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 Sans titre

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BlutEngel

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MessageSujet: Sans titre   Sam 25 Aoû - 3:27

Bonjour, j'ai trouvé une vieillerie, et ai souhaité la partager. Merci de me lire, de critiquer, de (peut-être) apprécier. Je n'en dis pas plus. Bonne lecture Smile]



Pan.
La vie pourrait se résumer en un mot. Pourquoi s'entête-t-on à vouloir remplir des pages et des pages de quelque chose qui -en fin de compte- est éphémère?
Pis encore, pourquoi cherchons-nous à faire de nos malheurs notre carte de visite?
Comme si on montrait "salut, alors voilà, si vous voulez me connaitre, sachez que je suis une personne malheureuse frappée par des évènements tragiques tels que..." à tout bout de champs.
A quoi cela se résume-t-il? Qu'est-ce que cela nous apporte?
Finalement, ne sont-ce pas des actes vains, quand on sait que quoi qu'on ait pu faire, la mort nous cueillera sur notre lit de mort comme quiconque?




La mort. Douce euphorie, tendre et si amère à la fois. Comment puis-je penser à la fin ainsi?
Des larmes glissent lentement sur mes joues. A quoi bon s'apitoyer sur son sort? Ce qui est fait est fait...
Mes mains tremblent, une douleur sourde perce en ce moment mon cœur. Comme si tous les poignards qui le menaçaient depuis longtemps s'étaient plantés en lui. Mais, leur froideur le pénétrant lentement. Je ne peux m'en empêcher, tant la douleur que je terre au fond de moi jaillit à grandes vagues terribles, comme le ferait tout aussi bien une mer déchainée. J'ai peur, j'ai froid. Je ne souhaite qu'une chose à cet instant précis: que cette froide courtisée vienne m'achever pour me libérer. J'ai l'impression d'avoir atteint mes limites. La peur me ronge de l'intérieur, me noue la gorge, rend mes mains moites, et me cloue au sol.
Pourquoi pleurer? Action vaine, et insignifiante; surtout que personne ne le sait. Surtout que cela ne me fera ni avancer ni guérir. C'est ainsi.



On m'a roué de coups, et fait perdre l'usage de mon œil parce que...



Juin 2005, une chaude journée du début d'un été comme un autre. A la télévision, ils diffusent régulièrement des spots pour la prévention de la grande chaleur. Pour éviter les mêmes bavures de la canicule de 2003. Je trouve cela bien, c'est court, précis. Malheureusement pour le gouvernement, un pâle sourire ironique s'esquisse sur mon visage. Je me dis qu'à chaque fois qu'on fait quelque chose de bien comme cette prévention, il aura fallu attendre une "catastrophe sanitaire". Dommage. Notre nature ne nous permet pas de faire des choses positives sans avoir à subir celles négatives au préalable.
Parfois, je me demande pourquoi l'homme est aussi dangereux pour lui-même.
Après ce spot, les informations de la chaîne locale commencent. Je regarde ma montre: midi pile. Et je pense que c'est pas mal que cela tombe pile à l'heure. Mais ce n'est pas du au fait qu'ils aient réduit la durée des publicités. Trop sacrées, apparemment. C'est là que ce ne serait pas mal d'utiliser le système des publicités pour que nous apprenions tout ce que nous sommes sensés savoir... N'empêche, quand nous allons au supermarché et que nous allons au rayon pour prendre notre pack de yaourts, bizarrement la réclame d'une marque particulière de yaourts nous revient à l'esprit comme un film à rebours et on se dit "pourquoi ne pas les tester?". Ce serait super que nous nous souvenions des évènements historiques avec le même cheminement.
Enfin, bon. J'écoute les nouvelles d'une oreille plutôt distraite. Toujours pareil. Les journalistes nous donnent notre dose de pessimisme quotidien. Rares sont les fois où un sujet parle de quelque chose de fort et positif... du genre... je ne me souviens pas d'un exemple qui ait pu me marquer. Comme quoi, d'une certaine manière, ils nous manipulent bien. Personne n'a jamais entendu qui que ce soit dire que le monde est bon. Exit les dérangés et des personnes qui n'ont pas la culture occidentale, donc, qui n'ont pas la même vision que la notre concernant le fonctionnement du genre humain.
Vous devez vous demander comment moi, Loup, 21 ans, ne suis pas en train d'étudier à la fac, et me vautre actuellement sur mon vieux canapé dans mon petit appartement.
Ce n'est pas un quelconque blocus, si c'était cela, je serais peut-être plus serein.
Je suis malade. Du moins, je peux me déplacer, heureusement. La fièvre s'est glissée entre Morphée et moi aux alentours de trois heures du matin, et ne m'a toujours pas lâché. Au point de m'avoir fait trainé jusqu'aux toilettes.
Je prends cela pour une alerte de la part de mon organisme; un message qui donnerait cela "voilà ce que ça fait de manger mal, dormir quand tu le peux, te tuer à la tâche".
Bon, ce n'est pas à la fac où nous pouvons crouler sous un rythme infernal; mais bon. J'ai toujours eu tendance à pousser mes limites au maximum; et là, ma pauvre carcasse de chair me dit "stop!".
Je meurs de faim. En même temps, je n'ai rien avalé ce matin, de peur que madame la fièvre ait appelé sa copine la gastro. Je me lève, en douceur, pour éviter un tournis, et regarde dans mes placards si une bonne boite de riz basmati s'y trouvait. Miracle: il y en a une. Je sors une petite casserole et fais bouillir de l'eau salée, mon cerveau partagé entre cette tâche et celle d'écouter le reste des informations. Tiens! Encore un enfant disparu. J'espère de tout cœur qu'ils le retrouveront vivant... Cela m'attriste que de jeunes vies soient détruites à cause de gens qui ne sont pas capables de gérer les pulsions les plus destructrices de notre race. Je verse la quantité adéquate de riz dans la casserole. Le journal télévisé terminé, la météo annonce des températures caniculaires pour les trois jours à suivre, et de nouveau, le présentateur énumère quelques recommandations pour éviter de boucher les urgences. Je sors un couvert et dispose le tout sur ma petite table. Une vie des plus normales quoi. Et je m'aperçois que ce que je viens de penser est effrayant de la part d'un jeune homme de 21 ans.
Malheureusement, dame Insouciance n'a pas frappé à ma porte à ma naissance. La vie en a décidé autrement. Elle a cédé mes parents à la mort à l'aube de mes 3 ans, et comme le restant de ma famille est assez particulière, je fus placé dans un centre d'adoption. Heureusement pour moi, je n'en garde pas grand souvenir, car mon tuteur m'avait pris sous mon aile même pas un an plus tard.
Maintenant, il est en prison. Pendant longtemps, il ne voulait pas que je sache la vérité. Il me disait lors de mes dernières visites qu'il n'y était pour rien, qu'il était innocent de ce qu'on l'accusait.
L'ultime fois que je l'ai vu, je lui ai révélé que je savais, et que je n'allais pas le haïr pour autant; que c'est en me mentant qu'il risquait de perdre ma confiance.
Il a alors baissé la tête et s'est tu. Je m'en suis allé.
Depuis, je ne suis pas retourné le voir. Cela fait bientôt 2 ans. Je n'arrive pas à y retourner. Je me demande ce qu'il doit être en train de penser à mon égard...
Et flûte! Le riz!! Je me précipite vers la casserole, et la mets hors du feu. Je regarde les dégâts du bout de ma cuillère en bois. Il est juste un peu...trop collant contre les parois, mais ça va. Je pense m'en tirer en versant toute l'eau. Bien sûr, une bagarre s'engagea entre moi qui voulais que le riz descende et le riz qui s'entêtait à rester dans ses positions. Puis, je remis mon repas dans la casserole et la posai sur la table. Je sortis du frigo du fromage cuit et une compote. Je m'apprêtais à m'attabler quand mon portable se mit à sonner. Je me rue littéralement vers mon seul moyen de communication et vis que c'était un appel. Je décroche.
-Hey!! Loup, tu fous quoi?? T'as eu une panne d'oreiller ou quoi??
- Oh! Fred...C'est toi...
- Ben, ouais, c'est moi, je n'ai pas changé de numéro tu sais...
- Mon ami me dit que t'es un appel privé, alors...
- Ah, 'scuse, j'ai embêté mon ex hier soir, et j'ai oublié de reconfigurer tout ça...
Je soupire. Non, c'est à se demander à quoi cela le mène de pourrir le quotidien de son ex-amie en la harcelant d'appels anonymes. A cette allure, elle va porter plainte...
- Je sais ce que tu penses, continua Fred.
- ...
- Bon, ben, donne-moi une excuse valable, parce que m'abandonner face à la civilisation, c'est un coup pendable, dit-il d'un faux ton larmoyant.
- Va dire ça à ma copine la fièvre, rétorquais-je d'une voix lugubre.
- Ah! Mais t'es vraiment malade?!
- Non, non, je m'amuse à exploser le thermomètre en le chauffant près du radiateur, lâchais-je ironiquement.
Nous ne sommes pas vraiment des amis à proprement parler. Schématiquement, nous sommes «des connaissances qui ne se perdent pas de vue au cas où nous aurions un problème, ce n'est pas grave, nous connaissons quelqu'un».
- Bon, ben, je passe ce soir pour te filer les cours alors...
- C'est sympa. Mais ne traine pas trop entre la fac et chez moi, je n'habite pas loin, et j'aimerais boucler tout ça relativement tôt pour avoir le luxe de dormir...
- Pas de problème, je m'arrache du cours d'arabe et je te fais direct la cour, mon prétendu...
- Que c'est charmant. Juliette va être verte...
- Bon, je te laisse, y a le prof qui me fait les yeux doux là...
- Je vais finir par être jaloux...
- Je sais, mon charme naturel, tu comprends...Personne n'y résiste.
Il raccrocha après avoir bien ri. Je reporte mon attention sur le mien. Encore tiède, ouf! La télévision s'éclate à diffuser un énième téléfilm allemand. Je déjeune, noyé dans mes pensées, avec en bruit de fond un dialogue larmoyant assez décousu.

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MessageSujet: Re: Sans titre   Sam 25 Aoû - 3:28

Quelque chose qui te fait tourner la tête vertigineusement, à tel point que même si tu t'accroches à quelque chose, tu te sens défaillir de tout ton long, et te demandes avec angoisse si tu vas récupérer. Ou partir, engloutie par la terre.
Tes vertiges, tu les dois à beaucoup de choses.
Voilà comment on s'est rencontrés, nous deux, parfait étrangers jusqu'alors.
Je me dirigeai d'une salle à l'autre, l'esprit encore plongé entre les cours que j'avais récupérés, celui que je venais d'avoir, la fièvre qui avait fini par me lâcher pour hanter un autre malheureux type...De quoi ne pas faire attention au monde qui est pourtant la sphère dans laquelle je suis. Des bousculades, des gens qui râlent "Non, mais tu pourrais pas faire attention?", "surtout ne dis pas pardon?", "T'excuser t'écorches la gorge?". Des petites piques que je n'entendais évidemment pas, les réformes dans l'éducation britannique occupant mon cerveau à temps plein.
Je montais les escaliers, pratiquant mon habituel slalom humain, quand tu m'es tombée dessus. Oui, tombée. Tu es tombée sur moi, comme ça, sans crier gare, comme une princesse. Je n'ai pas compris de suite ce qui m'était arrivé, puisque les réformes des réformes des réformes qui ont l'air d'être une coutume locale amenuisaient mon sens de l"analyse de base.
Je suis tombé sous le choc moi aussi, sur mes fesses, ma tête a heurté le muret un peu brutalement, et je suis revenu parmi les vivants quoi. Tu as mis du temps à réagir également, sous le choc aussi, mais aussi parce que tu récupérais de ton malaise. Tu souffres de pas mal de vertiges. Je le saurai par la suite, à force de t'observer. Le monde a de nouveau disparu, pour nous deux. Séparés de tout. Figés dans cet instant qui s'écoula quelques instants mais qui nous parut une éternité.
Tu tentas de te relever. Galère quand on tombe sur un gars qui ressemble à une perche et qui en souffre plus qu'autre chose. Ou alors, tu en avais profité pour sentir l'odeur qui se dégageait de mon t-shirt, j'en sais rien. Oui, bon, ok, c'est un peu tordu, pourquoi pensé-je que les filles ont des idées tordues, là n'est pas la question.
Puis, ton visage se colle pratiquement au mien, on n'avait pas calculé qu'on était si proches l'un de l'autre. Nos yeux se sont noyés mutuellement dans ceux de l'autre, je pus sentir ton odeur corporelle, recevoir ton souffle chaud et précipité, ce qui me fit battre le coeur de manière plus soutenue. Tes petits yeux de laques, légèrement bridés, puis, je vois le reste: une peau irréprochable, rendue plus blanche par un fond de teint à base du son contenu dans le riz, de longs cheveux souples et noirs qui tombent en cascade de tes épaules, de douces lèvres, du moins j'en déduisis le toucher rien qu'en fermant les yeux...
Et ta voix. Faible, maladroite, telle une souris. Voilà, Ce fut la première image que j'eus de toi: une souris qui cherche à se cacher, se terrer au fond de son trou lorsqu'elle a fait une bêtise ou une mauvaise rencontre.
Tu as murmuré un "excusez-moi", le plus beau que je n'ai jamais entendu depuis lors, et tu as tenté de disparaitre comme tu étais tombée. Cependant, tu n'eus pas la force de te relever, te remettant de ton vertige et parce que nous étions dans une position mal commode. Je me redressai, et t'aidai à te remettre debout, et remarquai pour la première fois que tu étais aussi légère qu'une plume. Ton sourire est aussi maladroit que ta voix, mais il me fendit le coeur, tout en l'enveloppant d'une chaleur nouvelle et inconnue. Tu me remercias, t'excusas de nouveau, me saluas comme à ton habitude, en t'inclinant légèrement, et tu es partie.
Le monde reprit vie autour de moi, le son bruyant me parvenant désormais dans mes oreilles, les couleurs criardes m'agressant les rétines.
De toi, je ne vis plus qu'un filet terne disparaitre comme un fantôme.
Il m'a fallu du temps pour revenir à la réalité, descendre de mon nuage quand je fus en cours. J'en ai raté une bonne partie, une partie de mon cerveau agrippée à ton simple souvenir. Je ne m'en suis pas voulu, non, chose bien contradictoire avec le jeune homme que je suis.
C'est au beau milieu d'une nuit où je cherchais désespérément Morphée que j'ai compris le terme "tomber amoureux". Ouais, ben, dans mon cas, l'amour m'est tombé dessus, en ratant trois malheureuses marches.

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MessageSujet: Re: Sans titre   Sam 25 Aoû - 3:29

Nous ne nous sommes pas croisés de nouveau pendant une semaine au moins. Au point que j'avais fini par désespérer, et penser que jamais plus je ne pourrais te revoir. Toi qui avais donné un souffle nouveau dans ma monotonie grise et terne.
Tes pas sont doux comme du velours sur le sol, et souples comme ceux d'un chat. Oui, l'amour transforme nos sens. En bon. Mais en même temps de manière bucolique.
Je ne comprendrai pas. Je ne comprendrai pas avant longtemps.
Tu as de nouveau surgi comme ça, d'un coup. Et je n'ai pas compris sur le coup. Tu vacillais légèrement, il fallait prêter attention à ta démarche, le visage pâle, l'air hagard, et tu t'es écroulée sur moi.
- ...Kudasai...furent les mots que tu prononças.
Désemparé, je ne perdis pas tant le nord que cela, puisque je te menai hors des regards des autres, et nous nous sommes retrouvés sur le sol du couloir qui menait aux toilettes. Ta tête était appuyée sur mon torse, tes yeux étaient hermétiquement clos, ta main cherchait à accrocher quelque chose mais elle n'avait aucune force, je le voyais bien. Je te sentais perdue, affaiblie. Je te tenais fermement, pourquoi? Sans doute pour te faire sentir que j'étais là quoiqu'il arrive. Tu mis du temps à récupérer, cependant, je n'en avais rien à cirer. Tes yeux de laque finirent par se poser sur mon visage soucieux.
- Sumimasen...
Puis, tu te reprends.
- Excusez-moi...
Ta voix était à peine un murmure. C'était un signe de ton impuissance, or, je l'avais pris sur le coup comme une marque d'intimité, de secret à garder absolument. Comme quoi, l'amour transforme tout.
- Ce n'est rien, lui répondis-je en retour. Ce n'est rien...
Elle se mit à pleurer, n'étant pas d'accord avec moi. Je trouvais qu'elle exprimait ce sentiment avec une telle pureté au point que cela me fendit le coeur. Je la serrai plus fort dans mon étreinte, et ne dis plus rien. J'attendais qu'elle finisse, tout cela dans la chaleur que je pouvais lui donner.
Que pouvais-je faire de plus?
- Excusez-moi, murmura-t-elle encore.
Je sentais que quelque chose n'allait pas chez elle, mais impossible de mettre le doigt dessus. Ses yeux n'étaient que mystère.
Pourtant, c'était un appel au secours, un appel pour qu'on la prenne par la main.
Mais, je n'ai pas compris. Elle était si pure...et fragile.

Il s'est passé plus de temps entre cette rencontre et la suivante. Bien que cette dernière, je n'étais pas en tête à tête avec toi. J'étais seul.
Face à une créature qui commettait l'irréparable.
Je t'ai vue, sur cette balustrade, le vent menaçant de te faire tomber, ta cascade de cheveux fouettant ton visage ruisselant de larmes. Tu pleurais toute ta peine, toute ta douleur. Et moi, face à une telle scène, je me sentais impuissant, tu me prenais de cours. J'étais figé malgré moi. J'aurais du crier. J'aurais du te faire comprendre que j'étais là, que j'aurais pu te tirer de là.
Non.
Je t'ai vue sauter. Et soudain, tu m'as vu.
J'ai cru avoir lu sur tes lèvres "kuso".

Aishiteru.
Tu avais l'air d'une poupée de chiffon qu'on retapait pour la rendre la plus réaliste possible sur ce lit d'hôpital. Tes bras étaient croisés sur ta poitrine. Tu avais une perfusion. Tes yeux se mirent à briller lorsque j'entrai dans ta chambre. Tes lèvres étaient mues dans ce silence dans lequel tu étais plongée. Je m'assis près de toi, et te regardais sans ciller. Je ne dis rien. Je n'avais rien à dire. Je n'avais pas à juger. Mon coeur, cependant, cognait très fort contre mes côtes, comme s'il cherchait à s'évader. Toute la douleur que tu m'as procurée, je l'ai tue. Je ne voulais pas te blesser, je ne voulais pas te rendre coupable d'un sentiment que moi seul étais responsable.
- Pourquoi?
Je te fis comprendre de ne pas chercher à poser de mots. J'esquissai un sourire sur mes lèvres pour te donner toute la douceur dont j'étais capable...et pour rester dans la limite de l'acceptable. Je n'allais quand même pas me jeter dans tes bras. Cela ne se fait pas. Tu fermas les yeux momentanément, ayant reçu le message.
- Dômo arigatô gozaimasu, finis-tu par murmurer de ta voix chevrotante.

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