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 [Novella]24 Hours (version finale, en cours)

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BlutEngel

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MessageSujet: [Novella]24 Hours (version finale, en cours)   Jeu 15 Nov - 12:40

24 Hours

Qu'est-ce vivre
Lorsque tu te livres
A un combat de non-sens
Qui tout entier te lance
Te déchire en lambeaux
Et t'en fera son tombeau?


***



Les feuilles s'envolèrent, tourbillonnant au gré du vent, et tombèrent au sol avec cette lente fatalité qui leur est caractéristique. Ce tapis chatoyant de diverses couleurs chaudes étouffaient ses pas. Une marche hésitante, sans but, qui venait déranger le processus de l'agonie de la nature. Un silence quasi mortel l'enserrait et l'étouffait, comme s'il l'écartait tout doucement du monde réel, vivant. Il s'arrêta un instant, contempla la cime des arbres qui lui déversaient leur pluie saisonnière.
Ses yeux azur chargés d'une tristesse corrosive pesaient de leur profondeur un éternel questionnement existentiel; ayant l'air de demander à la nature de lui répondre et de le rassurer. Seule une brise légère emplie de feuilles osa lui caresser le visage. Il crut entendre dans son chuchotement la voix de sa mère. Ses yeux brillèrent de l'éclat de larmes contenues. Quoiqu'il fisse, sa vie le hantait. Une vie à laquelle il tentait d'échapper ---- à jamais.

Le soleil déclinait, baignant le ciel de ses derniers rayons chaleureux. Il perdit pied, erra, à s'enivrer les poumons d'un air frais qui les lui brûlait. Son esprit ne se figeait pas. Il allait plus vite que ses pieds. Il eut bien envie de pleurer, hurler, se griffer ou...il ne savait plus à force. Il se contentait de marcher au fil d'envies spontanées. Il ne prêtait nullement attention à ce qui l'entourait; se protégeant de toute agression possible. Parfois, il murmurait des mots ou alors des phrases, comme s'il se parlait à lui-même, comme s'il tentait d'extirper toute angoisse du siège de sa pensée. Son coeur était lourd. Il se sentait usé par les épreuves de la vie.

Il jeta un oeil à son image à travers l'eau d'une fontaine. Il eut le besoin de pleurer face à ce qui ne semblait plus qu'être l'ombre d'un jeune homme de vingt-quatre ans. On aurait dit un cadavre que quelqu'un aurait sorti et dépoussiéré, puis qui l'aurait jeté tel une marionnette sur la scène de la vie.

Il cligna les yeux longuement pour chasser ce portrait de sa mémoire et poursuivit sa route. Cette fois-ci, il savait où aller. Son pas se fit un peu plus sûr. Le dos voûté, il rasait les murs, essayant vainement de se fondre dans le décor dès qu'il croisait un autre passant. Il ne les dévisageait pas. Eux si. Il sentait leurs regards lui brûler la peau tant leur fixation était intense. Le reste, ce fut comme remonter à la surface le plus rapidement possible pour respirer à nouveau. Ses yeux le picotaient.
"Ne t'effondre pas, ne t'effondre pas, ne t'effondre pas. Pas maintenant. Pas en public."

Le portail s'offrit à lui. Il l'ouvrit et le ferma avec autant de délicatesse que s'il avait été fait de porcelaine. Il entendit clairement ses pas qui crépitaient au contact du gravier. Il monta quelques marches et ouvrit la porte d'entrée. Il avait toujours envie de pleurer ou d'autre chose. Il ne savait pas encore quoi privilégier en premier.
La chaleur, la lumière, la vie l'agressaient. Il se sentait froid, vide, parasite. Il vacilla. De chagrin, de faim peut-être. Il avait mal. Il se tut, se mordant la lèvre inférieure.

-Vincent, s'exclama une voix féminine, douce, familière, maternelle même.
Il resta figé en plein milieu du hall, tel une bête prise au piège. Il ne savait pas quoi faire, ni dire. Au final, sa tante finit par le dénicher là, ne le voyant pas arriver, ni n'entendant un bruit quelconque. La première chose qu'il vit sur elle fut une inquiétude dissimulée avec peine. Il avait éteint son portable pendant sa promenade. Puis, il nota la fatigue qu'elle avait accumulé toute la journée, le tablier noué autour de la taille indiquant sa dernière activité, la vigueur de ses jeunes années qui s'estompait peu à peu avec le temps. Et elle sentait la soupe. Il pouvait se faire une image mentale de son travail de A à Z et dans l'ordre, puis de la liste complète des ingrédients.
Elle l'interrogea du regard. Lui détourna le sien. Elle ne saura rien de ce qu'il avait fait de son après-midi.
- Le repas est presque prêt. Tu as le temps de quitter tes chaussures et de te laver les mains.
Sa voix était douce et calme. Il quitta ses chaussures et glissa ses pieds dans ses pantoufles, tandis qu'elle fit demi-tour vers la cuisine. Il monta l'escalier et se dirigea vers la salle de bains. Puis, il fit quelques pas en arrière et s'enferma dans sa chambre. Il s'allongea sur son lit et se demanda encore s'il allait se mettre à pleurer, hurler ou bien autre chose. Ses yeux se fermèrent. Il fut pris d'un vertige. Sa respiration se fit irrégulière et son coeur tambourinait fort contre sa poitrine, comme s'il cherchait désespérément à s'en échapper à tout prix. Il ouvrit les yeux. Le plafond sembla se déformer et tournoyer, d'abord avec lenteur, puis de plus en plus vite. Il éructa un juron, plaqua une main tremblante contre son front brûlant, referma les yeux un instant. Des pas se dirigèrent vers sa chambre et la porte s'ouvrit.

- Le repas est prêt, annonça sa tante, puis s'avançant elle le vit mieux par la lumière du couloir qui se dispersait dans l'obscurité de la pièce; ça va?
Il réussit juste à secouer la tête.
- Peut-être qu'en mangeant, ça ira mieux, suggéra-t-elle.
Parfois, il aimerait qu'elle le force, l'oblige, lui serre la vis comme s'il avait été son fils.
- Crever serait plus expéditif, marmonna-t-il, les mots lui brûlant la gorge.
Il n'avait pas parlé depuis deux jours. Elle s'assit à côté de lui, patiente, et lui prit une main dans les siennes, plus surprise qu'elle soit glacée. Puis, elle lui caressa le front comme ferait une mère à son enfant. Elle nota qu'il était fiévreux.
- Tu as toute la vie devant toi.
- Je fous tout en l'air...
- Tu oublies tout ce que tu as réalisé.
Enfin, leurs regards se croisèrent. Elle sentait bien que l'espoir et la naïveté, aussi infime avait-elle pu être jadis, avaient disparu depuis longtemps de ces yeux azur qui la toisaient, cherchant en vain quelque chose de normal sur lequel s'appuyer.
- J'ai un peu faim, murmura-t-il au bout d'un moment.
- Viens.
Elle garda sa main dans la sienne, et tous deux descendirent en silence jusqu'à la cuisine, où oncle et cousin l'attendaient depuis son arrivée. La lumière de la lampe du plafond lui brûlait les yeux, et il les ferma par réflexe. Là, il en était sûr: il voulait pleurer. Maintenant. Mais, il n'avait plus de forces.
- Bonsoir Vincent, lui dit son oncle.
Il comprit de même dans le souffle du jeune homme. Il venait d'avoir construit deux phrases avec sujet, verbe et complément.
- Assieds-toi ou tu vas finir par tomber.

"Vogue, vogue petit bateau. Vogue, vogue au loin."
Il entendit une pointe d'exaspération lasse dans le ton de sa voix, en même temps que ce refrain débile. Il obéit docilement en faisant le moins de bruit possible. Il se sentait froid de l'intérieur. Ses mains posées de chaque côté de l'assiette étaient crispées par l'angoisse. Tout le monde s'assit après lui dans un tintamarre révulsant. L'odeur de la soupe bien chaude agressa ses narines.
"Le petit lapin blanc atteignit son terrier en deux bonds, trois mouvements. Eins, zwei. Tic! Tac! L'aiguille poursuit sa route inlassablement. Au point de lui donner le tournis. Drei, vier. Son estomac subit une chaloupe digne de ce nom. Titanic. Il n'a pas aimé ce film. Trop gnan-gnan à son goût. Sarah avait adoré. Les filles quoi. Il lui avait préféré le documentaire. Fünf, sechs..."

- Bon appétit.
Ce son fut comme une déchirure en plein milieu de ses pensées, une agression sinueuse qui se répandit dans tout son corps, qui se braqua pour le coup. Il réalisa qu'il s'était servi d'une louche et avait joué avec sa cuiller en la remplissant et la vidant tour à tour. Il esquissa une grimace qui se voulait sourire pour s'excuser, même si au fond, il ne savait pas trop pour quoi.
- Tu pensais à quoi, lui demanda son cousin.
Vincent soupira. Il allait beaucoup trop vite.
- J'ai de l'allemand qui revient, fut sa réponse.

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Azraël

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MessageSujet: Re: [Novella]24 Hours (version finale, en cours)   Jeu 29 Nov - 3:24

Désolé pour le temps que j'ai mis pour lire ton texte. Comme souvent je l'avais gardé de côté puis ai finalement oublié de revenir m'en occuper.

Bon ce n'est qu'une première partie, j'ai donc beaucoup de mal à donner un avis. Je crois que j'arriverai à m'en faire une meilleure idée avec la suite.
Mais pour le moment c'est plutôt bien écrit, les descriptions sont réussies... Certains passages restent cependant maladroits, je t'invite donc à relire attentivement ton texte, ils ne devraient pas être trop difficiles à dénicher... Fais également attention à l'utilisation trop fréquente du participe présent, qui n'est pas très joli et alourdit certains passages si on en abuse.

Concernant le début de l'histoire elle même, j'aurais aimé qu'il s'y passe plus de choses. Ici, je reste un peu sur ma faim. Même si ce n'est qu'un début - si j'ai bien compris - il est quand même essentiel d'apporter de la matière au lecteur pour le tenir en haleine. Ici, il s'agit plutôt d'une introduction avec trop peu d'éléments pour réellement intriguer. En tout cas c'est mon sentiment.
Je lirai malgré tout la suite avec intérêt pour voir où tu nous emmènes avec ce personnage !

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MessageSujet: Re: [Novella]24 Hours (version finale, en cours)   Ven 30 Nov - 10:06

Merci Azraël d'avoir lu et commenté mon début de texte Smile

Est-ce que tu peux me donner un exemple de passage maladroit pour que je voie ce qui cloche? Parce que je pense en effet qu'il y en a, mais après, il est vrai que j'ai du mal à prendre du recul ces temps-ci donc je ne vois pas les choses; et même, je ne perçois pas trop comme vous (néanmoins, ce sera un plaisir de voir Smile )

Ha oui, lourdesse (oui, j'invente des mots pratiquement tous les jours) du participe présent.. Hum, je vais voir comment tourner la chose (hop! Idée/réflexion partie s'enregistrer dans un coin de ma tête qui va y réfléchir de manière indépendante).

Oui vrai pour le manque de choses qui s'y passent. Hum. Ok.

Merci encore Smile

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MessageSujet: Re: [Novella]24 Hours (version finale, en cours)   Mer 13 Fév - 19:11

A la fin du repas, il aida à débarrasser la table en étant le plus attentif possible. Il n'avait nulle envie d'éventrer qui que ce soit par mégarde. Puis, son oncle le remercia en le congédiant. Son cousin le suivit dans la minute. De trois ans son cadet, Jonathan était en deuxième année de licence de biologie à l'université des sciences. Ce soir, il ne tenta pas de faire la conversation. Il se contenta de lui souhaiter une bonne nuit et partit dans sa chambre finir un devoir avant de ne rejoindre Morphée. Vincent resta un moment seul dans le couloir plongé dans le noir. Il avait envie de lui demander pardon. Peut-être avec des larmes. Peut-être à genoux. Il resta planté là , à fixer la porte qui venait de se refermer, la gorge en feu parce qu'il était incapable de prononcer un seul mot. Les yeux lui piquaient. Ses pieds le menèrent machinalement vers sa propre chambre. Il s'affala sur son lit, ne quitta pas ses vêtements. Un sanglot le secoua. Et un autre. Jusqu'à ce que les larmes sillonnent ses pâles joues creuses. A travers la brume créée par les larmes, il crut voir l'ombre de ses parents. Il tendit la main, geste vain. Il savait que cela était faux. Ce n'était que le désespoir qui se manifestait. Il pleura en silence pour n'éveiller aucun soupçon; même si tout le monde savait. Il pleurait parce qu'il ne parlait pas. Il ne parlait jamais de ce qui s'était passé ce jour là. Il ne parlait jamais de sa vie d'avant. Il refusait d'évoquer le passé.

Lentement, les larmes cessèrent. La douleur qui l'oppressait se fit à peine plus légère. De 97.3% à 89.4%. Il sentait quand même la différence. Il avait encore envie de pleurer. Néanmoins, il en avait fait assez pour tenir des mois. Il ne pleurait jamais énormément. S'exprimer n'était pas la première chose qu'il avait développée.

Le silence de la nuit le frappa de plein fouet. L'angoisse se fit de plus en plus forte. Il se glissa sous les draps comme pour se protéger des griffes d'un Morphée diabolique, accompagné d'une perfide reine Mab. Il tremblait, serra contre son coeur une peluche, le temps de gérer la crise. Il luttait pour contrôler sa respiration et chasser cette angoisse irrationnelle de sa tête.

Une fois qu'il y parvint, il se leva pour prendre son lecteur mp3, enleva pantalon et pull et enfila un bas de pyjama, puis il retourna sous ses draps chauds, s'y pelotonna comme le ferait un chat, et se laissa bercer par les mélodies du groupe finnois Nightwish. Il partit tout doucement vers des rêveries peuplées de pantins, de mère folle qui hurle emprisonnée dans sa camisole, de peintures qui prennent vie après que le père ait fini de le lapider à coups de pinceaux, , de miroirs qui lui brisent l'âme en milliers de morceaux et qui chantent à tue-tête: "tu n'es pas normal, normal, normal, petit monstre, monstre, monstre", des flashbacks de ses tentatives de suicide et séjours à l'hôpital...

Vers deux heures du matin, il s'éveilla en sursaut, en nage, et se prit la tête entre les mains, tremblant de tout son corps. Dans un éclair de lucidité, il toucha son front et y colla franchement sa paume. Il était brûlant de fièvre. Il s'étendit de nouveau, les yeux grand ouverts, calmant peu à peu sa respiration. Il chercha un point à fixer sur lequel se concentrer. Mais quoi donc lorsque l'aube n'est pas prête de poindre, annonciatrice d'une demi-obscurité salvatrice? Il serra son étreinte sur sa peluche. Il poussa un soupir. Il n'eut la force de se lever pour tuer le temps sur son ordinateur. De toutes façons, il n'avait plus la force pour plus grand chose.

Il eut froid, de nouveau. Il vérifia si toutes les couvertures étaient bien mises, que le chauffage était allumé en tendant l'oreille; puis, voyant que tout était opérationnel, il dut se résigner. La fièvre y était pour quelque chose. Il se tourna sur le ventre et tenta de replonger dans un demi-sommeil envahi de visions horrifiques.

Le temps s'égrenait tout doucement, trop lentement. Lorsqu'il tombait dans les bras de Morphée, ses cauchemars le tenaient en haleine au point qu'il croyait qu'ils l'emprisonnaient depuis des heures. Quand il parvenait à s'en extirper, il jetait un oeil à son portable et de connaître le vrai temps lui faisait le même effet qu'un couteau planté en plein coeur. Il soupirait, gémissait, avait de plus en plus peur.

Aux alentours de cinq heures, il s'arracha de son lit et descendit au salon, transi de froid. Il prit un plaid, s'allongea sur le canapé, et s'enveloppa comme il put avec la couverture. Les yeux grands ouverts, il fixa tour à tour le téléviseur, la table basse, l'aquarium ou une des plantes vertes présentes dans la pièce. Il le faisait en calquant ses souvenirs de chacune d'elles sur l'endroit en question. Il attendait tout en luttant contre une dernière vague de sommeil. Il ne voulait plus que ses cauchemars reviennent une fois de plus cette nuit là.

Des bruits distincts lui parvinrent depuis la cuisine. L'heure affichée sur le lecteur dvd indiquait cinq heures quarante-huit. Il se leva en prenant toutes les précautions possibles et plia le plaid avant de ne le ranger. Loin d'être sourd, son oncle tomba sur loin à l'encadrement de la porte qui reliait les deux pièces. Ils se regardèrent un moment sans mot dire, à la fois surpris et blasés de ce quotidien qui se répète.

- Café, désamorça l'adulte.

Vincent hocha la tête. Ledit café était déjà en cours de préparation. Le jeune homme s'assit. Il fut parcouru de frissons et sentit que ses mains étaient glacées. Il sentit également un creux au niveau de l'estomac, la promiscuité de sa peau pâle avec ses os, la lourdeur de ses paupières, ses cernes bleues, ses muscles ankylosés tant ils ne s'exprimaient pas, la gêne de sa grande taille dont il ne savait quoi faire, les douleurs dues à son accident de l'été précédant. Il ferma les yeux et vit tout cela de l'intérieur. Il fut pris d'un vertige mêlé de peur de lui-même et des doutes sur des questions et responsabilités dont il ne trouvait toujours pas de réponses. Il s'arracha de lui-même avec grande difficulté, comme si son âme l'avait aspiré dans les méandres d'un chaos dont lui seul connaissait l'étendue. La lumière se fit violente lorsqu'il ouvrit ses yeux. Son oncle le toisait, sa tasse de café en mains, d'où se dégageaient des vapeurs âpres.

- J'ai cru un instant que tu t'étais endormi sur place, murmura-t-il.

Il ne chercha même pas à le contredire et se servit un grand verre de café. Il se frotta les yeux et vérifia précairement sa température. Il ne savait pas trop si évolution il y a eu.
Les derniers propos de Pierre avant qu'il ne parte travailler le saisirent aux entrailles:

- C'est pas toi qui écoutais une chanson qui disait Silence is the death? A te regarder, je finis par y croire.


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