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 Naissance d'une morte.

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Lou-Ann

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MessageSujet: Naissance d'une morte.   Mar 16 Oct - 22:10

Avant que vous n'entamiez la lecture de ce texte, sachez qu'à l'origine il s'agit de l'histoire d'un personnage que j'ai créé pour un forum. Le monde est imaginaire, les créatures y sont variées et la magie y est répandue. Ce texte faisait partie de la fiche de mon personnage.
Bonne lecture ^^


Pour la première fois de ma vie, je prend une plume non pour étudier la magie, mais pour écrire, tout simplement. Depuis que je suis ici, dans la guilde, les gens se demandent d’où je viens, pourquoi je suis si … étrange, je les entends chuchoter dans mon dos, je devine leurs interrogations. Je ne peux y répondre directement, je n’y vois aucun intérêt, mais voilà que depuis peu mes souvenirs refont surface et il me prend l’envie - oui, aussi étrange que cela soit pour moi, j’ai une envie - de les coucher sur le papier. J’ai déjà lu les mémoires de différentes personnes, des sorcières pour la plupart, et il est de coutume de commencer par se présenter. Mais déjà, cela est compliqué pour moi car je n’ai pas de nom. Ou plutôt si, j’en avais un mais je l’ai oublié, depuis longtemps. Ici on me nomme Laimë, du nom du démon auquel je suis liée. C’est un nom qui me convient, de toute façon, celui là on un autre, cela n’a pas d’importance.
Voici donc mon histoire, l’histoire d’une fille qui a refusé de mourir mais n’y est pas totalement parvenue.
J’ai vu le jour il y a 21 ans à Dashar, la capitale de l’est du royaume de Beneryl. C’est une grande ville ordinaire avec son palais, ses beaux quartiers, ses bas fonds. J’ai grandis dans un quartier miteux à l’ouest de la capitale au sein d’une population hétérogène où se mélangeaient humains, orcs et quelques nains. La vie y était rude mais j’avais un toit sur la tête et je mangeais presque tous les jours, c’était suffisant. Je me souvient de mes parents, mon père travaillait dans une forge et ma mère dans une taverne où elle était serveuse. Tous deux gagnaient un salaire de misère et j’ai rapidement du trouver un emploi pour conserver le droit de rester dans leur maison. J’ai commencé par aider ma mère à la taverne mais je ne supportais pas tous ces ivrognes qui passaient leur temps à essayer de me tripoter. J’ai ensuite commencé un travail de coursier, un peu par hasard il faut dire. A 13 ans, comme toutes les jeunes filles des bas quartiers, j’aspirais à une vie plus confortable et il m’arrivait parfois de me promener dans les rues commerçantes plus prospères simplement pour rêver. Un jour, alors que j’admirais une magnifique robe de dentelle dans une boutique, le gérant, visiblement de mauvaise humeur m’interpella :
-Qu’est-ce que tu fais là toi ! Sort d’ici je ne veux pas de miséreux devant mon magasin ! Et ce fichu coursier qui n’est pas là ! Qu’est-ce qu’il croit, que je vais emmener cette étoffe moi-même à l’autre bout de la ville et fermer boutique pour le reste de la journée ?!
J’écoutais cette tirade qui ne s’adressait qu’en partie à moi mais ne bougeais pas.
-T’es encore là ?! Je t’ai dis de ficher le camps !
-Moi je peux l’emmener votre tissus.
Le commerçant s’avança vers moi, menaçant. Je ne me démontais pas et poursuivais :
-Vous avez besoin d’un coursier et moi d’argent, je connais la ville par cœur et je cour vite, je peux le faire.
L’homme réfléchit quelques instants.
-Quel est ton nom ?
- Je m‘appelle …., répondis-je avec un grand sourire.
C’est ainsi que Rorin Prilap, propriétaire d’une boutique de tissus et tailleur me confia ma première mission de coursier, que je réussit sans problème. D’autres suivirent, Rorin parla de moi à certaines de ses connaissances et j’eu rapidement un bon cercle de clients. Je sillonnais la ville en tous sens, courant de rues en ruelles, évitant les badauds, les cavaliers et les divers attelages pour livrer le plus rapidement possible les colis qu‘on me confiait. J’étais plutôt douée dans ce domaine, Rorin m’avais même confectionné une tenue, « Pour que tu ais moins l’air d’une mendiante » avait-il dit. Il avais également voulu me donner de nouvelles bottes mais j’avais refusé, je préférais me les acheter moi-même, avec l’argent que j’avais gagné. Ce fut la période de ma vie la plus heureuse - c’est étrange comme je me souviens d’avoir ressentit cela tout en restant complètement étrangère à ce sentiment - cela dura presque 4 ans.
Ma vie bascula un jour d’automne lors d’une de mes courses. Je courrais le long d’une ruelle, un raccourcit que je connaissais, lorsqu’un homme surgit devant moi. Je le heurtai de plein fouet et m’étalai par terre. Lui de bougea quasiment pas lors du choc. Il se pencha ensuite sur moi.
-Eh bien, eh bien, qu’avons-nous là … Oui, je suis sur que tu feras l’affaire.
Et avant que je comprenne de quoi il parlait, il m’asséna un violent coup à la tempe et je m’affalai, inconsciente.
Je me réveillai, je ne sais combien d’heures plus tard, à l’arrière de ce qui me semblait être un charriot. J’avais les mains attachées dans le dos et un bâillon m’empêchait de parler, m’étouffant à moitié. D’autres filles étaient là, plus ou moins jeunes, de jeunes garçons aussi. Nous étions tous entravés de la même manière. Une fois notre véhicule arrêté, le haillon arrière se baissa et plusieurs hommes montèrent dans le charriot. Je tentais de reculer mais l’un d’eux m’attrapa et me jeta sans ménagement à terre. Je découvrit alors une cours poussiéreuse entourée de murs gris avec en face de nous un grand bâtiment austère. Les hommes nous poussèrent vers la porte d’entrée sans un mot et, une fois à l’intérieur, nous fumes séparés et répartis chacun dans une pièce vide. La mienne était petite, ne possédant qu’une fenêtre à barreaux. Un matelas sommaire était posé à même le sol au centre de la pièce. Mon geôlier me détacha et referma la porte en sortant, j’entendis le clic caractéristique d’une serrure qui se verrouille. J’étais enfermée.
La suite de ma vie fut un calvaire. La propriété où j’étais retenue était en réalité une sorte de maison close où les hommes les plus riches venaient assouvir en secret leurs pires fantasmes. Cela allait du simple acte sexuel, qui ici était un viol, à des orgies où se mêlaient sexe et violence, en passant par des actes de tortures. L’un d’eux aimait tout particulièrement entendre la peau de sa victime grésiller lorsqu’il y appliquait un fer chauffé à blanc. Les hurlements étaient un bonus. D’autres aimaient simplement faire mal, frapper, lacérer. J’ignore pourquoi mais c’est souvent le dos qui est pris pour cible de ces tortures, peut-être ne voulaient-ils pas voir nos visages … cela n’avait pas d’importance en fin de compte. Les jours et les nuits se succédaient au rythme des souffrances, mon esprit était aussi mutilée que mon corps. J’étais couverte de plaies plus ou moins récentes, mon intimité ne m’appartenait plus et était dévastée. Lorsqu’ enfin j’étais seule, je tombais d’épuisement et entrais alors dans un sommeil peuplé de cauchemars tous plus horribles les uns que les autres. Au bout de quelques semaines, mon esprit était anéantit, je n’étais plus qu’une poupée désarticulée, vidée de tout ce qui avait fait de moi un être vivant. Je pris à peine conscience que presque plus personne ne venait « profiter » de moi, ce n’est que lorsqu’un de mes geôliers me secoua violemment en m’interpellant que je me rendis compte qu’il me parlait.
-Aller, secoue toi sale chienne !
-Laisse tombé, répondit un deuxième homme, elle est foutue, débarrasses-toi d’elle.
Et sans un mot de plus il sortit. Celui qui restait lâcha un juron et attrapa un poignard à sa ceinture.
La mort. Il allait me tuer. Enfin j’allais être délivrée de cet enfer. Mon esprit et mon corps le suppliaient d’en finir au plus vite. Je fermais les yeux dans l’attente de la délivrance. Il se pencha sur moi, j’entendis le bruit de tissus qui frottent, il avait armé son bras et s’apprêtait à frapper, la mort allait descendre sur moi.
Tout se passa alors en une fraction de seconde, l’ombre de sa lame passa au dessus de moi et quelque chose explosa en moi. Non, je ne voulais pas mourir ! Je refusais de mourir. D’instinct, je tendis la main pour le repousser mais ne le touchais pas, pourtant le coup mortel ne vint pas.
J’ouvris les yeux. Mon bourreau était là, le bras en l’air, comme figé, une expression de surprise sur le visage. Ma main était à quelques centimètres de lui, seule mon ombre le touchait. Non, elle ne faisait pas que le toucher, elle lui transperçait la gorge. J’abaissait lentement mon bras et mon ombre suivit. Un flot de sang s’échappa alors de la plaie béante qui lui barrait le cou. Il recula, portant sa main à sa gorge dans un geste désespéré pour empêcher la vie de le quitter. Il trébucha et s’étala de tout son long sur le sol crasseux. Une écume rougeâtre sortait à présent de sa gorge dans un gargouillis écœurant. L’homme ouvrait la bouche comme un poissant hors de l’eau, cherchant l’air qui ne rentrait plus dans ses poumons, remplacé par son propre sang. Je ne sus jamais si ce fut l’hémorragie qui le tua ou le sang qui avait noyé ses poumons.
Je me levais douloureusement et constatait mon œuvre. Je venais de tuer un homme, j‘ignorais encore comment exactement mais une chose était sure, quelque chose avait changé en moi, je le sentais, une force que je ne me connaissais pas et qui ne demandait qu’à sortir.
La porte s’ouvrit alors sur l’homme qui avait ordonné mon exécution quelques instants avant. Ce qu’il vit dans cette pièce le figea sur place. Le sang de son camarde, son corps inerte, moi, vivante, debout, le fixant. Il porta la main à sa ceinture et en sortit un couteau. Je levais ma main devant moi et mon ombre lui effleura les côtes d’un mouvement rapide et ample qui lui ouvrit le ventre. Il hoqueta de surprise et ses jambes se dérobèrent sous lui. Ses tripes se déversèrent sur le sol par la plaie béante. Lui aussi eu pour réflexe de tenter de retenir ce qui fuyait son corps. Je m’approchais de lui et lu dans ses yeux la terreur de celui qui sait qu’il va mourir. Mon esprit était à la fois vide et en pleine réflexion. Vide d’émotions, tuer un homme, en voir un autre agoniser, cela aurait du me toucher d’une quelconque manière mais il n’en était rien. La seule chose pouvant s’apparenter à une émotion était un besoin irrépressible de détruire, d’anéantir toute forme de vie. Hormis cela, ni peur, ni pitié. Par contre cette situation soulevait pour moi un certain nombre de questions. D’où venait cet étrange pouvoir, que pouvais-je faire avec ? Je savais déjà que je pouvais trancher la peau et la chair avec mon ombre, mais les os étaient plus solides, et les objets ...
Je levais un doigt vers le dernier être vivant de la pièce à part moi. Celui-ci se figea, l’ombre mortelle de mon index se glissa jusqu’à son œil gauche et d’un mouvement sec je le lui transperçai, traversant au passage le cerveau jusqu’à l’arrière du crane. Désireuse de tester ma force, j’effectuai un large mouvement circulaire vers la droite, lui découpant ainsi les trois-quarts du cerveau et de la boîte crânienne. L’homme eu un dernier sursaut puis s’immobilisa définitivement, une substance grise et visqueuse s’écoulant de sa tête, se mêlant à son sang. Découper son crâne ne m’avait pas posé plus de problème que de lui trancher la peau du ventre. Satisfaite, je sortie de la pièce qui avait été le théâtre de mon calvaire, laissant derrière moi deux cadavres et les derniers restes de ma vie. J’entrepris alors d’annihiler toute trace de vie m’entourant, que ce soit les geôliers, les tortionnaires ou leurs autres victimes. Peut m‘importait leur identité, ils représentaient tous l’horreur que j’avais subie et devaient donc disparaitre. J’ignore combien de temps dura le massacre, combien de personnes périrent par ma main, ce n’est que lorsque que je sentis le vent sur ma peau et le soleil sur mon visage que je compris que je me trouvais dans la cour. J‘étais seule, les pieds recouverts d’un mélange de sang et de poussière. Pour la première fois depuis ce qui me semblait une éternité j’étais dehors. J’aurais du me réjouir de cette situation, j’étais enfin libre, mes tortionnaires étaient morts, plus personne ne pouvait me faire de mal à présent. Pourtant je restais là, indifférente à ma liberté retrouvée. Il n’y avait en moi qu’un immense vide, une noirceur qui avait englouti toute trace de vie dans mon esprit. J’étais morte de l’intérieur. Et, comme confirmant la fin de ma vie passée, je m’aperçus que mon nom avais lui aussi disparut. Je n’étais plus qu’un corps abritant une âme morte.
Un corps tout de même vivant, mais affaiblit, mutilé, sale et complètement dénudé. Je retournais donc dans le bâtiment à la recherche de vêtements et d’eau pour me laver. Je me mis à explorer chaque pièce, enjambant les corps et évitant les marres de sang. Je trouvai rapidement un grand baquet d’eau claire et m’y plongeai entièrement. Le contact du liquide avec mes plaies à vif m’arracha un cri mais je me forçai à me nettoyer, frottant la crasse accumulée sur ma peau et nettoyant autant que possible mes blessures. L’eau se teinta rapidement de marron et de rouge. Je sortis et m’essuyai rapidement puis partis à la recherche de vêtements. J’en trouvais dans des coffres et sélectionnais un pantalon et une chemise ample. Le contact du tissus avec ma peau meurtrie était un supplice mais je n’avais pas le choix. Au hasard de mes recherche je tombai également sur une réserve de vivres et m’aperçut que j’avais faim. Je dévorais tous ce qui me tombais sous la main. Malheureusement, après plusieurs jours de diète, mon estomac ne supporta pas tant de nourriture et je vomis la quasi-totalité de ce que j’avais avalé. Une fois les nausées calmées j’attrapais un sac et le rempli de pain et de viande séchée et pris également une gourde d’eau. Il était à présent temps que je quitte cet endroit maudit. Je me dirigeai donc vers les écuries et choisit une monture déjà scellée que j’espérai calme et docile car je n’étais encore jamais monté à cheval. Je me hissai tant bien que mal en scelle et grimaçai lorsque je m’appuyai sur une plaie. Heureusement l’animal s’avéra tout à fait disposé à supporter la piètre cavalière que j’étais et c’est ainsi que je partis, sans un regard en arrière, et sans autre objectif qu’un lieux le plus éloigné possible de cet enfer.
N’ayant pas de destination précise, je laissai ma monture aller où bon lui semblait. Epuisée par des jours de mauvais traitements et la grande quantité d’énergie que j’avais déployée, je sombrai rapidement dans un état de semi-conscience. Ce n’est que lorsque mon cheval accéléra l’allure à l’approche d’un village que je me réveillai totalement. Je l’arrêtai avant qu’il ne passe les premières habitations et m’écartai du chemin. Je n’avais aucune envie de croiser qui que ce soit mais j’avais besoin de soins. Je repérai un paysan s’afférant dans son champs et m’approchai. Bien que me regardant avec méfiance, celui-ci m’indiqua rapidement une maison en ville où on pourrait m’aider. Le bâtiment en question était modeste et n’avait rien de particulier. J’attachai mon cheval à une barrière et frappai à la porte. Un petit homme corpulent, d’un âge avancé, m’ouvrit. Il me détailla quelques instants puis, jugeant visiblement que mon état nécessitait ses services, s’effaça pour me laisser entrer. Il me conduisit dans une petite pièce remplie d’étagères encombrées, avec en son centre un bureau tout aussi surchargé et dans un coin un petit lit sommaire.
-Bien, asseyez-vous là-bas que je vous examine, dit-il en m’indiquant le lit.
Le regard fixé sur lui je restai debout devant la porte. L’homme me regarda, interrogateur puis repris d’une voix douce.
-J’ignore ce que vous avez subi, mais sachez qu’ici vous ne craignez rien, je ne vous ferez aucun mal.
Je ne bougeai toujours pas.
-Si vous voulez que je vous soigne, je dois voir vos blessures.
Il avais raison, bien sur, mais la seule idée de cet inconnu posant ne serait-ce qu’un doigt sur moi faisait remonter en moi l’énergie meurtrière. J’inspirai lentement, m’astreignant au calme, je n’avais pas le choix de toute manière. Je me dirigeait donc vers le lit et m’y assis. Le guérisseur approcha un tabouret en face de moi et s’y installa puis tendis la main vers moi. J’eu un mouvement de recul et il stoppa son geste, attendant que j’accepte qu’il me touche. Lentement, les yeux fixés sur lui, prête au moindre mouvement suspect à le réduire en charpie, j’avançai mon bras vers lui. Il me pris la main et je dus faire un effort immense pour contenir ma magie. Inconscient du danger que je pouvais représenter il remonta ma manche et commença son examen. Il fit de même avec l’autre bras puis me demanda de retirer ma chemise pendant qu‘il retournait à son bureau attraper quelque onguent. Après un moment d’hésitation je m’exécutai mais restai debout, dos tourné. J’entendis une flopée de juron, signe qu’il avait vu l’état désastreux de mon corps. Il se rapprocha et je sentis le contact froid d’un linge humide. Il passa alors plusieurs minutes à nettoyer mes plaies, le plus délicatement possible, puis il y passa une crème à l’odeur forte qui anesthésia en partie ma peau. Il entreprit alors de recoudre les plaies les plus profondes. Une fois fait, il me badigeonna le dos d’un second onguent. Il répéta ces diverses opérations avec mes autres blessures puis termina en me bandant le torse. Une fois tout ceci terminé il m’apporta une chemise et un pantalon propre que j’enfilai sans dire un mot.
-Tu as un endroit où dormir en ville ?
-Non.
-J’ai une chambre de libre à l’étage, j’aime autant que tu restes ici, je vais devoir changer plusieurs fois tes pansements.
-Je n’ai pas d’argent.
-Aucune importance.
L’homme commença à nettoyer et ranger son matériel tout en marmonnant et hochant la tête puis il se retourna vers moi, hésitant.
-Ceux qui… t’on fait ça. Est-ce qu’ils sont à ta recherche ?
Il craignait pour sa sécurité, normal.
-Non, ils sont morts.
Après un instant de stupeur il hocha la tête et termina son rangement. Il me conduisit ensuite dans une petite chambre sobrement meublée mais apparemment confortable. Je passai ainsi presque un mois avec lui. Il s’appelait Vilin Aica. C’était un homme sans prétentions mais doué dans son domaine, discret et peu bavard il ne me posa que peu de questions et paraissait simplement satisfait de me voir reprendre des forces. Il était gentil.

Lâchant sa plume pour s’étirer et décontracter ses muscles endoloris, Laimë contempla les pages noircies de son écriture fine puis au travers de sa fenêtre, aperçut la lune, déjà haute dans le ciel. La nuit était bien avancée, mais la fatigue ne la gênait pas. Maintenant qu’elle avait commencé, elle devait terminer son récit. Reportant son attention sur le papier, elle replongea dans ses souvenirs, au moment ou elle avait rencontré, pour la première fois, un magicien.

-Jeune fille, je te présente Eren Telta, un ami. Il dinera avec nous ce soir.
Vilin avait l’air d’excellente humeur. Pour ma part l’arrivée de cet homme ne faisait que perturber mes habitudes. Mais je n’étais pas chez moi ici, je n’avais pas mon mot à dire. Durant tout le repas le dénommé Eren ne cessa de m’observer, on aurait dit qu’il chercher à voir quelque chose qui pour le moment lui échappait. Vilin avait du lui parler de moi car il resta à une distance respectable de moi et ne me posa aucune question. Cependant, après le diner, le guérisseur insista pour que je passe un moment avec eux et que je discute avec son ami. Sous le regard bienveillant de Vilin, j’écoutais donc cet homme m’expliquer qu’il était magicien, qu’il n’avait pas de grands pouvoirs mais qu’il était capable de détecter la magie chez les autres. Il faisait fréquemment de courtes poses, me regardant, attendant visiblement une quelconque réaction ou un commentaire, qui ne venait jamais, et il reprenait alors son discours. Il m’expliqua qu’il avait vu quelque chose en moi mais qu’il ne parvenait pas à comprendre ce que c’était. Je l’intriguais visiblement et il finit par me demander de l’accompagner chez lui afin qu’il puisse approfondir son examen et peut être même m’aider. Je me demandais vaguement en quoi il pourrait m’aider étant donnée que je n’avais pas de problème mais la perspective d’en apprendre plus sur mes pouvoir m’attirais.
-D’accord.
Je partie dès le lendemain matin avec lui avec pour toute possession un maigre sac renfermant quelques vêtements offerts par Vilin et le cheval avec lequel j’étais arrivée un peu plus d’un mois plus tôt. Les adieux à celui qui avait pris soin de moi pendant tout ce temps furent bref, je crois qu’il a versé quelques larmes, mais c’est sans importance.
Eren s’avéra être un homme strict, obsédé par la magie. Sa maison, située en campagne aux abords d’une petite ville, était spacieuse, ordonnée et richement meublée. Une grande pièce était entièrement consacrée à son étude de la magie. De nombreux livres étaient alignés dans deux bibliothèques et une grande vitrine était remplie de fioles diverses. Un bureau bien ordonné ainsi que d’autres meubles, contenant vraisemblablement des ingrédients et autres outils nécessaires à ses travaux, remplissaient l’espace.
Le magicien m’assigna une petite chambre et me laissa découvrir la maison seule pendant qu’il commençait ses recherches. Les premiers jours, il ne m’accorda que peu d’attention, trop absorbé par ses lectures. J’en profitai pour explorer les divers ouvrages liés à la magie qu’il possédait. J’appris énormément de chose sur les diverses magies élémentaires, sur l’alchimie, les runes, et autres sources de pouvoirs. Mais même si tout ceci était instructif, je ne retrouvais dans tout cela rien se rapprochant de près ou de loin à mon pouvoir et je commençais à comprendre pourquoi je l’intéressais tant. Il commença ensuite divers tests sur moi pour visiblement tenter de comprendre la source de ma magie et, même si je me méfiais encore de lui, j’étais aussi curieuse que lui.
Et un jour enfin, il trouva. Et ce qu’il découvrit le perturba profondément, à tel point qu’il refusa dans un premier temps de me confier ses découvertes. Mais étant donnée que je refusais de me prêter à ses expériences tant qu’il ne m’en aurait pas dis plus, il n’eu pas réellement le choix. C’est donc ainsi que j’appris que les mauvais traitements que j’avais subi avaient altérés la source de ma magie. J’étais auparavant liée à la magie élémentaire du feu mais, du fait des traumatismes, ma flamme c’était littéralement éteinte, laissant place à un profond vide empli de froid et d’obscurité. Eren semblait redouter que je ne sois choquée par cette nouvelle mais il n’en fut rien, cela ne faisait que donner une origine concrète à une situation que je connaissais déjà. L’obscurité faisait partie de moi depuis presque deux mois maintenant.
Suite à cela le magicien continua ses travaux de recherches avec encore plus d’acharnement, mais j’ignorais dans quel but. Je continuais personnellement d’étudier ses livres et de m’exercer, en cachette, afin de mieux maitriser mon don.
Un jour pourtant Eren vint me voir. Même s’il était visiblement fatigué, il semblait très impatient de me montrer les résultats de son travail. Il m’entraina dans le sous-sol, une pièce spacieuse et totalement dépourvue de mobilier. Il m’expliqua que c’était ici qu’il s’exerçait aux arts magiques, sans risque d’abimer ses affaires. Un large cercles était dessiné sur le sol, entrecoupé de plusieurs lignes, le tout contenant de nombreux symboles dont j’ignorais la signification. J’en savais cependant suffisamment pour reconnaitre dans ce dessin un cercle magique. A ma question muette Eren répondit par un vague « Ne t’inquiète pas » et il continua ses préparatifs. Il disposa plusieurs bougies autour du cercle et m’invita à prendre place en son centre. Me voyant hésiter il daigna me donner quelques explications.
-La magie du feu qui était en toi s’est éteinte, mais j’ai trouvé un moyen ! Un moyen de la rallumer !
Il avait visiblement l’air ravi de cette nouvelle. Personnellement je n’étais pas sure de vouloir tenter l’expérience. Ma magie, telle qu’elle était, me convenait parfaitement. Cependant j’avais eu le temps d’étudier toutes les possibilités qu’offraient les magies élémentaires, et il fallait avouer que je ne connaissais pas le potentiel de ma propre magie, s’il y en avait un.
Après un instant de réflexion je me positionnai donc au centre du cercle. Eren commença sans attendre le rituel. Il se mit à psalmodier des paroles incompréhensibles, sa voix vibrant en écho dans la pièce. Les poils de ma nuques se hérissèrent sous l’effet des forces magiques qui apparaissaient, j’étais comme clouée sur place, incapable de bouger. Son chant se fit de plus en plus entêtant, les lignes au sol commencèrent à luire autour de moi. Soudain je senti une incroyable force me transpercer, tenter de s’insinuer en moi. J’avais l’impression qu’on me déchirait les entrailles. Sous la douleur mon corps se tétanisa et je ne pu retenir un cri. Je sentais l’énergie qui me traversait tenter de détruire le froid, l’obscurité qui était en moi. Entre mes dents serrées je parvins à grand peine à lui demander d’arrêter. Je sentais confusément que s’il parvenait au bout de ce rituel je serais détruite.
-A… Arrêtez.
Le magicien m’ignora et continua sa litanie.
-Arrêt … ARRETEZ !
J’avais hurler ce dernier mot comme un ordre, un ultimatum.
Eren me fixa, l’inquiétude se lisait sur ses traits, mais il ne pouvait pas stopper le rituel maintenant. Ne pouvait pas ou ne voulait pas, peut m’importait, je devais l’arrêter moi-même.
Luttant contre cette force envahissante, je concentrai toute mon énergie à la repousser. Dans un dernier cri de douleur je libérai le plus d’énergie possible. Un vent de puissance balaya la pièce, éteignant les bougies et nous plongeant dans l’obscurité. J’eu juste le temps de voir le visage terrifié du magicien avant que le noir ne l’engloutisse et que je m’effondre.
Je me réveillai quelques minutes plus tard, éreintée, le corps douloureux. Un silence de mort régnait autour de moi. Sans le voir, je savait qu’Eren devait être étendue à quelques pas de moi, mort. L’odeur de son sang emplissait toute la pièce. Il avait tenté de détruire l’obscurité en moi, mais celle-ci s’était rebellée dans un déchainement de rage et de violence. Son corps devait être en lambeaux. Je n’avais à présent plus rien à faire ici.

Je me retrouvais encore une fois sur les routes, à errer sans but. Même si j’avais plus de possessions que la première fois - j’avais pris soin d’emporter une bourse bien pleine, des habits et des vivres - je ne parvenais à envisager mon avenir nulle part. Inadaptée sociale, ne supportant quasiment aucun contact physique, difficile d’imaginer un lieux où je pourrais vivre, hormis seule.
C’est avec ces pensées en têtes que j’entrais dans l’auberge d’un petit village, cherchant une chambre pour la nuit. Accoudée au comptoir j’attendais que le barman s’occupe de moi lorsqu’un homme visiblement ivre me bouscula. Je me tournai vers lui les poings crispés. L’homme du prendre cela pour une invitation car il me passa un bras maladroit autour des épaules et m’attira contre lui. L’odeur fétide de l’alcool empli mes narines en même temps que mon ombre lui transperçait le ventre. L’ivrogne hoqueta et recula sans comprendre, son sang formant une tache sombre sur ses vêtements déjà sales, puis il s’effondra. Plusieurs témoins de la scène s’approchèrent de moi menaçant. Les ombres projetées par les flammes vacillantes des bougies et lanternes couraient sur leurs corps, armes mortelles entre mes mains. Le sol de l’auberge se couvrit rapidement d’hémoglobine, d’entrailles et autres contenus humains. Lorsque le silence se fit, je m’aperçut que tuer ces gens ne m’avait coûté que peu d’énergie, je maitrisais de mieux en mieux ma magie.
Alors que je me croyais seule vivante dans ce lieu, un mouvement à la périphérie de mon champs de vision attira mon attention et je me préparai à en finir avec ce dernier survivant mais l’homme qui apparut avait les mains en l’air en signe d’apaisement. Le bras levé, prête à frapper, je suspendis mon geste.
-Oh là, du calme jeune fille, je suis juste là pour boire une bière.
Et sur ces mots, il passa derrière le comptoir, enjambant le cadavre du tenancier et servit deux bières. Il m’en tendit une. Plutôt grand et vêtu d’une armure impressionnante, cet homme n’était visiblement pas perturbé par le massacre qui venait de se dérouler. Ne me voyant pas bouger, il déposa la boisson et alla s’asseoir à une table près du feu.
-Plutôt impressionnant comme technique. Je ne connais pas ce procéder, tu utilises les ombres c’est ça ?
Quelque peu décontenancée par son attitude désinvolte et la facilité avec laquelle il avait compris ma technique, je me contentais d’un hochement de tête pour réponse. Lui-même approuva de la même manière.
-Si tu veux boire ta bière tu ferais bien de te dépêcher, il ne va pas falloir trop trainer ici, des gardes pourraient arriver, ou simplement …
Un bruit dans l’arrière cuisine l’interrompit. Il se leva et en quelques enjambées atteignit la porte qui conduisait aux cuisines. Il l’ouvrit avec précaution et s’introduisit dans la pièce. Quelques bruits de lutte parvinrent jusqu’à moi puis il ressortit, une arme sanguinolente à la main.
-C’était un gamin, surement lui qui faisait la cuisine.
Encore une fois ce ton détaché. Cet homme ne craignait pas la mort, pire, il s’en moquait. C’était la première personne que je rencontrais qui me ressemblait, un peu.
Après avoir nettoyé son arme, il se dirigea vers la sortie mais s’arrêta sur le seuil de la porte et se retourna vers moi.
-Il y a une autre auberge à moins d’une heure d’ici, si tu arrives à te retenir de tuer tout le monde, tu pourras peut être avoir une chambre ! dit-il en souriant.
*Pourquoi pas*
Je bus mon verre d’une traite, pris mon sac et lui emboitai le pas vers les écuries. Nous fîmes route ensemble et il en profita pour me parler des sorcières des tombes. Je ne connaissais rien de cette guilde mais, en quelques phrases, il parvint à capter mon attention. Ma magie se rapprochait visiblement de la leur et Fenric - tel était son nom - me fit entrevoir les différentes possibilités d’apprentissage. Lui-même était à la recherche de nouveaux talents et ma petite démonstration avait attiré son attention. L’idée de découvrir des magies et techniques nouvelles m’attirait, mais le fait qu’une personne comme moi, si peu adaptée aux autres, puisse être acceptée, même demandée, était inespéré.
Il ne me fallu pas longtemps pour accepter de suivre Fenric chez les sorcières des tombes.
Le voyage dura plusieurs jours et un seul incident vint le troubler. Lors d’une halte mon guide, pour une raison que j’ai oublié, m’attrapa l’épaule. Son geste me surpris et, par réflexe, je me retournai et fit glisser l’ombre d’un doigt sur son avant-bras. Ce geste aurait du le lui sectionner mais je ne parvins qu’à érafler son armure. Il retira tout de même sa main, surpris par mon attaque.
-Eh dis-donc doucement ! T’es du genre nerveuse quand même !
-Ne me touche pas.
Fenric me regarda avec un sourire énigmatique.
-Ok, pas de soucis.
Mon regard se porta avec curiosité sur son avant bras.
-Désolé mais si tu veux me blesser, il va en falloir un peu plus que ça. Enfin ça faisait tout de même longtemps que quelqu’un n’avait pas égratigné mon armure …
Fenric était un homme étrange aux habitudes encore plus étranges. Il semblait aimer les plaisirs de la vie et pourtant la mort l’attirait tout autant, mais plus encore c’était la souffrance des autres qu‘il recherchait. Avec moi il se montrait curieux pour tout ce qui concernait la magie mais ne prêtait aucun intérêt à mon histoire. Il était toujours souriant même s’il paraissait parfois troublé sans que je comprenne pourquoi. Ce n’est que plus tard que je comprendrais que son trouble venait du fait qu’il ne pouvait utiliser ses pouvoirs de manipulation sur moi.

Après plusieurs jours de voyage, nous arrivions enfin en vue de la bouche de l’enfer. Le paysage était impressionnant, à la fois désertique et dévasté. Un paysage post-apocalyptique et, au détour d’une impressionnante formation rocheuse, je découvrit le territoire des sorcières des tombes. Un immense volcan se dressait devant moi avec, comme suspendu sur son flanc, un majestueux temple qui surplombait une pleine désertique, sillonnée de trainées de lave. Seul un petit village, au pied du volcan, semblait défier la nature par sa présence. Fenric semblait ravi d’être là et il pressa le pas de sa monture. Les chevaux, bien que réticents à traverser ce paysage volcanique, parvinrent au village sans encombre. Fenric héla une femme en bure noire et s’entretint avec elle quelques secondes puis il partit en direction du temple. Il stoppa notre progression près du mur d’enceinte de l’édifice mais n’y pénétra pas et me fit signe de le suivre vers un bâtiment annexe. De taille moyenne, il était austère et le couloir que nous suivions était peu éclairé. Fenric s’arrêta devant une porte d‘où provenaient des cris étouffés. Il rajusta son armure puis frappa quelques coups. Une voix glaciale nous répondit et il nous fit entrer. La pièce était petite et sale, sans fenêtres ni mobilier. Au centre se tenait une grande femme vêtue d’une bure rouge. Sa capuche était relevée sur sa tête et lui cachait le visage presque entièrement. Elle se tourna vers nous et mon regard se porta immédiatement sur ses lèvres rouge sang. J’aperçus, au niveau de son nez, le bas d’un masque qui devait lui couvrir le reste du visage. A ses pieds se trouvait un tas de chiffons gris d’où s’échappaient quelques gémissements. Fenric avança d’un pas et s’inclina devant elle.
-Dame matriarche, je vous emmène une nouvelle recrue.
Fenric m’avait déjà parlé d’elle, Abrahel. Elle était celle qui dirigeait les sorcières des tombes, la plus puissante d’entre elles. Même sans pouvoir le voir, je sentais son regard braqué sur moi.
-Qui es-tu ?
Une question simple pour la plupart des gens. Pas pour moi. Qui étais-je à ce moment là ? Je n’avais pas de nom, mon passé me semblait être celui d’une autre, mon présent n’était pas beaucoup plus satisfaisant. A cette unique question, je n’avais aucune réponse à apporter et je restais là, sans bouger, face à elle. Malheureusement Abrahel n’est pas une personne à qui on peut refuser une réponse. Je sentis la tension dans l’air augmenter et je compris que cette femme en rouge allait me tuer. J’étais comme hypnotisée par la puissance qui émanait d’elle, je ne voulais pas mourir mais je ne pouvais rien faire.
Je ne vit pas le mouvement de Fenric, toujours agenouillé à ma droite, mais le contact de sa main sur ma jambe fut comme une décharge électrique. Mes instincts reprirent le dessus et je déployai ma magie. D’un mouvement ample de la main, doigts écartés, je tentai de taillader celui qui avait osé me toucher. Je savais son armure trop solide pour la trancher aussi ce fut sa tête que je pris pour cible. Des étincèles jaillirent des plaques de métal au contact de mon ombre, la porte explosa derrière lui, une goute de sang perla. Une simple goutte, issue d’une fine entaille à sa joue. Il s‘était protégé avec son bras et cela avait suffit à stopper mon attaque. Fenric ne semblait nullement offusqué, j’avais visé pour tuer et lui souriait.
Il reporta son attention sur la matriarche.
-Elle n’a pas de nom, mais même si elle est peu bavarde, comme vous pouvez le constater, elle a un pouvoir très particulier. Il me parait également utile de préciser que cette jeune fille n’éprouve absolument aucun sentiment.
Un léger sourire étira les lèvres d’Abrahel.
-Laisse nous.
Fenric inclina le tête puis ressortit.
-Pourquoi veux-tu devenir une sorcière des tombes ?
-Je veux devenir plus forte.
-D’autres guildes peuvent te procurer du pouvoir, pourquoi nous ?
-Je ne connais pas les autres guildes mais, d’après ce que m’en a dit Fenric, celle-ci me convient.
Un demi-sourire aux lèvres, elle fit quelques pas vers moi puis me contourna.
-Sache que nous sommes une guilde particulière, tu es venue jusqu’à nous et désormais il t’es impossible de faire marche arrière.
Sa voix était douce et menaçante.
-Si tu choisis de ne pas entrer dans la guilde, tu meurs, si tu entres dans la guilde et que tu nous trahis, voilà ce qui t’arriveras, ajout-t-elle en me désignant la masse informe prostrée à quelques pas de nous.
Mon regard se posa sur la sorcière déchue et je ne pu empêcher certains souvenirs de refaire surface. Il n’y a pas si longtemps je n’étais moi aussi rien de plus qu’un tas informe gémissant.
-Non, je ne deviendrais pas comme elle, et je ne mourais pas.
-Aurais-tu peur de la mort … je croyais que tu n’avais aucun sentiment.
-Je n’ai pas peur de la mort, je la refuse.
La matriarche retourna auprès de sa victime et lui découvrit le visage, lui arrachant un cri de terreur.
-Cette femme nous a trahi, la souffrance et la mort sont ses châtiments.
Nouveau cri de désespoir.
-Tue là.
Un ordre simple, un test, et l’occasion pour moi de montrer mes talents.
Les bougies accrochées aux murs dispensaient une lumière vacillante. L’ombre de la matriarche flottait au dessus de ma future victime et, l’espace de quelques instants, je rendit les tressaillements de sa silhouette aussi tranchants que l’acier. L’inconnue hurla, son corps s’arquant sous les morsures de ces lames qu’elle ne pouvait voir. De profondes entailles se formèrent sur ses bras, son ventre et sa poitrine. Un bouillon de sang s’échappa de son cou lorsqu’une lame d’ombre lui fendit la gorge, sectionnant son artère, puis son corps cessa de bouger. Un large sourire illuminait maintenant le visage de la matriarche.
-Soit la bienvenue parmi les sorcières des tombes. Bientôt tu auras un nom.


Laimë posa sa plume et se redressa, observant le résultat de son travail. Plusieurs feuilles remplies de ses souvenirs couvraient son bureau. Elle avait réussit à coucher sur le papier tout son passé, jusqu’à son arrivée chez les sorcières des tombes. Un passé méconnu de tous.
La jeune sorcière attrapa les feuilles et s’approcha de la cheminée. Après un dernier coup d’œil elle les jeta dans le feu. Son passé lui appartenait, nul n’avait besoin d’en connaitre les détails.
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MessageSujet: Re: Naissance d'une morte.   Mer 17 Oct - 21:36

Désolée, je ne suis pas allée au bout. Le côté massacre ce n'est pas mon truc du tout et j'ai décroché.

Le style lui m'a plu, l'écriture nette, précise.
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BlutEngel

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MessageSujet: Re: Naissance d'une morte.   Jeu 18 Oct - 10:11

Je n'ai pris le temps de tout lire. Je continuerai dés que j'aurai passé mon fichu oralbde ce soir. Pour linstant, je trouve l'écriture bien maniée, vocabulaire très riche, histoire intéressante. Psychologie du perso intéressante aussi. Quelques fautes de grammaire et orthographe mais cela ne gêne pas dans la lecture. J'ai hâte de le finir.

J'ai aimé l'idée du perso qui rédige un sorte de mémoire.

Merci (pour l'instant) pour ce texte Smile

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Lou-Ann

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MessageSujet: Re: Naissance d'une morte.   Mar 23 Oct - 9:18

Merci pour vos commentaires,
j'avoue, le texte est un peu long c'est vrai, mais je n'ai pas réussit à faire plus court Razz
Camille, désolée pour les passages un peu gore, mais c'était aussi un défi pour moi qui n'avais jamais écrit dans ce registre avant et j'avoue qu'en fin de compte j'y ai pris beaucoup de plaisir Very Happy
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MessageSujet: Re: Naissance d'une morte.   Mar 23 Oct - 21:16

Ben côté gore c'était très bien, ça c'est sur. Allez, je vais soigner mon côté "chochotte" et aller au bout, d'ailleurs faudrait que je m''essais dans le genre, ça me ferait du bien clown de sortir un peu Twisted Evil
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Lou-Ann

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MessageSujet: Re: Naissance d'une morte.   Mar 23 Oct - 22:46

Merci ^^
Je te conseille effectivement de t'essayer au genre, j'ai trouvé ça très plaisant de changer de style et au final assez marrant.
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MessageSujet: Re: Naissance d'une morte.   Dim 28 Oct - 23:55

Salut à toi : )

Je viens enfin de lire ton texte et l'ai fini d'une traite. Voici les commentaires écrits au fil de ma lecture.

***


Alors, déjà en ouvrant et dans les premières lignes, je vois quelques fautes facilement repérable sur Word comme la conjugaison avec « je prend »(prends) ligne 1, « je connais la ville par cœur et je cour vite » (cours), « il avais » (avait, fin de page 1), ou encore un oubli de tiret comme « celui là » fin du premier paragraphe. Paragraphe 2 on a « bas fond » et « Je me souvient » (souviens). Parfois des erreurs de participe passé que le traitement de texte ne reconnait pas, comme « j’ai grandis dans un quartier miteux » paragraphe 2 page 1 (j’ai grandi), « je t’ai dis de ficher le camps » (je t’ai dit de ficher le camp). De même, quelques –s pluriel qui ne devraient pas être, comme « je t’ai dis de ficher le camps » (je t’ai dit de ficher le camp) et « - Moi je peux l’emmener votre tissus. » (tissu). Rien de grave donc, mais qui gagnerait à être relu avec attention (les exemples ici étaient page 1). Je m’arrête ici pour les petites corrections de ce genre et me concentre davantage sur la lecture : )
(il y a quand même beaucoup de petites fautes du genre et ça ralentit la lecture.)

Concernant le français, pour le moment rien à dire, ça va bien et je continue ^^
« La vie y était rude mais j’avais un toit sur la tête (p.1) ». Cette expression pourrait être remaniée légèrement, comme « au-dessus de la tête ». Mais c’est très personnel.

J’ai bien aimé le « Je m’appelle… répondis-je avec un grand sourire. » :p

Très prenante, la scène des tortures infligées et la violence de la mise à mort des deux gardes, sans sentiment de culpabilité de la part de l’héroïne. Bien joué.

Citation :
« Pourtant je restais là, indifférente à ma liberté retrouvée. Il n’y avait en moi qu’un immense vide, une noirceur qui avait englouti toute trace de vie dans mon esprit. J’étais morte de l’intérieur. Et, comme confirmant la fin de ma vie passée, je m’aperçus que mon nom avais lui aussi disparut. Je n’étais plus qu’un corps abritant une âme morte. »
Passage intéressant, bonne explication de la perte du prénom. Et, sachant qu’on dans une présentation de rp, je dois dire que la revendication « mon corps n’abrite qu’une âme morte » est intéressant pour qu’elle retrouve des sentiments progressivement. En tant que simple histoire, je t’aurai dit « désolé, une âme morte, ça n’a plus de désir donc ça devrait ne rien faire, ça ne devrait pas chercher à se rhabiller (pudeur) et éviter les mares de sang alors qu’elle a déjà les pieds maculés de sang et de poussière ( « Je me mis à explorer chaque pièce, enjambant les corps et évitant les marres de sang. »). Enfin bref, ça offre une marge de progression intéressante au perso =)
Autre : elle est super crado (« . L’eau se teinta rapidement de marron et de rouge »), donc c’est étonnant puisqu’elle était la « chose » d’hommes riches, qui logiquement préfèreraient de la qualité. Enfin, je vois ça comme ça. Donc c’est pareil : c’est moyennement cohérent pour une histoire, un texte posté pour ne pas avoir de suite, mais pour une présentation rp, why not.

Autre : elle a la pudeur et la notion de propreté (qui sont des trucs plutôt liés à l’égo, mais son âme est morte) mais ce n’est qu’en voyant de la nourriture par hasard (notion purement physique, la seule chose de totalement vivante encore en elle) qu’elle se rend compte qu’elle a faim.

Ici encore :
Citation :
« -Tu as un endroit où dormir en ville ?
-Non.
-J’ai une chambre de libre à l’étage, j’aime autant que tu restes ici, je vais devoir changer plusieurs fois tes pansements.
-Je n’ai pas d’argent.
-Aucune importance. »
Enchaînement rapide typiquement rp. On simplifie pour pas souler ^^ C’est donc un peu rapide vu que tu prends ton temps dans les autres passages, ça mériterait une petite phrase de narration, mais ça va.

Fin du passage avec le médecin.
Jusque-là, tout s’enchaine plutôt bien, il y a une cohérence générale. Je vois moins de fautes aussi. C’est soit que j’entre bien dans l’histoire, soit qu’il y en a moins, en tout cas c’est good. Jusqu’à maintenant et en dépit des petits couacs, j’apprécie plutôt ma lecture. Sans que ce soit un grand texte, je suis assez dedans et me prends à vouloir en apprendre plus sur l’héroïne, savoir où elle va finir. Ce qui est une bonne chose j’imagine ! =D

Petite coupure sur le présent de l’héroïne. Ca offre un petit souffle dans le récit qui est assez agréable, car il n’y a pas de saut de ligne. Ce que tu pourrais faire pour faciliter la lecture (sur le pc en plus c’est fatiguant pour les yeux), c’est de sauter une ligne à chaque paragraphe, et entre le passé et le présent de l’héroïne, tu mets des « *** ».

Visite du magicien, diner :
On s’imagine bien la scène, grâce aux détails que tu donnes. Mais je remarque encore que parfois tu fais des raccourcis qui, du coup, sont très visibles. Comme la fin du diner. Alors qu’elle n’a vu personne mis à part Vilin, voilà que soudain elle est attirée à l’idée d’en apprendre plus et dis un simple « d’accord ». C’est presque dommage pck la plupart du temps je suis bien dedans, et parfois, pouf, le récit me fait revenir à ma place de lecture, derrière un pc.

Bonne explication sur la nature de la magie de l’héroïne. Tout est lié pour le moment. C’est bien.

Encore une fois : très prenante description > la scène du rituel dans le sous-sol avec Eren.
Le sort du magicien m’a plu aussi. Il est de passage, voilà. Ca donne une noirceur à ton personnage. Ca la rend cohérente.

J’aime voir que certains personnages meurent, et pas simplement pck ils sont méchants. L’enfant de la cuisine n’avait rien demandé. L’homme qui l’a tué avait l’air sympa (et il l’est ptet, j’ai pas encore continué). Tout ça, ça ajoute de l’intérêt, pour moi. On est pas tout blanc ou tout noir.

Depuis le début on est dans la toute puissance de l’héroïne. Heureusement tu ne t’arrête pas là avec Fenric et on éraflure d’armure. Ca relève à nouveau l’intérêt. On comprend désormais qu’elle n’est pas invincible, mais seulement très douée. Ce petit évènement est donc très apprécié pendant ma lecture.

L’apparition de la dame matriarche, et e « A ses pieds se trouvait un tas de chiffons gris d’où s’échappaient quelques gémissements. » éveillent ma curiosité. On se dit vraiment « bon sang on est où ? Où est-ce qu’elle est encore tombée ? » et ça, ça fait plaisir. Surtout quand on voit la déférence de Fenric à son égard.
PS : j’aime tous les noms et prénoms choisis. Abrahel, c’est class en plus.

Attention à l’incohrence de ton personnage qu’on retrouve dans la scène où elle essaie de couper la tête de Fenric devant la dame matricarche pck il lui a saisit la jambe, et qu’il dit ensuite : « Il me parait également utile de préciser que cette jeune fille n’éprouve absolument aucun sentiment. ». Si elle n’avait aucun sentiment, elle ne réagirait pas. La formulation, qui définit pourtant le personnage, devrait être changée.

Citation :
-Pourquoi veux-tu devenir une sorcière des tombes ?
-Je veux devenir plus forte.
> Etrange, car à aucun moment depuis le début on ne l’entend parler de cette quête de force.

Citation :
-Je n’ai pas peur de la mort, je la refuse.
> Class ^^

Superbe fin !
Alors ça, le final, le paragraphe final, j’ai vraiment adoré !

Fin de la lecture.

***

Alors alors, après lecture, qu'est-ce qui me vient.
Sur la forme :
Des fautes, ça nécessite clairement une relecture attentive. J'ai remarqué aussi des mots faux, mais avec la sonorité de celui que tu voulais. Il fit une pose, par exemple, au lieu de "il fit une pause".
De manière général, le langge est bien employé. Il pourrait y avoir quelques virgules en plu de temps en temps mais sinon c'est bien. La ponctuation est juste tout ça.
Les descriptions, j'ai vraiment beaucoup aimé. Tu oses mettre les mots, et c'est parfois ce qu'il manque. Là, quand il y a un homme blessé à mort, c'est pas à l'américaine, avec un point rouge au milieu de la chemise blanche, c'est vraiment pas beau à voir. De même, les autres moments sont justement dosé. Je pense au dîner chez Vilin, où on arrive à rentrer dans l'histoire, et plein d'autres scènes, pas seulement les violentes, c'est ça que je veux dire.

Sur le fond :
Toujours sur les descriptions : tu amènes un climat particulier. Dans ce monde, c'est pas de la belle petite fantasy. Il y a des morts, du sang, des viscères, des tortures, des gens bons qui meurent, des méchants qui vivent. C'est plein de noirceurs et de bonté et ce mélange m'a plu. Ce n'est pas un monde "simple".
Attention à ton personnage, soit-disant sans sentiments, qui pourtant en a. Si tu veux rester 100% cohérente, je te conseillerai d'amener l'idée que son sentiment d'empathie (souffrir avec l'autre, partager ses sentiments, se mettre à la place de quelqu'un) est détruit. Si on la touche, elle peut avoir peur, le désir de tuer, tout ça, MAIS elle ne ressent rien à tuer quelqu'un et tout le reste. Enfin, ce n'est qu'un conseil. Je répète aussi mon avertissement sur le désir de force du perso, qui sort d'on ne sait où.

De manière générale, j'ai donc apprécié cette lecture qui dans l'ensemble était cohérente, agréable à lire, avec des descriptions chouettes, et bien pensée de bout en bout. Il mériterait donc d'être remanié, pour plus de plaisir dans la lecture. : )
Merci pour cette lecture que tu nous as offert !


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Lou-Ann

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MessageSujet: Re: Naissance d'une morte.   Mar 30 Oct - 11:51

Houa, punaise, je ne m'attendais pas à trouver un commentaire aussi long que mon texte mdr
Bon alors déjà merci pour l'intérêt que tu as porté à mon texte, ça fait plaisir, et bien sur merci pour tes compliments ^^
Sinon, pour l'orthographe, rien a dire, mea-culpa, j'avoue c'est pas mon fort, j'ai relu mon texte mais je sais qu'il en reste pas mal malgré ça.
Pour l'expression "âme morte", tu as raison d'un certain côté, elle ne devrait plus rien ressentir mais je voulais qu'elle garde un côté un peu animal, elle n'attaque pas Fenric par peur mais par pur instinct primitif. Pour les choses comme l'habillage et la nourriture quand elle se libère de ses tortionnaire, c'est à la fois un mélange d’état de choc (elle ne se rend pas compte qu'elle a faim) et d'habitudes passées (le besoin de s'habiller). En ce qui concerne sa saleté tu as oublié de prendre en compte le fait que depuis un certain temps plus personne ne venait la voir, d'où la négligence de son état.
Pour la présentation du texte, là aussi tu as raison, j'aurais pu le rendre plus agréable.
Quand à son désir de "devenir plus forte", il est dans la continuité de son envie d'en apprendre plus sur ses pouvoir et leurs possibilité mais j'aurais pu mieux l'emmener.

Voilà, en tout cas merci beaucoup pour tes commentaires ^^
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MessageSujet: Re: Naissance d'une morte.   Mar 30 Oct - 12:00

Ravi de voir une réponse à tout, simple et clair : )
Du coup, si jamais tu as envie de le peaufiner, un ou deux détails pourraient apporter un +. La réponse instinctive, l'état de choc. Pour l'eau brune, rien à redire, je suis passé à côté de cette évidence.
Pour la puissance, oui je crois bien (de souvenir) qu'elle checher à en apprendre plus. Je ne sais plus si elle cherche les limites et les repoussent constamment, mais du coup ce pourrait être intéressant. Exemple : quand elle est chez le magicien, tu pourrais décrire certaines choses qu'elle apprend à faire, son sentiment de confiance en sa force qui se développe et sa surprise quand Fenric survit, ce qui la rebooste pour sa quête.


Enfin, je m'étale.
Merci pour les précisions Lou-Ann : )
Je ne sais pas s'il y a d'autres textes de toi sur le forum, mais tu pourrais créer un Sommairesi tu veux, comme ça on aurait accès à tous tes textes sur un simple clic, et tu peux mettre le lien du Sommaire dans ta signature.

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MessageSujet: Re: Naissance d'une morte.   Mar 30 Oct - 13:59

Alors avant tout, je me suis bien défoncé les yeux parce qu'un texte long, quand y a pas de saut de ligne ou de rafraichissement dans l'espace, c'est pas chouette à lire.

Mais cela dit, vu que j'ai lu le texte d'un seul coup, c'est que c'était chouette quand même.

En fait, l'histoire de ce personnage se lit de manière fluide et logique. En plus, les mondes de fantasy sombres et violents sont les plus intéressants.

En fait, le côté massacre et sombre, c'est chouette parce que ça permet de mettre en avant un personnage principal qui n'a pas les qualités d'empathie qu'on lui connait d'habitude. Sauf que quand même, elle ne tue pas par plaisir ou par envie, elle tue juste pour se défendre (elle n'essaie pas de tuer fenric lors de la première rencontre parce qu'il lève les bras et se montre pacifique).

Moi en fait, ce qui me gene le plus (mais là c'est normal, vu que tu l'as écrit pour un jeu et pas comme un texte), c'est ce pouvoir si exceptionnel. Je rêve d'un héros qui aurait un pouvoir tout pourri avec des personnages qui ne seraient pas des stéréotypes de personnage (le grand mec fort et tout, la vieille sorcière puissante et maléfique...)

Enfin bref, c'était agréable à lire quand même.
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MessageSujet: Re: Naissance d'une morte.   Mer 31 Oct - 0:48

Merci Tord ^^
Et encore une fois désolée, j'ai posté ce texte un peu vite et n'ai pas prêté attention à la présentation, je ne le ferais plus promis ><
Myrien, je ne sais pas si je retravaillerais ce texte mais je garde tes conseils en tête^^
Par contre pour le moment c'est le seul texte que j'ai posté donc le sommaire peut attendre je pense ! Wink
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MessageSujet: Re: Naissance d'une morte.   Mer 31 Oct - 1:46

Bonjour,

Je te propose une correction du début du texte.
Tout d'abord, fais très attention à ton orthographe et à la conjugaison. La passé simple est pour les actions courtes, l'imparfait, pour les longues. Utilise un correcteur orthographique, il y en a dans tous les traitements de textes, même dans les gratuits. Les fautes nuisent vraiment à un texte.

Je l'ai passé par Antidote, qui me dit qu'il y a beaucoup de répétitions : 237 exactement. Ca fait beaucoup.
Evite aussi de commencer des phrases par une conjonction de coordination. Enlève tous les Mais, Ou, Et, Donc, Or, Ni, Car. Tu verras, les phrases n'en souffriront pas et seront plus légères.

Le texte est prometteur, mais il manque de nombreux détails. On ne voit pas les décors ni les personnages, cela manque de descriptions.

Ton texte :

Pour la première fois de ma vie, je prend [prends] une plume [virgule] non pour étudier la magie, mais pour écrire, tout simplement. Depuis que je suis ici, dans la guilde, les gens se demandent d’où je viens, pourquoi je suis si … étrange, je les entends chuchoter dans mon dos, je devine leurs interrogations. Je ne peux y répondre directement, je n’y vois aucun intérêt, [tu ne peux pas ou tu n’as pas envie ? Ce n’est pas pareil] mais voilà que depuis peu mes souvenirs refont surface et il me prend l’envie - oui, aussi étrange que cela soit pour moi, j’ai une envie - de les coucher sur le papier. J’ai déjà lu les mémoires de différentes personnes [personnes : mot faible : essayer autrement. Les mémoires d’autres membres de la guilde ? les mémoires de sorcières ? ], des sorcières pour la plupart, et il est de coutume de commencer par se présenter. Mais déjà, [ne pas commencer une phrase par mais. De plus, ne pas écrire « Mais déjà », qui devient carrément lourd ] cela est compliqué pour moi [ Mal tourné : « Cela m’est difficile » ] car je n’ai pas de nom. Ou [idem : ne pas commencer de phrase par une conjonction de coordination ] plutôt si, j’en avais un mais je l’ai oublié, depuis longtemps. Ici on me nomme Laimë, du nom du démon auquel je suis liée. C’est un nom qui me convient, de toute façon, celui là on un autre, cela n’a pas d’importance. [deux phrases en une seule : séparer les deux par un point ]
Voici donc mon histoire, l’histoire d’une fille qui a refusé de mourir mais n’y est pas totalement parvenue.
J’ai vu le jour il y a 21 ans à Dashar, la capitale de l’est du royaume de Beneryl. [ il y a plusieurs capitales ? ]C’est une grande ville ordinaire avec son palais, ses beaux quartiers, ses bas fonds. [ que signifie « une ville ordinaire » ? Ordinaire, selon quels critères ? Comemnt le lecteur peut-il savoir ce qui est ordinaire ? ] J’ai grandis [grandi ] dans un quartier miteux à l’ouest de la capitale au sein d’une population hétérogène où se mélangeaient humains, orcs et quelques nains. La vie y était rude mais j’avais un toit sur la tête et je mangeais presque tous les jours, c’était suffisant. Je me souvient [ souviens ] de mes parents, [ point ] mon père travaillait dans une forge et ma mère dans une taverne où elle était serveuse. Tous deux gagnaient un salaire de misère et j’ai rapidement du trouver un emploi pour conserver le droit de rester dans leur maison. J’ai commencé par aider ma mère à la taverne mais je ne supportais pas tous ces ivrognes qui passaient leur temps à essayer de me tripoter. J’ai ensuite commencé un travail de coursier, un peu par hasard il faut dire. [ paragraphe ] A 13 ans, comme toutes les jeunes filles des bas quartiers, j’aspirais à une vie plus confortable et [ remplacer le « et » par un point ] il m’arrivait parfois de me promener dans les rues commerçantes plus prospères [ virgule ] simplement pour rêver. Un jour, alors que j’admirais une magnifique robe de dentelle dans une boutique, le gérant, visiblement de mauvaise humeur m’interpella :
-Qu’est-ce que tu fais là toi ! Sort [ sors ] d’ici [ point d’exclamation ] je ne veux pas de miséreux devant mon magasin ! [ L'homme se tourna et continua en marmonnant pour lui-même ] Et ce fichu coursier qui n’est pas là ! Qu’est-ce qu’il croit, que je vais emmener cette étoffe moi-même à l’autre bout de la ville et fermer boutique pour le reste de la journée ?!
J’écoutais [ passé simple : écoutai ] cette tirade qui ne s’adressait qu’en partie à moi mais ne bougeais [ bougeai ] pas.
-T’es encore là ?! Je t’ai dis de ficher le camps ! [ camp ]
-Moi je peux l’emmener votre tissus. [ tissu ]
Le commerçant s’avança vers moi, menaçant. [ comment est-il menaçant ? Lève-t-il le poing ? A-t-il un rictus ? ] Je ne me démontais [ démontai ] pas et poursuivais : [ poursuivi ]
-Vous avez besoin d’un coursier et moi d’argent, je connais la ville par cœur et je cour [ cours ] vite, [ point ] je peux le faire.
L’homme réfléchit quelques instants.
-Quel est ton nom ?
- Je m‘appelle …., répondis-je avec un grand sourire.
C’est ainsi que Rorin Prilap, propriétaire d’une boutique de tissus et tailleur me confia ma première mission de coursier, que je réussit [ réussis ] sans problème.
[réussir une mission est faible. Je dirai que tu la menas à bien ]
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Lou-Ann

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MessageSujet: Re: Naissance d'une morte.   Mer 31 Oct - 2:16

Rhaaa oui j'ai compris pour l'orthographe c'est bon ><
Pour les descriptions, c'est (aussi) un de mes points faibles, quand je suis dans une action pour l'histoire, je me laisse souvent emporter et oublie ce genre de choses, mais j'y travaille !!!

Merci pour tes commentaires en tout cas Mael ^^
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MessageSujet: Re: Naissance d'une morte.   Mer 31 Oct - 2:26

Euh, désolé, je n'avais pas lu les commentaires précédents.
Embarassed

Si tu es dans l'histoire, alors tu dois voir le décor autour de toi, ainsi que les expressions de tes personnages : montre-les !
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Lou-Ann

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MessageSujet: Re: Naissance d'une morte.   Mer 31 Oct - 2:28

Oui, je sais, mais j'ai tellement envie d'écrire la suite, d'arriver à la scène suivante (surtout lorsque j'ai une idée précise de ce vers quoi je vais) que je me précipite parfois, mais je me soigne !!! mdr
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MessageSujet: Re: Naissance d'une morte.   Mer 31 Oct - 2:32

Mais précipite-toi ! Au contraire, ça donne de la fraîcheur au texte.
Mais ensuite, reviens-y encore et encore. Rajoute tout ce qui manque et corrige les fautes mais surtout le style, les phrases longues.
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Lou-Ann

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MessageSujet: Re: Naissance d'une morte.   Mer 31 Oct - 2:57

^^ Encore de bons conseils dont je prends note, merci !
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MessageSujet: Re: Naissance d'une morte.   

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Naissance d'une morte.
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