bras.
La silhouette apparut brièvement, ce qui fit sortir de ses gonds Charlie. Elle lâcha un micmac de jurons bien choisis.
- A qui parlais-tu, demanda sa mère.
- A cette satanée silhouette, répondit la jeune femme sur le vif.
- Heu...tu es sûre que ça va?
Charlie se tut aussitôt. Bien plus tard, elle put retourner dans son petit chez elle.

Une mauvaise nouvelle sur le «Midi Libre»
Trois jours plus tard, Charlie lut sur le Midi Libre un article sordide traitant d'une maison qui avait brûlé, autre que celle de ses parents. Trouvant cela étrange, elle le lut attentivement et apprit ainsi que le propriétaire n'était que Pierre Lloyd, son propre frère! Encore un coup de la silhouette, se dit-elle, emportée dans son élan. Elle mit du temps à se calmer et finit par appeler sa soeur, pour voir si celle-ci était au courant.
- Tu sais où se trouve Pierre?
- Chez lui, non?
Charlie soupira d'indignation.
- Regarde le Midi Libre à la page 13...
Fouillis, silence puis exclamation.
- Oh mon Dieu, réussit à dire sa sœur. Mais...
- Encore la silhouette, pensa tout haut Charlie.
- C'est quoi cette histoire? Charlie, tu es sûre que ça va?
Elle lui raccrocha au nez, avant qu'elle parte dans un discours enlisant et pesant.
Charlie décida d'aller sur les lieux du crime pour constater de ses propres yeux si cet incident ressemblait à celui dont étaient victimes ses parents. Des inspecteurs et spécialistes grouillaient sur place. L'un d'eux sursauta lorsqu'il vit Charlie à seulement quelques centimètres de lui.
- Qui êtes-vous, demanda-t-il, essayant vainement de masquer sa surprise.
- Charlie Lloyd, sœur du proprio, répondit-elle.
Son attention fut vite captivée par une conversation adjacente. En effet, des experts posaient les premières hypothèses sur la raison de cet incendie. Selon eux, ce fut un appareil ménager. Ce que la jeune femme trouvait de déplacé, toujours dans son raisonnement personnel. Mais qui la croirait, puisqu'elle avait l’unique privilège de voir l'auteur de tout cela?
La silhouette agit comme pour la dernière fois, à la grande exaspération de Charlie.
- Dites-moi, où sont hospitalisés Pierre Lloyd et sa famille, demanda-t-elle à un inspecteur.
- A l'hôpital de Montpellier, lui répondit-il.
Elle ne se contint pas et le fusilla du regard.
- Savez-vous combien il y a d'hôpitaux, s'insurgea-t-elle.
- Savez-vous que vous n'avez toujours pas prouvé votre identité?
Le comble! Elle se plia tout de même en quatre, lui présenta son permis -qui était encore considéré comme une pièce d'identité, et il lui donna le nom de l'hôpital universitaire de Lapeyronie. Elle y alla aussitôt, sans demander son reste, et lorsqu'elle entra dans la chambre où se trouvaient son frère et sa belle-sœur, elle fut surprise qu'ils allaient visiblement bien.
- Moi qui pensais vous retrouver cuits comme des homards, lâcha-t-elle accidentellement.
- C'est très sympa de ta part, cingla son frère, furieux

La silhouette s'attaque à la psychologie Est-ce un jeu de mots du fait que la silhouette s'attaque au psychologue ?
Estimant finalement qu'elle avait un souci d'ordre psychique, Charlie décida de consulter un spécialiste et de tout lui raconter (à l'époque, on n'avait pas forcément besoin de passer par son généraliste). Pourquoi ces détails ?
Le psychologue se trouva être fort étrange, et son bureau recelait d'objets dont l'utilisation resta obscure pour la jeune femme, qui ne réprima pas un frisson. Ceci est un exemple de phrase trop complexe que tu devrais peut-être séparer en deux pour plus de clarté. On en trouve d'autre dont le sens est complexe parfois.
- Alors, dites-moi ce qui vous a amenée à me consulter, dit-il d'une voix mystérieuse, les mains liées sur son bureau, et la regardant en chien de faïence (avec un air de pitié ? ) derrière ses grandes lunettes.
- Ben, depuis un moment je vois une sil...
- Aaaargh!
Le psychologue, prit au dépourvu, avait poussé un cri instinctif. Quelqu'un semblait le tenir par le cou et le menaçait avec un objet à la objet démesurée. La silhouette, encore. Elle parut à Charlie devenir plus nette, bien qu'elle ne distingua toujours pas grand chose.
Et pour la première fois, elle lui parla.
- Cède et je laisse ton entourage tranquille, murmura-t-elle fantasmagorique ment. (ça existe pas.)
- Mais bien sur, réussit à lui rétorquer courageusement la jeune femme.
- Fais-le où je le tue également.
- Tu n'as pas réussi à tous les envoyer ad patres (expression désuète qui fait bizarre dans le texte), alors ton discours, tu peux te le placer là où je pense.
Charlie n'arrivait pas à comprendre d'où elle tirait cette force de courage (on dirait plutôt « ce courage » ou « cette force de caractère »), elle qui pensait en avoir peur.
En guise de réponse, la silhouette fit glisser la objet sur la gorge du psychologue, lui coupant les cordes vocales. Il ne put pousser aucune plainte, ce qui donna à la scène quelque chose de plus insupportable. Charlie se tenait désespérément à sa chaise, n'arrivant pas à s'enfuir ou à fermer les yeux, comme si elle devait subir cela en toute impunité (elle doit subir cela sans être punie ?). Comme à son habitude, la silhouette en ficha partout. Plus c'était gore, mieux c'était. Quand elle eut achevé sa tâche, elle partit aussitôt. Enfin, après avoir atterri brutalement sur terre, Charlie se décida à sortir de la salle, et regarda d'un oeil horrifié les autres patients qui attendaient après elle.
- Vous pouvez toujours attendre, il est mort, lâcha-t-elle d'une voix blanche. Mais ce n'est pas moi qui l'ai tué, s'empressa-t-elle d'ajouter.
- C'est bizarre, nous n'avons rien entendu (réaction… étrangement sereine), dit un monsieur à l'âge mûr. Vous êtes sûre que vous...
- Regardez de vous-même, le coupa-t-elle toujours aussi livide, en indiquant du doigt la salle.
Tout le monde s'y amassa, et revinrent sur leurs pas plus blancs que du linge. Un type prit /eut (quand on "prend" un réflexe, c'est par habitude) le réflexe d'appeler la police, qui vint rapidement. Ils prirent Charlie de force.
- Mais je ne l'ai pas tué, hurla-t-elle.
- Désolé, nous n'avons aucune preuve. En attendant que l'on y voit plus clair, vous serez en garde à vue.
Elle finit par abandonner la partie, sentant qu'il y en aurait pour un moment.

Triple meurtre
Charlie était assise dans sa cellule. Elle n'arrêtait pas de gueuler qu'elle n'y était pour rien. Un policier, las de l'entendre geindre ainsi à longueur de temps, s'approcha d'elle et la fixa de ses yeux ennuyés.
- Dites-moi ce qui s'est passé alors.
- J'étais en train de lui parler quand la silhouette est apparue et lui a coupé la gorge avec son objet (trop de répétition du mot objet. Serait-il temps de l'appeler "couteau" ? ^^).
- Et comment a-t-elle pu entrer, cette «silhouette»?
- Ben, elle apparaît comme une vision, répondit naïvement la captive.
- Elle est bien bonne votre blague. Dites que c'est vous qui l'avez tué, et cela nous permettra de conclure rapidement.
- Alors, expliquez-moi pourquoi je n'ai pas de objet en ma possession et ne suis pas tâchée de sang...
Regards insistants.
- Marcel! Il y a Bob qui se fait tuer par un objet volant (étrange), cria un collègue, complètement paniqué.
Ledit Marcel alla voir, trouvant cela étrange. Plus tard, il revint dans le même état que les patients du feu psychologue.
- C'est horrible, hein, dit Charlie, en songeant qu'il serait obligé de la croire dorénavant.
Les policiers décidèrent d'enterrer leur collègue le plus tôt possible; mais la silhouette ne s'arrêta pas là, et acheva son tableau en tuant le prêtre chargé de la cérémonie, et un curieux qui passait par là. Il fut même murmuré qu'une bonne vieille dame aurait lâché: «je savais bien que la curiosité était un vilain défaut!»; mais ce ne fut pas vérifié.
La surveillance de la cellule de Charlie se fut plus dure. Pourquoi est-elle encore suspecté d’un meurtre qui a eut lieu en-dehors de la cellule où elle était enfermée ?

L'hôpital psychiatrique de La Colombière
D'un commun accord des policiers, psychologues, membres de la famille, Charlie fut envoyée à la Colombière Pourquoi ?

Voila quelques relevés.

De manière générale, j'aime le ton de Charlie et son caractère bien fouillé =)
Il y a quelques fautes qui traînent, comme chez tout le monde, et une relecture attentive devrait suffire. Nous sommes nombreux à chasser les fautes, c'est un combat de tous les instants XD
Le véritable problème, selon moi, ce n'est pas l'histoire (intéressante et réfléchie), ni le français (on se trompe tous), ni l'ancrage dans le monde ou la psychologie des personnages, mais c'est l'incohérence. Il y a beaucoup de passages étranges et cela nous fait sortir de l'histoire. Du coup c'est dur de se remettre dedans à chaque fois.
Mise à part cet unique "vrai" problème (selon moi), ton histoire est très sympa. Ça manque peut-être aussi d'horreur.

Pour finir : MERCI d'avoir inauguré cette rubrique !!

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MessageSujet: Re: Nouvelle: Tu es ta mort   Dim 16 Oct - 19:25

Bonjour BlutEngel13,

L'histoire est intéressante. Cette chute, cette déchéance d'une jeunesse déjà un peu paumée en plusieurs étapes :
1) L'hôpital
2) La prison
3) L'hôpital psychiatrique
4) La rue
J'ai bien aimé.

En revanche, étant un habitué des enquêtes policières (En effet nous avons le plus grand détective du monde chez nous à Gotham, et je le soutien dans ses enquêtes nocturnes), je dois dire qu'il y a de très nombreuses incohérences dans le texte et dans l'histoire.

En voici quelques unes :
- Pourquoi est-elle soupçonnée à l'hôpital ?
- Pourquoi est-elle soupçonnée en prison ?
- Pourquoi est-elle soupçonnée en H.P. ?
- Pourquoi la silhouette agit-elle ainsi ?

L'un des plaisirs de tout lecteur est de comprendre le pourquoi et le comment. Si le comment est toujours présent dans votre récit, il y manque le pourquoi. Quels sont les mobiles ?

Enfin, il manque de la vraisemblance, c'est-à-dire une ressemblance avec le vrai, le réel.
Permettez que je m'explique.
Comme l'a fait remarqué Myrien, il est étrange que l'équipe de médecin témoin du meurtre dans l'hôpital déplace le corps puis que la jeune Charlie (paix à son âme) soit enfermée seule.
Comme l'a dit Isil, il aurait peut-être fallu accentuer la psychologie du personnage principale, sa chute psychologique et sa lutte pour ne pas devenir folle et accepter que la réalité est bien pire que toute fiction possible.

Une autre "vraissemblance" serait la fin de l'épisode de la prison, avec le meurtre du policier et son internement. S'ils la soupçonne, ils ne peuvent la mettre en HP. Mais un policier ne pourrait la soupçonner puisqu'il y avait toujours des témoins pouvant affirmer sa non activité et la présence du couteau volant de 15 centimètres.

A aucun moment il n'y a d'interrogatoire avec véritable réflexion.

Une autre encore serait bien sûre la méfiance du personnel de l'HP.
(tient, HP = Hôpital psychiatrique ET Harry potter Smile )
Si elle est envoyée là-bas, c'est qu'on la croit folle.
Mais si les gens se méfient d'elle dans l'HP, c'est qu'elle ne l'est pas.

Le personnel ne lui donne pas de médicaments à prendre ? C'est pourtant censé être une dangereuse psychotique.

Voila, il y a donc beaucoup de problèmes de vraisemblance. Ce texte peut pourtant devenir un très bon texte si ces approximations pouvaient être revues et que les "pourquoi" que tout lecteur se pose trouvent leurs réponses.

J'attends le prochain texte, et espère y retrouver un véritable travail de recherche sur les mobiles, les pourquoi et les vraisemblances study

Cordialement,

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MessageSujet: Re: Nouvelle: Tu es ta mort   Lun 17 Oct - 9:12

Merci pour tous vos commentaires Smile

Owi, des erreurs, des fautes!!! Depuis que je suis modestement angliciste, mes fautes dans la langue française se font plus nombreuses. Il m'est difficile d'acquérir l'anglais et de garder un bon niveau en français :/ ...

Et, pour le diantre, je l'ai gardé pour ne pas écrire un gros mot actuel.... Ouais, j'aime les vieilles joutes verbales, je sais u_u"

Je reconnais que ce texte reste de l'ordre de premier jet. C'est un cauchemar que j'ai fait, et j'étais pressée de le retranscrire, au risque de faire de telles fautes. Cela va me motiver à le remanier pour en faire un vrai texte. Me pencher davantage dessus pour rendre les choses plus cohérentes. Bon, beh, c'est génial, je peux le retravailler, je sais enfin ce qui cloche (ma seule lectrice, enfin cobaille de soeur, n'avait pu m'aider en ce sens, elle-même se contentant d'écrire des petits trucs comme ça, donc bon....)

Merci encore pour avoir pris le temps de voir ce qui n'allait pas, je peux faire quelque chose de ce pot-pourri.

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MessageSujet: Re: Nouvelle: Tu es ta mort   Mer 26 Oct - 17:25

Oh !! Un texte de ma maman Very Happy. Bon j'ai lut évidemment.

Alors mes premières impressions : parfois, je ne vois pas très bien ce que tu veux dire. Erreur souvent fréquente quand on sait ce qu'on va écrire. Je veux dire par là, comme nous on connais l'histoire, quand on l'écrit, on penses que le lecteur va comprendre ce que l'on veux dire...c'est surestimé ce même lecteur qui a une vision de l'histoire extérieur, il ne fait que lire, il n'est pas le créateur, il ignore donc beaucoup de chose, et l'écrivain doit l'éclairer Smile. Après je pas non plus repéré 392049 phrases comme cela, seulement quelques une ^^.

Pour les fautes d'orthographe, j'ai vue quelques anglicisme :p. Je te comprends sur ce niveau, j'en fais moi même beaucoup ayant l'expérience de tu sais quoi :-).

Moi j'aime bien le "diantre". Il m'arrive moi même de m'exclamer des "Fichtre" ou encore des "Bagatelles" lorsque je parles avec quelqu'un UxU". J'aime aussi les vieux mots.

Je rejoins plutôt l'avis d'Alfred, il y a de nombreuses incohérence, je n'ai toutefois rien à ajouter la dessus sachant qu'il a traduit ma pensée :-).

Mais d'après ce que tu dis, c'est parce que ce n'est qu'un premier jet, écrit dans "l'urgence" puisque tu souhaitais aller vite pour ne pas oublier ce cauchemar. Et au final, it makes sense (don't remember how we say that in french -_- what a dumbass I am) parce qu'un cauchemar n'est pas toujours cohérent, c'est donc à toi de retravailler ta nouvelle pour transformer ton cauchemar, ton expérience personnelle, en partage horrifique avec tes lecteurs Smile.

Mais j'aime bien dans tout les cas, keep it going mom.

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MessageSujet: Re: Nouvelle: Tu es ta mort   Sam 5 Nov - 19:20

Thanks a lot my dear daughter. I really appreciate your English I miss every week-end u_u

Stop. Pensons aux non-Anglicistes Laughing

Vis-à-vis du lecteur externe à l'histoire... En fait, ce problème est général dans mon expression, qui se répercute même quand je parle. Mon entourage me le signale régulièrement. Mes pensées vont beaucoup trop vite. Bref, il me faut donc me pencher là dessus pour que cela ne se répercute pas dans mes écrits, pour ne pas perdre mes lecteurs potentiels et en faire un vrai bébé d'amour...

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MessageSujet: Re: Nouvelle: Tu es ta mort   Sam 5 Nov - 20:30

Pensons à eux en effet, je n'dirais donc rien en anglais u_u'.

As-tu déjà essayer de lire tes propres histoires comme si tu ne l'as connaissais pas? C'est un exercice assez complexe mais en même temps, en général, très enrichissant. Et puis faire lire ses textes est aussi souvent une bonne idée :-), comme ça, on te dit quand on ne comprends pas, quand les choses sont unclear ou encore quand on a l'impression de louper un épisode.

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MessageSujet: Re: Nouvelle: Tu es ta mort   Mar 8 Nov - 11:00

Oui, ce sont de bonnes idées; malheureusement, j'ai une lectrice potentielle, mais pour cela il me faudrait tout imprimer, car je n'ai aucun contact virtuel avec elle u_u"

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MessageSujet: Re: Nouvelle: Tu es ta mort   Mar 8 Nov - 11:29

Qui est cette lectrice potentielle? Surprised (la fille très curieuse qui demande toujours tout UxU")...Tout imprimer...C'est vrai que dans certain cas, ça peut être très long UxU".


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MessageSujet: Re: Nouvelle: Tu es ta mort   Mer 9 Nov - 11:01

Une camarade de classe, qui m'a très bien cernée aussi Surprised

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MessageSujet: Re: Nouvelle: Tu es ta mort   Jeu 29 Mar - 19:15

Tu es ta mort

Fiesta?
Elle venait à peine de finir ses études. Elle venait à peine d'empocher son doctorat. Jeune femme encore relativement ignorante de la vie active, Charlie préféra fêter la fin de ses études seule dans son appartement pourri de 30 m². Elle exagéra sur la tequila et s'endormit, vautrée sur le canapé. Le lendemain, elle eut les félicitations de sa tante, qui fut <<< était <<< pour elle une seconde mère. Elle n'en éprouvait pas forcément de la joie; Charlie aurait préféré entendre la voix de sa mère pour une fois. Elle finit par déprimer le reste de la journée, essayant de se remonter le moral en ingurgitant de <<< du <<< golden-grahams et en fumant. Échec sur toute la ligne. Si des céréales pouvaient réellement servir d’antidépresseurs, ce serait génial.
Charlie ne tarda pas à envoyer des C.V un peu partout pour tenter d'avoir un poste la rentrée suivante -c'était assez difficile dans le sens où elle n'était pas la seule à se pointer avec un doctorat d'anglais sous le bras. Son attente impatiente en fit pâtir ses pauvres chaussures. Tous les jours, elle attendait le facteur en bas de l'immeuble, en raclant énergétiquement les semelles contre le sol ou le mur. Un beau matin, enfin, elle eut une réponse. Un sourire béat était accroché à ses lèvres. L'université de Grenoble souhaitait s'entretenir avec elle un peu plus tard pendant les vacances. Sa joie, hélas! <<< virgule sans ! <<< ne fut que de courte durée, lorsque sa tante l'appela pour lui reprocher de ne pas assez donner de ses nouvelles, parce qu'elle en avait marre de faire un rapport complet à toute la famille. Charlie l'envoya paître, et fut furieuse tout le restant de la journée. Dans la soirée, elle eut un autre coup de fil, qui finit de l'achever.
- Bonsoir, suis-je bien au domicile de mademoiselle Lloyd?
C'était le président même de l'université Paul Valéry, fac de lettres de Montpellier!
- Bonsoir, c'est elle-même, répondit Charlie, surprise.
- Cela vous pose-t-il problème de venir à la faculté après-demain à 14 heures au service administratif? Le président de l'université de Grenoble et moi-même désirons parler avec vous.
- Heu, non, il n'y a aucun problème.
- Je vous prie d'agréer mes respects; <<< on dit vraiment ça au téléphone ? :p <<< au revoir et merci.
- Au revoir.
Charlie trouvait cette conversation un peu tirée par les cheveux. Que pouvaient bien lui vouloir deux présidents? Elle tenta d'oublier en écoutant un groupe de hard rock, et s'endormit sur ces entrefaites.

Première apparition et premier meurtre:
Le jour-j, Charlie retourna à l'université.
«Moi qui pensais ne plus jamais y mettre les pieds, se dit-elle.»
Elle trouva aisément les deux présidents. L'ambiance était tendue. En effet, les deux hommes ne firent que discuter avec virulence pendant un bon moment. L'un aurait aimé garder Charlie, et l'intégrer dans son équipe pédagogique, et l'autre la désirait tout autant, parce que ses aptitudes étaient enviables. Charlie, qui était écartée d'un sort qui lui était propre <<< Mk n’a pas compris cette partie de phrase <<<, commença à s'ennuyer ferme et bailla sans retenue; mais ses interlocuteurs n'y prêtèrent pas plus attention, absorbés dans leurs argumentations. Ces idioties lui coururent vite sur le haricot. La jeune femme se leva, prit son sac, allait partir quand ils se souvinrent qu'elle était là.
- Où allez-vous, demanda le président de Montpellier, surpris.
- Chez moi, répondit-elle du tac au tac. Je n'aime pas les tournures que cela prend. Je vous recontacterai quand vous vous aurez <<< serez <<< décidés, il m'importe de savoir si je reste ici ou si je vais ailleurs.
- Mais...
Elle ouvrit la porte en grand et la claqua derrière elle. Ce fut malheureusement comme si elle avait parlé dans le vent, les deux hommes reprenant leur «débat» là où ils s'en étaient arrêtés. Charlie, se demandant où cela la mènera, regarda vaguement par le rétroviseur de sa voiture et nota que son air faisait pitié à voir.
La jeune femme se retrouvait sur l'avenue de la Liberté, lorsqu'elle vit à quelques mètres devant elle une sorte de silhouette <<< sorte de silhouette ? silhouette suffit… mais ça fait bizarre <<< se tenir en plein milieu de la voie. Elle se frotta les yeux énergétiquement, pensant que c'était un abus quelconque <<< bizarre : abus quelconque <<<. Mais cette silhouette avait l'air d'être vraiment là et ne se décida pas à bouger, au point que la voiture lui rentra dedans <<< cette phrase est bizarre <<<<. Personne ne semblait voir l'auteur de ce froissement de tôle, ce qui parut bien étrange <<< hin ? pourquoi voir l’auteur ? personne ne semblait remarquer ce qui était en train de se passer… <<<. Charlie ne se démonta par pour autant, et accepta le fait qu'il fallait l'éviter à tout prix.<<< bah c’est déjà foncé dedans vous avez dit <<< La silhouette, comme si elle avait deviné ses intentions, se glissa sur la gauche, et la jeune femme se serra contre le trottoir pour la contourner. Ceci se reproduit en vice-versa, <<< hin ? <<< et dura un bon moment. Charlie crut faire un slalom géant, et ses nerfs commençaient à perdre patience, quand, <<< virgules inutiles <<< elle fut propulsée sur la voie inverse. Avant qu'elle ne comprenne ce qu'il lui arrivait, elle eut droit à un joli carambolage. Le noir complet.
Plusieurs heures plus tard, elle se vit sur un lit d'hôpital avec un poignet cassé, des hématomes et le visage couvert de coupures diverses <<< comment peut-elle « voir » son visage couvert de coupure ? Elle peut seulement le deviner, non ? <<<. Charlie fronça les sourcils, ne se souvenant pas de comment elle avait atterri là. Puis, peu à peu, un souvenir vague d'un slalom tiré par les cheveux <<< un slalom tiré par les cheveux ? ^^^’ une phrase du genre : puis, peu peu, le souvenir de l’accident lui revint en mémoire, serait suffisante <<< lui revint en mémoire, et elle resta figée dans son lit, se questionnant de la fiabilité de ses souvenirs.
La première personne qui se précipita à son chevet fut sans conteste sa tante, qui affichait un air mi-figue, mi-raisin. <<< l’air adopté ne semble pas correspondre à cette situation… <<<
- Comment se fait-il que tu te sois retrouvée ici, tempêta-t-elle. <<< quel dialogue saugrenu <<<
Charlie ne répondit pas, admirant son poignet cassé, attendant que sa tante se soit un tantinet calmée. Ce qui n'arriverait pas, apparemment.
- Tu n'aurais pas bu, ou pris <<< une <<< autre substance? <<< ok <<<
Étincelles venimeuses.
- Non, et tu devrais te mettre dans l'idée que je suis plus ou moins clean désormais, rétorqua la jeune femme, se souvenant de comment elle avait fêté son diplôme.
Charlie avait suivi il y a quelques années une cure de désintoxication, qui avait fini par porter ses fruits. La tante, qui n'y croyait pas plus qu'au père Noël, nota une surprise non feinte <<< nota une surprise non feinte ? ça veut dire quoi ? <<<.
- Bon, ok, j'ai bu pour fêter mon diplôme, c'est tout, concéda Charlie en fermant les yeux.
Regards insistants.
- Vraiment, ajouta-t-elle, d'un ton de dire «rentre-toi ça bien dans la tête, faudra t'y faire».
- Ne me parle pas sur ce ton, s'emporta sa tante en se levant d'un coup.
- Oh, ça va! Tu ne vas pas commencer ton numéro non plus! T'as tendu le bâton, je te le rends volontiers! Et puis, si ça t'ennuie tant que ça de venir, je ne t'y ai pas forcée!
- Très bien, j'ai compris!
Elle partit sur ces mots, montée sur ses quatre chevaux, et l'air fier <<< ha <<<. Charlie, sur les gonds, courut pour la rattraper <<< mais, elle n’est pas à l’hôpital là ? XD <<<. Sa tante était déjà dans l'ascenseur, et la jeune femme bloqua les portes automatiques et la saisit par les épaules.
- Tu as fait beaucoup pour moi, mais rappelle-toi que je ne suis pas ta fille pour autant, et qu'il s'est passé des choses depuis. Il faut que tu l'admettes, vu?
Elle la lâcha aussitôt, sans lui laisser le temps de répliquer quoi que ce soit et retourna dans sa chambre.
Le soir venu, l'infirmière passa pour lui prodiguer les soins quotidiens. <<< et personne ne l’a interrompu quand elle sorti de son lit d’hôpital ?... <<< Charlie n'aimait pas cela car elle n'apprécie guère le fait qu'on la touche; mais avant tout, c'était l'idée de voir l'état de son poignet qui la révulsait. D'un coup, la silhouette <<< une silhouette de quoi ? de stylo bic ? <<< apparut sans crier gare. La même que sur la voie rapide. Elle sortit de nulle part un objet dont la objet <<< deux fois « objets » + un objet c’est masculin + périphrase tout à fait étrange <<< faisait 15 centimètres <<< 15 cm de quoi ? de long, de largeur ? Nommez l’objet ! pourquoi tourner autour du pot ? <<< et donna des coups dans le corps de la pauvre infirmière qui hurla à mort. Du sang coulait partout, comme s'il lui fallait en faire des tonnes. Charlie trembla, et crut s'évanouir d'horreur, mais ce fut comme si ses yeux s'interdisaient de se fermer devant une telle scène. <<< donc, tout à l’heure elle a couru volontiers après sa tante, mais là 1) elle reste dans le lit à observer 2) elle ne crie pas, n’appelle pas à l’aide et 3) personne n’est interpellé par les cris de l’infirmière ?
Un groupe de médecins passant par là, s'arrêta aussitôt, choqués de voir un objet volant <<< oh un ovni, oh des gens qui passent au hasard <<< tuer un membre du personnel soignant <<< bah l’infirmière quoi, pourquoi cette périphrase encore ? <<<, devant un témoin pétrifié de peur sur son lit. Ils rentrèrent en trombe dans la pièce. La silhouette arrêta son massacre et disparut comme elle était apparue. L'infirmière gisait au sol. N'y tenant plus, Charlie se précipita aux toilettes pour vomir tout son soûl, tremblant comme elle n'avait pu le faire jusqu'alors.

La silhouette frappe à nouveau. <<< pourquoi cette phrase ? surtout au présent. <<<
- Que...Que s'est-il passé, lâcha dubitativement l'un des médecins. <<< je croyais qu’ils s’étaient arrêtés en voyant la silhouette attaquer justement <<<
- Elle... la silhouette...venue pour la tuer, réussit à articuler Charlie encore sous le choc.
- Pardon?
- La silhouette! <<< la silhouette du stylo bic <<<
- Quelle silhouette? Vous étiez seule avec l'infirmière, rétorqua un autre médecin. <<< alors là, c’est que j’ai rien suivi moi, vous vous contredisez, vous parlez que les médecins voient un OVNI frapper l’infirmière…. <<<
La jeune femme n'insista pas et s'allongea, les jambes flageolantes et l'esprit perturbé. Les médecins sortirent sur ces entrefaites; après avoir demandé à ce qu'on amène le corps de la bonne femme <<< mdr bonne femme…. <<< dans un lieu plus adéquat <<< dans un lieu plus adéquat ???????? Ils vont l’enterrer au fond du jardin ? A votre avis… figurez-vous un hôpital … on constate que quelqu’un se fait poignarder (même si vous ne citez pas le poignard mais plutôt un objet de la objet de 15 cm… on remarque que l’individu est mort et gît dans son sang… pensez-vous que les médecins vont mettre le corps dans une corbeille et dire « n’approchez pas de cette femelle, c’est le diable ? » ??? Non, jvais vous dire selon, ce que toute logique, ils feront. Ils appeleraient la sécurité de l’hôpital, puis ils appeleraient les flics et des infirmières, ils regardons la victime si elle est vraiment morte ou pas… puis, ils prendront en charge la témoin, Charlie, car ceci est un traumatisme… ils la mettraient ailleurs, lui poserait des questions… Le corps ne serait en aucun cas touché, c’est une scène de meurtre… je suis sûr que vous avez déjà vu à la tv des séries policières… même dans julie lescaut ils embarqueraient pas le corps comme ça……….<<<. Horrifiés, ils décidèrent qu'on n'approche plus Charlie. <<< bien sûr, ceci est une démarche tout à fait plausible pour des médecins dans un hôpital……… <<<
Cela faisait 10 jours sans que la jeune femme ne vit qui que ce soit.<<< bien sûr, encore une fois, tout à fait logique ! dans un hôpital !!!???... Vous savez, d’un point de vue logique, on ne peut pas occuper un lit d’hopital pendant 10 jours sans une très bonne raison valable…… mais soit………. <<< Voyant qu'il ne s'était rien passé de semblable <<< semblable de quoi ? <<<< entretemps, les médecins choisirent un infirmier pour s'occuper de la patiente <<< bien sûr….<<<. Celui-ci arriva dans la chambre, le plus naturellement du monde et lui prodigua les soins nécessaires et <<< en <<< lui disant au passage que son poignet s'en tirait bien <<< cool, reste-t-on 10 jours à l’hosto pour une fracture de poignet et des hématomes ? non tout au plus 48h d’observation… d’observation ! mais oui… mais non que dis-je, les medecins l’ont enfermée 10 jours dans sa chambre… comment fait-elle pour manger et boire soit dit en passant ? <<<. Il ne se passa rien de notable. Quand ils jugèrent qu'elle était retapée <<< « vous êtes retapée madame, vous pouvez sortir ! » ……<<<, ils la laissèrent sortir.
Plusieurs jours se passèrent sans silhouette <<< de bic <<<, ni meurtre. Charlie finit par se dire que ce n'était que le fruit de son imagination <<< bien sûr, avec un cadavre bien existant vu de tous, d’ailleurs où est il ? la police n’a vraiment fait aucune enquête ? ah non, j’oubliais, les médecins l’ont enterré au fond du jardin <<<, et elle songea qu'après un bon dodo <<< oh un bon dodo le petit, il va faire bon dodo le chien-chien <<<< dans son appartement, tout rentrerait dans l'ordre. Le lendemain, son père lui rendit visite, et fut surpris de la voir tirer une tête bizarre. La jeune femme avait très mal dormi, et plus encore, elle avait rêvé qu'on s'en prenait à ses parents. Alors, la première chose cohérente -ou presque- qu'elle fit fut de prendre son paternel par les épaules, les yeux écarquillés par la peur et la fatigue, et lâcha de but en blanc: <<< scusez mais… et les parents pendant les au moins 10 jours d’hopital, ils étaient où ? pourquoi on en entend parler que maintenant ? <<<
- Elle est où, maman?
- Ben...A la maison, pourquoi?
- Toute seule?
- Ben, oui, répondit-il, ne voyant pas où sa fille voulait en venir.
- Fallait pas! T'aurais du <<< dû <<< la prendre avec toi! <<< la prendre tel un paquet de chips <<<
Elle prit <<< prit quoi/qui <<< par le poignet, se précipita dans les escaliers, et sortit en trombe de l'immeuble, l'air paniqué.
- Peux-tu me dire ce que tout ce cirque signifie, s'emporta monsieur Lloyd. <<< son père. Pourquoi employer le nom ? <<<
Elle ne lui répondit pas, et prit les devants, en rentrant dans la voiture de son père côté conducteur.
- Ah non! Je te signale que tu ne peux pas conduire vu l'état de ton poignet! <<< comment elle a fait pour rentrer de l’hopital à chez elle alors ? <<<
- Il en va de la vie de ta femme, murmura-t-elle entre ses dents. On s'en fiche de mon poignet. Donne-moi les clefs, et vite, le pressa-t-elle en voyant sa non-réaction.
Il finit par céder, pensant qu'en se pliant à sa nouvelle lubie, elle se calmerait bientôt.
Charlie ne se fit pas prier par le champignon <<< se faire prier par le champignon ? seul Mario connaît ptetre cette expression … <<<, ce qui fit grimacer son père.
- Heu...Il y a des radars, ironisa-t-il.
- Ben, alors, souris. C'est pas tous les jours que tu te fais prendre en photo par les flics, lui répondit-elle sur le même ton. <<< ah, les flics existent donc vraiment dans ce monde… elle se préoccupe des radars mais pas d’un cadavre… <<<<
Raté, il se tut, résigné. Ils arrivèrent à St Georges d'Orques, petit village à 7 kilomètres du centre de Montpellier.
- Diantre! La maison! <<< que diantre et fichtre !................ expression tout à fait utilisé en notre siècle… surtout quand on constate que notre habitat vient de cramer <<<
Elle ne put en dire plus, tant elle était estomaquée. Son père s'avança, ouvrit le portail et chercha son épouse dans tout ce fatras d'incendie. Madame Lloyd <<< pourquoi de nouveau employer le nom ? pourquoi ne pas dire sa femme ? <<< apparut rapidement, apparemment saine et sauve, mais complètement secouée. Soulagement, ils se précipitèrent pour se serrer dans leurs bras. <<< Ok, alors il n’y a ni flics… ni POMPIERS dans ce monde. Non, chers amis. Une maison crame… que font les voisins ? est ce une maison dans les bois ? et quand bien même, comme la vieille s’en est sortie ? Pourquoi n’a-t-elle pas appelé de l’aide ?... <<<
La silhouette <<< silhouette de bic <<< apparut brièvement, ce qui fit sortir de ses gonds Charlie. Elle lâcha un micmac <<< un big mac siouplé <<< de jurons bien choisis.
- A qui parlais-tu, demanda sa mère.
- A cette satanée silhouette, répondit la jeune femme sur le vif.
- Heu...tu es sûre que ça va?
Charlie se tut aussitôt. Bien plus tard, elle put retourner dans son petit chez elle. <<< bien sûr, personne ne pense à appeler les pompiers, ni à emmener la mère pour un contrôle d’intoxication au monoxyde de carbone, et charlie se casse en laissant père et mère dans leur maison en cendres… <<<

Une mauvaise nouvelle sur le «Midi Libre»
Trois jours plus tard, Charlie lut sur le Midi Libre un article sordide traitant d'une maison qui avait brûlé, autre que celle de ses parents. Trouvant cela étrange, elle le lut attentivement et apprit ainsi que le propriétaire n'était que Pierre Lloyd, son propre frère! <<< mdr…..<<< Encore un coup de la silhouette, se dit-elle, emportée dans son élan. Elle mit du temps à se calmer et finit par appeler sa soeur, pour voir si celle-ci était au courant.
- Tu sais où se trouve Pierre?
- Chez lui, non?
Charlie soupira d'indignation.
- Regarde le Midi Libre à la page 13...
Fouillis, silence puis exclamation.
- Oh mon Dieu, réussit à dire sa sœur. Mais...
- Encore la silhouette, pensa tout haut Charlie.
- C'est quoi cette histoire? Charlie, tu es sûre que ça va?
Elle lui raccrocha au nez, avant qu'elle parte dans un discours enlisant et pesant.
Charlie décida d'aller sur les lieux du crime pour constater de ses propres yeux si cet incident ressemblait à celui dont étaient victimes ses parents. Des inspecteurs et spécialistes grouillaient sur place <<< AH !!! pourquoi là et pas pour toutes les autres scènes, hin ?...<<<. L'un d'eux sursauta lorsqu'il vit Charlie à seulement quelques centimètres de lui.
- Qui êtes-vous, demanda-t-il, essayant vainement de masquer sa surprise.
- Charlie Lloyd, sœur du proprio, répondit-elle.
Son attention fut vite captivée par une conversation adjacente. En effet, des experts posaient les premières hypothèses sur la raison de cet incendie. Selon eux, ce fut un appareil ménager. Ce que la jeune femme trouvait de déplacé, toujours dans son raisonnement personnel. Mais qui la croirait, puisqu'elle avait l’unique privilège <<< privilège ?... idée mal dite <<< de voir l'auteur de tout cela?
La silhouette agit comme pour la dernière fois, à la grande exaspération de Charlie.
- Dites-moi, où sont hospitalisés Pierre Lloyd et sa famille, demanda-t-elle à un inspecteur. <<< elle appelle son frère par son prénom et nom de famille ?... voyons voir j’apprends que la maison de mon frere est cramée… la première chose que je me dis c’est « est ce qu’il était de dedans » puis la panique, quand je demande aux poulets où il est je dirai plutôt « où est mon frère », non ?.... <<<
- A l'hôpital de Montpellier, lui répondit-il.
Elle ne se contint pas et le fusilla du regard.
- Savez-vous combien il y a d'hôpitaux <<< c’est une question <<<, s'insurgea-t-elle.
- Savez-vous que vous n'avez toujours pas prouvé votre identité? <<< MDR, de nouveau, une totale invraisemblance !!! 1) personne ne la contacte suite à l’incendie de la maison de son frère, chose que les secours font dans ces cas là… 2) personne à l’hopital ne l’appelle pour la prévenir non plus 3) lorsqu’elle arrive sur la scène du crime, le lendemain, il y a encore des gens à examiner la scène… pour ce genre de procédure, ça ne dure pas si longtemps… 4) lorsqu’une personne de la famille arrive sur un lieu comme celui là, on ne leur dit pas de dégager comme ça, on les prend en charge… n’avez-vous jamais regardé le JT de Claire Chazal ? On nous parle souvent de « cellule psychologique » mises en place pour les victimes et familles des victimes….<<<
Le comble! Elle se plia tout de même en quatre <<< pourquoi se plier en 4 ? <<<, lui présenta son permis -qui était encore considéré comme une pièce d'identité <<< hin ? <<<, et il lui donna le nom de l'hôpital universitaire de Lapeyronie. Elle y alla aussitôt, sans demander son reste, et lorsqu'elle entra dans la chambre où se trouvaient son frère et sa belle-sœur, elle fut surprise qu'ils allaient visiblement bien.
- Moi qui pensais vous retrouver cuits comme des homards, lâcha-t-elle accidentellement.
- C'est très sympa de ta part, cingla son frère, furieux

La silhouette s'attaque à la psychologie
Estimant finalement qu'elle avait un souci d'ordre psychique, Charlie décida de consulter un spécialiste et de tout lui raconter (à l'époque, on n'avait pas forcément besoin de passer par son généraliste <<< MDR………… qu’est-ce qu’on s’en fiche <<<).
Le psychologue se trouva fort étrange, et son bureau recelait d'objets dont l'utilisation resta obscure pour la jeune femme, qui ne réprima pas un frisson.
- Alors, dites-moi ce qui vous a amenée <<< amené <<< à me consulter, dit-il d'une voix mystérieuse, les mains liées sur son bureau, et la regardant en chien de faïence derrière ses grandes lunettes.
- Ben, depuis un moment je vois une sil...
- Aaaargh!
Le psychologue, prit au dépourvu, avait poussé un cri instinctif. Quelqu'un semblait le tenir par le cou et le menaçait avec un objet à la objet démesurée <<< un objet à la objet démesurée ????... un objet c’est masculin + deux fois objets… + pourquoi, comme tout à l’heure, dire ça et ne pas nommer l’objet en question ?... <<<. La silhouette, encore. Elle parut à Charlie devenir plus nette, bien qu'elle ne distingua toujours pas grand chose.
Et pour la première fois, elle lui parla.
- Cède et je laisse ton entourage tranquille, murmura-t-elle fantasmagorique ment. <<< mdr, vous en faites exprès ou quoi ?... alors d’abeur, dites moi quelque chose fantasmagorifiquement pour voir ce que ça veut dire… puis, écrivez moi ça correctement ou, mieux, utilisez un autre mot qui existe dans le dictionnaire <<<
- Mais bien sur <<< sûr <<<, réussit à lui rétorquer courageusement la jeune femme. <<< mdr, quelle réponse tout à fait vraisemblable… <<<
- Fais-le où je le tue également.
- Tu n'as pas réussi à tous les envoyer ad patres, alors ton discours, tu peux te le placer là où je pense.
Charlie n'arrivait pas à comprendre d'où elle tirait cette force de courage, elle qui pensait en avoir peur.
En guise de réponse, la silhouette fit glisser la objet <<< pourquoi dites vous ‘la objet’ ?... <<< sur la gorge <<< oui, un COUTEAU quoi … <<< du psychologue, lui coupant les cordes vocales. <<< woa, quelle précision… il lui coupe la gorge point. <<< Il ne put pousser aucune plainte, ce qui donna à la scène quelque chose de plus insupportable. Charlie se tenait désespérément à sa chaise, n'arrivant pas à s'enfuir ou à fermer les yeux, comme si elle devait subir cela en toute impunité. Comme à son habitude, la silhouette en ficha partout. Plus c'était gore, mieux c'était. Quand elle eut achevé sa tâche, elle partit aussitôt. Enfin, après avoir atterri brutalement sur terre, Charlie se décida à sortir de la salle, et regarda d'un oeil horrifié les autres patients qui attendaient après elle. <<< hahahahaha…… iups là, mon kiné vient de se faire zigouiller sous mes yeux, je me casse de là et je dis aux gens dans la salle d’attente : ah, euh, désolé, mais il est mort, vous pouvez rentrer chez vous… quelqu’un de normal appelle les poulets… <<<
- Vous pouvez toujours attendre, il est mort, lâcha-t-elle d'une voix blanche. Mais ce n'est pas moi qui l'ai tué, s'empressa-t-elle d'ajouter.
- C'est bizarre, nous n'avons rien entendu , dit un monsieur à l'âge mûr. Vous êtes sûre que vous... <<< HAHAHA, j’aime la réponse de ce monsieur… on lui annonce que le dr est mort et lui il dit c’est bizarre on a rien entendu ?... au lieu de se précipiter sur le téléphone ?... <<<
- Regardez de vous-même, le coupa-t-elle toujours aussi livide, en indiquant du doigt la salle.
Tout le monde s'y amassa, et revinrent <<< revint <<< sur leurs pas plus blancs que du linge. Un type prit le réflexe d'appeler la police <<< woa ptin, ce mec est un génie <<<, qui vint rapidement. Ils prirent Charlie de force.
- Mais je ne l'ai pas tué, hurla-t-elle.
- Désolé, nous n'avons aucune preuve. En attendant que l'on y voit plus clair, vous serez en garde à vue. <<< j’en ai marre de répéter tout le temps que c’est invraisemblable… <<<
Elle finit par abandonner la partie, sentant qu'il y en aurait pour un moment.

Triple meurtre
Charlie était assise dans sa cellule. Elle n'arrêtait pas de gueuler qu'elle n'y était pour rien. Un policier, las de l'entendre geindre ainsi à longueur de temps, s'approcha d'elle et la fixa de ses yeux ennuyés.
- Dites-moi ce qui s'est passé alors.
- J'étais en train de lui parler quand la silhouette est apparue et lui a coupé la gorge avec son objet. <<< objet XD <<<
- Et comment a-t-elle pu entrer, cette «silhouette»? <<< mais de quel objet parlez vous, de quelle silhouette vous parlez ? avez-vous vu la personne ? seraient les questions qu’un type répondrait dans la réalité. Manifestement, pas dans la vôtre <<<
- Ben, elle apparaît comme une vision, répondit naïvement la captive.
- Elle est bien bonne votre blague. Dites que c'est vous qui l'avez tué, et cela nous permettra de conclure rapidement.
- Alors, expliquez-moi pourquoi je n'ai pas de objet <<< de-objet… déjà expliqué avant que ça se dit pas comme ça <<< en ma possession et ne suis pas tâchée de sang... <<<hihi l’autre elle a un gars qui s’est fait tué en face d’elle et elle n’a pas eu de projections de sangs ? Implausible………<<<
Regards insistants.
- Marcel! Il y a Bob qui se fait tuer par un objet volant, cria un collègue, complètement paniqué. <<< ohohoh, un Ovni <<<
Ledit Marcel alla voir, trouvant cela étrange <<< à peine <<<. Plus tard, il revint dans le même état que les patients du feu <<< hin ? feu ? <<< psychologue. <<< attitude invraisemblable… <<<
- C'est horrible, hein, dit Charlie, en songeant qu'il serait obligé de la croire dorénavant.
Les policiers décidèrent d'enterrer leur collègue le plus tôt possible; mais la silhouette ne s'arrêta pas là, et acheva son tableau en tuant le prêtre chargé de la cérémonie, et un curieux qui passait par là. Il fut même murmuré qu'une bonne vieille dame aurait lâché: «je savais bien que la curiosité était un vilain défaut!»; mais ce ne fut pas vérifié. <<< ah bon ça ne fut pas vérifié ? ahaha, au pays de l’invraisemblance <<<
La surveillance de la cellule de Charlie se fut plus dure. <<< tellement suspecte que elle a réussi à tuer le prêtre lors de l’enterrement et une ptite vieille sans sortir de sa cellule, logique non que l’on suspect encore plus c’est damoiselle… <<<

L'hôpital psychiatrique de La Colombière
D'un commun accord des policiers, psychologues, membres de la famille, Charlie fut envoyée à la Colombière; croyant bien faire pour son compte. La jeune femme avait beau se récrier que cette silhouette était bien réelle, et non pas un symptôme de schizophrénie paranoïaque, rien y fit. Alors, elle prit la solution radicale: se cloitrer dans sa chambre et bouder son psychiatre. La silhouette ne se fit pas attendre, car elle attaqua tout aussi bien à des patients qu'à des membres du personnel hospitalier. Bientôt, tout ce beau monde fut perplexe: Charlie semblait rester enfermée <<< ceci est un fait certain pas un truc qui semble… <<<, pourtant les meurtres continuaient. Une vague de panique envahit le centre et l'on chercha par tous les moyens d'en sortir. La sentence fut sans appel pour notre patiente: confinée avec la camisole de force et aucune visite autorisée. <<< mais lol quoi. Dans quel monde vivez-vous ? <<<
- Puisque je vous dis que ce n'est pas moi, mais cette fichue silhouette, hurla-t-elle inlassablement lors de son transfert.
Quelques patients regardaient cette scène, avec pitié pour la plupart.
Tandis qu'elle tournait en rond dans sa cellule blanche, la jeune femme élaborait des plans pour se tirer de ces lieux sordides, où elle n'y avait pas sa place. Mais une fois dehors, comment ferait-elle? Personne ne la croyait. Alors, elle songea la mort à l'âme qu'il lui faudrait vivre en ermite en Sibérie. <<< ouais, pourquoi pas hin. Mais ce à quoi elle ne pense pas c’est que cette est tout bonne irréalisable. On est en Europe… Comment se rentre en Sibérie sans que les flics arrivent à nous rattraper hin ?... avion impossible, fichage des poulets, contrôles de passports… train impossible, contrôles de billets… frontières contrôlées (au-delà de l’europe), même probleme. Et ne parlons pas du problème de l’argent. Dès que la dame elle irait retirer ses 29183 euros au guichet, elle serait repérée… mais certes. <<<
Le temps passa et Charlie crut devenir folle.
- C'est le comble! Tu rentres sain d'esprit là-dedans; et tu en ressors complètement dinguo! C'est un nouveau commerce, c'est ça?!
Elle se tut, se disant que parler à tue-tête était de mauvaise augure <<< pourquoi parler à tue tête est de mauvaise augure ?...<<<. Puis, elle trouvait que c'était calme. Certes, elle ne pouvait rien entendre, vu que les parois étaient isolées, mais normalement quelqu'un devait venir lui apporter à manger. Son estomac avait épousé le rythme imposé. Quand c'était l'heure, il commençait à gargouiller. Là, c'était pire. Soudain, la porte s'ouvrit doucement.
- Ah, enfin! Vous vous faisiez attendre...
Elle s'arrêta aussitôt, l'infirmier s'écroulant et faisant valdinguer le plateau. Il ne lui fallut pas beaucoup de temps à comprendre. C'était la dernière victime de la silhouette. Malgré cette scène bourrée d'hémoglobines <<< encore cette expression <<< (il en avait fichu partout, le pauvre diable), la jeune femme ne perdit pas le nord, et prit ses jambes à son cou. On capta vite ce qui se passait et, rapidement, une horde de médecins et d'infirmiers lui couraient après. En fait, ce n'était pas tant cela qui la tracassait; c'était cette fichue camisole! Comment s'en débarrasser? Comme s'il lui avait fallu poser la question pour avoir une réponse, son encombrement fut taillé en pièces....par un objet dont la objet mesurait 15 centimètres! <<< oh le retour de la objet de 15 cm qui n’est autre qu’un couteau… <<<
- Oh, my God, <<< bien sûr, je suis sur le point de me faire trancher le faciès et là, paf, je me mets à parler en anglais, parce que ça fait classe, et ptetre que la silhouette de bic, elle comprend l’anglais hin <<< s'exclama Charlie face à son ennemie.
Sa physionomie était plus précise, mais elle n'était pas encore tout à fait nette, comme si on la voyait tel un myope. Cependant, la jeune femme devint pâle parce qu'elle lui rappelait...Non, ce n'était pas possible! Elle chassa cela en repensant que c'était son jour de chance et se mit à courir de plus belle. Après être sortie du bâtiment, un problème plus corsé s'imposa à elle: les grilles qui longeaient le terrain. Et Charlie était mauvaise escaladeuse.
- Alea jacta est, <<< mais bien sûr <<< murmura-t-elle entre ses dents.
Elle souffla un bon coup, prit de l'élan et sauta. Pas assez haut, mais elle fera avec. Les membres du personnel soignant approchaient à grands pas, et elle fut au ¾ lorsqu'une infirmière la saisit à la cheville, pensant bien faire. Charlie tenta de se défaire de son fardeau; mais ce fut la silhouette qui l'aida -comble du siècle. Elle poignarda sobrement <<< faut me montrer ce que ça veut dire poignarder sobrement quelqu’un<<< la pauvre femme dans le dos et menaça tout le monde en tendant dans le vide son objet ensanglanté. <<< mais, je croyais que les autres gens ne voyaient pas la silhouette, hin ?.....<<<
- Encore un fan de Machiavel, songea Charlie. <<< réflexion tout à fait vraisemblable <<<
Elle arriva au bout de ses peines et se laissa tomber de l'autre côté. Sa chute fut brutale. Elle suivit sans tarder la ligne du tram en boitant légèrement, se demandant ce qu'elle allait bien faire, d'autant qu'on ne tarderait pas à donner son signalement et que sa tenue était trop voyante. C'est ainsi qu'elle sut quoi faire en premier lieu: se changer. Aussi discrètement qu'elle le put, elle dénicha des vêtements dans les poubelles <<< ahaha tout le monde sait qu’on trouve des vêtements dans toutes les poubelles du coin <<< et bientôt, elle fut accoutrée d'un pantalon trop grand, d'un vieux pull troué, et d'un imper qui sentait les ordures ménagères à plein nez. Finalement, elle décida de changer de coupe, ses cheveux tombant sur ses épaules pouvant la trahir. Alors, elle entra dans un salon de coiffure peu raffiné de manière insolente, et se saisit d'une paire de objet et d'un objet <<< vous avez vraiment un problème avec le mot objet. <<< électrique sous les yeux choqués de la coiffeuse.
- Vous ne me connaissez pas et je vais me débrouiller, dit Charlie.
Elle commença par se couper les cheveux jusqu'à laisser 10 centimètres sur sa bille, puis rasa les côtés, laissant une crête super large, qui tombait sur le côté et sur ses yeux. Déjà, on ne la reconnaissait plus très bien; mais elle pensa que ce n'était pas suffisant et partit comme elle «était venue.
Errances
Tout en vagabondant et mendiant ici et là, Charlie découvrit avec joie que son imper recelait d'un précieux trésor: un porte-monnaie rempli <<< ptdr, dites moi où vous trouvez des imper qui puent les ordures ménagères et qui ont les poches remplies de billets verts que j’aille en chercher aussi <<<. Il avait du <<< dû <<< être volé, mais la situation n'avait sans doute pas permis au profiteur de partir avec son butin. La jeune femme déboula dans un magasin spécialisé dans la coloration des cheveux.
- Bonjour, de quoi faire une décoloration et du vert bien pétant, s'il vous plait, débita-t-elle sans laisser la pauvre gérante en placer une. <<< bien sûr, je suis en fuite alors je m’habille comme un pouillon, je me coupe les chveux en punk et je les peint en vert, pour être moins voyant <<<
Celle-ci s'exécuta, lui mit les différents produits dans un sac et Charlie paya, ce qui fut étrange aux yeux de la commerçante. Cependant, du moment qu'elle payait et déguerpissait, elle passa outre.
La jeune femme s'enferma dans les toilettes publiques de la ville et se fit son micmac. <<< expliquez moi comment la dame elle se fait une teinture dans les toilettes publiques… pour faire ça, il faut de l’eau et surtout du shampoing pour rincer la teinture après le temps de pose. N’avez-vous jamais été chez le coiffeur ? <<< Elle en sortit, la crête verte avec par endroits du blond presque blanc, et le reste rasé et noir. <<< tout à fait camouflant <<< A peine eut-elle le nez dehors qu'elle se fit accoster par des badauds de son acabit, joyeux de trouver un semblable ici. D'abord récalcitrante, Charlie décida ensuite d'intégrer leur bande. On ne viendrait pas l'embêter avant un moment, et pour l'instant la silhouette se trouvait aux abonnés absents. <<< croyez vous que les sdf ça s’aimantent ensemble ? Allez faire un tour au bas de votre rue, vous verrez que certainement tout le contraire <<<
Cependant, la peur d'être pincée revint rapidement en force, et la jeune femme quitta ses joyeux lurons et se dirigea d'un bon pas à la gare SNCF de Montpellier pour prendre un train, qu'importe où il la mènerait, du moment qu'elle puisse payer un trajet. Les choses se passèrent pas plus que mal, et elle partit jusqu'à Nîmes <<< vite, que je partâmes loin de la ville où je suis recherchée, vite, loin, très loin ! bon ok, jvais à Nîmes, c’est tellement une contrée lointaine qu’ils ne penseront pas à diffuser mon avis de recherche là bas Very Happy <<<. Tant pis. Là-bas, on ne la connaissait pas et elle pourra se faire un peu d'argent pour repartir ensuite. Arrivée dans la ville gallo-romaine <<< qui ne l’ai plus depuis déjà bien des siècles <<<, elle réussit à amadouer un petit restaurateur du coin qui l'hébergea dans l'arrière cuisine <<< bien sûr, cela est tellement courant <<<. Charlie y resta une semaine, et partit dans la nuit, laissant au préalable un mot pour le pauvre type qui avait eu pitié d'elle. Entretemps, il lui avait trouvé des nippes <<< nippes ? <<< plus correctes: un jean trop grand et usé au niveau des genoux, un t-shirt vantant le restaurant, et une chemise. Par dessus, elle avait gardé son imper qui sentait bon après qu'elle l'ait lavé. <<< surtout que dans l’autre poche y a des diamants 18 carats <<< Charlie alla à la gare et eut suffisamment de quoi payer un aller simple jjusqu'à Paris en classe économique. <<< cela va de soit. Je suis recherchée par toute la France alors je vais aller là où y a tous les chefs de police réunis <<<

Tu es ta mort
A Paris, la jeune femme mit du temps à s'adapter et à s'y retrouver. L'on avait lancé entretemps des avis de recherche à son compte <<< sans blague <<<. Par précaution, elle se fit d'autres colorations. S'ajoutèrent au vert du bleu et du violet. <<< mdr, j’allais ajouter à la phrase d’avant : sans doute a-t-elle ajouté du rouge et du rose barbie, avant de lire la suite <<< Elle réussit à rendre son visage plus cireux; mais elle s'avoua qu'elle n'avait pas à changer grand chose, son séjour à l'hôpital l'ayant transformée pas mal. Du moins, ne se reconnut-elle pas à travers la vitre d'un magasin en comparaison de la photo qu'ils avaient diffusée dans les journaux. Charlie renouvela son expérience nîmoise; <<< hahaha… <<< mais elle eut moins de succès, les gens lui demandant de l'expérience et certains diplômes particuliers <<< trop lol <<<. Elle ne pouvait pas crier sur tous les toits qu'elle était docteur en anglais, cela aurait mis la puce à l'oreille de <<< à <<< n'importe qui <<< bien sûr, c’est tellement rare qu’elle est la seule à avoir ce diplôme dans tout le pays <<<. Elle ne pouvait pas non plus se présenter au Pôle Emploi <<< sans blague <<<, ne se résolvant pas à changer d'identité et n'ayant aucun papier sur elle.
Elle se trouva une place sous un pont, après s'être bagarrée avec un badaud ivre. Elle avait fini par avoir gain de cause et avec une lèvre enflée et entaillée, elle se coucha à même le sol. La nuit fut très courte et désagréable. L'atmosphère était poisseuse, et mine de rien, il fallait être aux aguets pour ne pas se faire voler. <<< se faire voler quoi ? <<< Lorsqu'elle décida de quitter son plumard <<< plumard XD <<< d'infortune, Charlie se mit à sillonner les rues encore endormies de la capitale d'un pas fatigué, l'estomac dans les talons, et se demandant où cela la mènerait.
Elle s'arrêta devant la vitre d'une boulangerie, les yeux pétillants. Quelqu'un s'approcha d'elle par derrière. La jeune femme plissa les yeux pour mieux voir et lorsqu'elle reconnut la silhouette, elle crut halluciner.
Lentement, cette dernière sortit son fameux objet <<< mdr <<< et se colla à sa future proie.
- Tu ne peux échapper à ton destin, lui sussura-t-elle à l'oreille.
Et elle lui infligea des blessures mortelles tandis que Charlie regardait avec horreur que cet amas autrefois indistinct lui ressemblait désormais comme deux gouttes d'eau.
Bientôt, la silhouette abandonna sa victime sur un trottoir parisien.


Ah, c’est fini !...
Mk, il n’a rien compris à cette histoire, pourquoi la silhouette c’est en fait Charlie et pourquoi la dite « silhouette » se met à zigouiller tout le monde autour d’elle pour, finalement, zigouiller Charlie. Nan, Mk voit pas.
Au-delà de ça, je pense que Mk a suffisant commenté au travers du texte pour que vous en déduisiez ce qu’il y a à déduire : le récit est comblé d’invraisemblances au point qu’il m'est difficile de comprendre comment vous avez pu écrire cela sans vous en rendre compte. Vous donnez l’impression de vivre dans un monde gentillet où il existe tantôt des policiers, tantôt des pompiers… un monde où les gens disent des choses complètement à côté de la plaque et agissent de manière totalement irrationnelle.
Votre récit se contredit même parfois. Le coup des pompiers, des policiers qui n’interviennent que quand vous vous le décidez… le coup des médecins qui s’arrêtent, voyant une « silhouette » tuer un individu et plus tard vous dites qu’ils soupçonnent charlie de l’avoir tué.
Non, Mk ne comprend pas, malgré tous ses efforts pour essayer de comprendre ce que vous avez voulu faire/dire/écrire.
Que penser d’ailleurs de ce mot « silhouette » et de l’histoire de « la objet d’environ 15 cm » répétés à tout bout de champ ?
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MessageSujet: Re: Nouvelle: Tu es ta mort   Sam 7 Juil - 17:18

Messire Mk je n'avais pas vu l'effort que vous avez fourni à lire et commenter ce ... pot-pourri.

Mille mercis pour cela. Comme pour Sieur Myrien, je prends en note vos annotations.

Un jour, je donnerai une version 3, correcte. J'avoue cependant que remanier ce texte ne fait pas partie de mes priorités (je l'avais classé dans "affaires pas vraiment classées", partie de mon cerveau qui prend la poussière. Ahem!).

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MessageSujet: Bonjour   Lun 23 Juil - 11:50

Je trouve ce texte pas mal du tout, malgré quelques incohérences précédemment relevées. J'ai lu votre message de remerciement ensuite : j'écris moi aussi des textes d'horreur et l'inspiration me vient aussi de mes cauchemars, un peu comme Stephen King. Je pense que pour faire un bon texte d'horreur, il faut avoir ressenti cette peur, l'avoir vécu, et savoir la retranscrire.
Bravo pour ce texte et surtout continuez d'écrire!
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MessageSujet: Re: Nouvelle: Tu es ta mort   Lun 23 Juil - 15:36

Merci sincèrement pour ton message encourageant!!
J'ai pu enregistrer mon texte (j'ai eu une grosse panne bien embêtante), et je le remanierai tantôt ^^

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Nouvelle: Tu es ta mort
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